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  • Création : 07/02/2005 à 09:07
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Pats'

Bienvenue!

Au fil de ce blog, découvrez moi, ma vie, mon enfance, mes passions...
Passées les premières images accrocheuses de Patsy et entre 2 clins d'oeil satiriques, au-delà du premier degré des images et de certains mots...décryptez moi!
Tout est ici volontairement mélangé et éclectique. Néanmoins voici ci-dessous un court sommaire:

- Des articles pages 8, 19 et 21 vous donneront un peu mes grandes idées sur ma façon de voir la vie, la société, la politique...

- A part ça, notamment et entre autres:
p.2,3,4: mes dessins
p.6: mon cv
p.8: ma vision philosophico-politique
p.1, 8 et 9: les infos sur toutes les soirées gays des pays que j'ai visités et des comptes-rendus de mes derniers voyages.
p.11 12 17 23 26: mes passions d'enfance et d'aujourd'hui (maquettes etc...)
p.15 16 31: des photos de mon enfance
p.21: ma vision de la question religieuse
p.30: la liste de tous mes prochains voyages et des récents passés
p 31 à 33: des photos récentes de moi
et un peu tout au long de ce blog des morceaux de mes écrits satiriques... et
autres surprises...
​ 2 |

#Posté le mardi 08 février 2005 01:04

Modifié le dimanche 21 décembre 2008 07:38

AbFab!

A la demande générale, voici ci-dessous et dans l'ordre chronologique une compilation de mes petits mails compte-rendus de retour de voyages que j'adresse habituellement à mes amis. Peut-être cela vous donnera-t-il une envie pour visiter une destination ou une autre...!
(ps: en page 8 de mon blog: retrouvez toutes les adresses gays de toutes les villes d Europe et ailleurs que j'ai pu visiter et tester pour vous!)
(ps2: ces mails étant nombreux, il s'agit ci-dessous de la 1ere partie; la suite un peu plus loin dans mon blog!)


BONS BAISERS DE RUSSIE


Hello à tous!

- FROM RUSSIA WITH LOVE -

Avec 5.5 millions d'habitants, Saint Petersbourg (Spb pour les intimes) est une des plus grosses agglomérations d'Europe, juste derrière Moscou Londres et Paris, plus importante que Berlin ou Madrid. Il était donc temps que j'aille y rendre une visite!
Cette visite dura 7 jours, et fut riche en visites intensives, marches extensives, sorties nocturnes jusqu'au petit matin et rencontres multiples, et de facto, très pauvre en sommeil. Spb est en effet une ville immense, et nous n'avons eu le temps en 7 jours que d'en faire l'essentiel des points d'intérêt que nous voulions voir. Les nuits furent elles aussi bien remplies... et il y eut de "bons baisers" en Russie! Tout cyrillique que je suis, je n'ai pas peiné à trouver de beaux garçons avec qui communiquer...

Vendredi c'était donc une banlieue grise tramée de longues barres soviétiques et tachée de neige blanche que nous apercevions du hublot. Après avoir trouvé notre chauffeur dans l'aéroport, nous étions en route pour notre appartement, sous une légère neige, sur la longue avenue Moskovsky, une voie rectiligne de 10 km qui mène au centre de la capitale de Pierre le Grand. C'était pour nous une plongée dans l'hiver, et aussi dans les encombrements de début de week-end.
Nous retrouvions à notre appartement Cyril qui était déja arrivé en Russie depuis 3 jours, ainsi que notre ami russe Sergey, qui nous avais déjà accompagnés lors de précédents voyages à Kiev et Moscou, et qui nous avait cette fois encore rejoints depuis sa ville de Voronej, au terme de 21h de train.
Notre appartement était idéalement situé, rue Stremjanaja, à côté de la fameuse perspective Nevski dont les kilomètres de façades sont illuminés toutes les nuits, juste au pied des métros Mayakovskaya et Dostoyevskaya, et en face d'un supermarché très pratique ouvert 24h. Il s'agit là d'un apsect pratique de la vie locale, où tout est ouvert tard et dimanche inclus (à l'exception des musées). Si la cour de notre immeuble ne payait pas de mine comme beaucoup d'arrière-cours russes, les puissants 4x4 qui y étaient garés montraient bien que notre résidence était cependant du meilleur standing. Notre appartement était surchauffé, et le propriétaire nous dit qu'il nous suffisait d'ouvrir les fenêtres si besoin. C'est l'écologie à la russe.

Notre première soirée débuta au Bunker, le cruising club de Spb. Il fut plus ardu d'en trouver l'entré (comme d'ordinaire en Russie, au fond d'une arrière-cour dont on trouve l'entrée par une autre rue), que de trouver un mec. Dès la première minute je me retrouvais en effet encabiné avec un garçon entreprenant.
La suite de la soirée fut consacrée à Central Station, une des principales boites gays de la ville et située en plein centre, derrière le grand magazin Gostiny Dvor. Central Station allait devenir notre station centrale pour la plupart des nuits suivantes. Grande boîte sur 3 étages avec dancefloor, diverses salles lounge, une pièce karaoke et une backroom, il ne me fut pas permis d'en voir grand chose ce premier soir en raison d'une rencontre immédiate avec un Arthur fashionista (jean Armani baggy en haut slim en bas, noeud pap et gilet à gros boutons garni de badges et bonnet vissé sur la tête avec lunettes de soleil) que je ramenai rapidement pour la nuit à notre appartement. Entretemps nous avons eu le temps de nous faire photographier et vous nous retrouverez sur le site www.centramstation.ru !

Le lendemain en début d'après-midi nous descendions l'avenue Nevski ponctuée de ses divers monuments, palais, théatres, bibliothèques et magasins pour aller visiter le très fameux musée de l'Ermitage, Louvre petersbourgeois, dû en grande partie à l'Impératrice Catherine II, la fameuse despote éclairée. La découverte de la somptueuse place du Palais d'Hiver se fait à travers une grande arche qui encadre la rue. Le palais aligne son immense façade baroque. L'intérieur de l'Ermitage est sans fin: les salles s'enchainent et s'enfilent les unes derrière les autres, toutes différentes, plus grandioses les unes que les autres, et remplies de trésors et collections fastueuses, de sculptures, peintures, mobilier et vaisselle d'apparat démesurée comprenant des soupières d'argent qui eurent pu faire office de baignoire. Il fut impossible de tout visiter.
Au sortir du palais, nous allions prendre un verre à Monroe, un surprenant disco-bar hétéro de début de soirée... muni d'une backroom avec cabines individuelles et films porno payants. Hélas à 19h il était encore un peu tôt pour en observer l'animation pittoresque promise par mes lectures sur internet. Les jeunes hétéros (très mignons) commençaient en effet tout juste à envahir la place quand nous arrivions comme eux sur les coups de 19h. Nous n'aurons finalement admiré que de jeunes hétéros encore sages et les étranges peintures grecques du bar sur lesquelles des hommes musclés tenaient dans leurs bras de jolis éphèbes court vêtus.
J'avais ensuite rendez-vous à 19h30 devant le métro Gostiny Dvor avec Arthur. Celui-ci était assez en retard, ce qui me permit d'apprécier la beauté de la jeunesse locale qui sortait en flux inonterrompu de ce Chatelêt petersbourgeois. C'était le début du saturday night fever et tous les jeunes se retrouvaient entre eux au sortir de cette station pour sortir faire la fête. Il y avait un minet de 18 ans top-mignon à grande mèche toutes les 15 secondes. Hélas souvent accompagnés de leur copine. Ces jeunes russes me semblent assez précoces en la matière. Arthur finit par arriver et nous filions nous réchauffer au sauna. Celui-ci, très petit, fut fort décevant en comparaison avec notre sauna moscovite favori.

Samedi soir nous options pour essayer un nouveau club: Maugli. Physio pinailleur, longue file d'attente, lesbiennes en surnombre... le temps fut long sur le trottoir et je fis la connaissance du gaçon qui attendait devant nous. Je ne me souviens plus quelle bêtises nous avons pu raconter entre nous pendant le quart d'heure qui précédait, mais il se trouvait que le garçon parlait fort bien français. Il s'appelle Yura, 20 ans, étudiant en langues, il est originaire des environs de Spb, il est gay et il vit en coloc sur l'île Vassilievski avec son amie lesbienne Macha qu'il accompagnait ce soir là à Maugli.
Comme après une petite conversation ils décidèrent de quitter la queue pour aller s'acheter à boire, nous décisdions peu après de partir à notre tour, et par un hasard pseudo-fortuit je le retrouvai dans une superette et pris son numero. Puis je lui indiquai que nous renoncions à Maugli et partions finalement pour Central Station, où il déclara vouloir me rejoindre plus tard dans la soirée.
Ce qu'il fit. Yura, garçon très sympathique et avec beaucoup de charme, me dévoila hélas un ventre un peu trop limite eu égard à mes goûts anorexiques. On passa donc un peu de temps à danser ensemble près d'un groupe de 3 jeunes mecs qui s'étaient désapés, et dansaient en boxer, laissant leurs vêtements au milieu de la piste. Sur scène, les gogos brandissaient sous la musique techno des drapeaux rouges, à l'occasion de cette soirée "Back to USSR", dont l'esprit kitsch se mêle toujours dans ce pays d'une pointe de regret caché de l'époque où Moscou était capitale de la moitié du monde.
Puis, Yura finit par rentrer se coucher seul tandis que 6h avaient sonné et que je restais pour la partie after. La boîte avait eu le temps de se vider de l'essentiel de sa clientèle gay pour se remplir de nouveau cette fois-ci d'une clientèle hétéro abondante et survoltée, dansant sans complexe devant une scène occupée par des drag-queens et des gogos en petite tenue. Dans la masse je réussis tout de même à me faire accrocher par Anton et Andreï, deux amis qui m'invitèrent à prolonger la nuit chez eux.
Nous partîmes donc joyeusement dans les rues calmes du petit matin. Andreï ne passait pas inaperçu avec sa bonne humeur et sa capuche à paillettes. Il se retenait cependant de gestes excessifs lorsque nous passions près d'autres hommes qui déambulaient sur le même trottoir. En Russie les gays ne se tiennent pas la main dans la rue et ne s'y font pas la bise. Cette discrétion gay en lieu public suscita ma curiosité. Les ayant interrogés, mes nouveaux amis m'expliquèrent qu'il s'agissait plus là d'une précaution qu'autre chose. En réalité personne ne sait vraiment comment réagiraient les gens ni même s'ils réagiraient, étant donné que personne n'a en fait tenté de démonstration homosexuelle publique.
Anton et Andreï, 19 et 23 ans, sont originaires de Tyumen, une ville du Sud de l'Oural, vers la frontière du Kazakhstan. Ils partagent ensemble un studio dans le centre de Spb, où nous arrivions bientôt.
Si les immeubles de Spb offrent toujours à la rue de riches façades avec sculptures fraîchement repeintes, il ne faut pas en être dupe: les intérieurs ne sont pas toujours à la hauteur. En l'occurrence, la cage d'escalier était dans un état de délabrement avancé et il y flottait une odeur pestilentielle. Derrière une lourde porte en fer nous entrions ensuite dans leur appartement, qui est en réalité un appartement communautaire, comme il en reste encore beaucoup à Spb, comme autant de vestiges de l'époque soviétique, où les grands appartements d'autrefois avaient été redécoupés pour y loger plusieurs familles. Anton et Andreï y occupaient à deux une simple chambre sommairement meublée dont la richesse résidait dans leurs 3 ordinateurs, 2 portables et un fixe, qui habillaient le coin bureau, séparé du coin lit par une vieille armoire. Cet after sympathique ne me fit pas rentrer à la maison avant 9h30 du matin, sous une humidité glaciale qui bruinait du ciel gris de ce petit dimanche matin calme.

Dimanche je ne fus à pied d'oeuvre qu'à la tombée du jour, pour une visite des environs du palais d'Hiver, dont les quais alignent les unes après les autres des façades de palais toutes illuminées.
Je retrouvai alors mon nouvel ami Yura, pour une visite du Spb by night en couple. Après avoir traversé l'un des gigantesques ponts qui enjambent la Neva, nous visitions la pointe de l'Ile Vassilievski, avec sa bourse, ses fières façades de musées, d'universités et d'instituts. Entre colones rostrales et autres statues on y trouva aussi deux sphinx ramenés d'Egypte, où tout le monde avait pris l'habitude de se servir à une époque, et qui grelotaient désormais sur les bords de la Neva. Après avoir retraversé le large fleuve nous visitions les lumières du quartier de l'Amirauté.
Pendant la promenade, Yura m'en raconta davantage sur lui. Il m'apprit que Macha et lui se connaissaient depuis l'enfance et avaient été amoureux lorsqu'ils étaient petits. Avant de devenir amis. Puis,vers 18 ans, un soir de déprime, Macha lui annonça qu'elle traversait des tourments, qu'elle était amoureuse d'une fille. Ce à quoi Yura répondit que ce n'était pas bien grave, lui annonçant que lui-même était gay. Resté inséparable, notre joli couple d'étudiants vit désomais en colocation et partage ses sorties dans les boîtes gays de la ville.

A propos de boîte, dimanche soir fut l'occasion de découvrir une nouvelle boîte: Cabare. Descendus du métro à la station Baltikskaya, il nous fut comme souvent difficile de trouver l'entrée de l'établissement. Si d'ordinaire en Russie nombre de commerces sont peu éclairés, il en va sans dire s'agissant des établissements gays (hormis Central Station). Ayant trouvé le nom de ladite discothèque sur un petit autocollant collé sur une grande porte, nous sonnions pour pénétrer dans une suite de salles immenses garnies de canapés, de tables et d'un coin karaoke, qui menaient à un vaste théâtre dont l'orchestre avait été reconverti en dancefloor et dont la scène accueillait désormais un drag show quotidien. Quoi de plus beau pour une boîte de nuit que le cadre d'un ancien théatre?
Rapidement je fis la connaissance de Vitaly, 20 ans, étudiant en psycho, qui s'ennuyait seul sur son canapé à surfer sur l'internet de son mobile. Comme il parlais mal anglais, google traduction nous permit une communication plus efficace. La backroom du sous-sol nous permit à son tour de parfaire notre échange.
Lorsque nous en remontions, le show de drag était commencé. Comme à Kiev, il s'agissait d'un show très professionnel, assuré par des travestis qui sont de vrais artistes de scène, menés tambour battant par la meneuse de revue, la sympathique Sonia Odessa dont nous ne comprenions que très peu les blagues en russe mais dont la bonne humeur était communicative.
A l'issue du show, ayant trouvé 2 taxis officieux dans la rue, c'est un cortège de 2 Ladas d'époque qui nous ramenait à notre appartement, où Vitaly resta pour la nuit.
Grâce à son ordinateur portable et sa clé wi-fi que Vitaly transportait dans son sac, nous pûmes bavarder un peu sur google. Vitaly vient en fait de Norilsk. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit d'une grande ville de 350 000 habitants bâtie de toutes pièces, avec hôpitaux écoles et tout ce qu'il faut, par les soviétiques dans le Nord de la Sibérie, en plein cercle polaire arctique, afin d'exploiter de riches gisement de nickel. Avec 270 jours de neige par an et des températures de -50° en hiver (et autant vous dire que l'hiver est long et surtout complètement noir durant 2 mois de nuit arctique), autant vous dire que Norilsk est une métropole de l'extrême et que pour quelqu'un comme Vitaly qui a passé 18 années de sa vie là-haut et n'est guère habitué à voir l'eau sous son état liquide, Saint Petersbourg apparait un peu comme les tropiques. Norilsk n'est relié au pays que par avion ou bateau en été; il n'existe ni route ni chemin de fer pour s'y rendre. Les billets sont chers, aussi, Vitali n'est pas rentré chez lui depuis 2 ans; ce sont ses parents qui viennent à l'occasion lui rendre visite à Spb.

Lundi, après le départ de Vitaly, nous allions en metro jusque sur l'île de Petrogradskaya jeter un coup d'oeil à de jolis immeubles art nouveau, puis visiter la forteresse Pierre et Paul, située sur l'île de Kronverk, berceau de la ville de Spb et dont les abords servent de plage aux beaux jours (c'est-à-dire pas ce jour là).
Au sortir de la forteresse le jour et la nuit étaient déja tombés de concert. Après un coup d'oeil au croiseur Aurore d'où les bolcheviks avaient tiré le coup de canon annonçant le début de la révolution d'octobre 1917 et la prise du Palais d'Hiver, nous allions nous promener dans le quartier des arts. Nous n'avons pu que de l'extérieur admirer le palais Michel, le musée russe et la cathédrale Saint Sauveur, typique du style néo-russe foisonnant, façon chateau de la Belle au Bois Dormant avec ses bulbes en sucettes multicolores.

Lundi soir nous faisions une visite à Metro, la plus grande boîte de Russie. Il s'agit d'une boite hétéro, ouverte par un couple de gays, propriétaires de Greshniki, l'ancienne boite gay de la ville.
Quelle fut notre surprise de trouver en ce lundi soir ordinaire de novembre une immense boite sur 3 niveaux, ultra-moderne et bondée à craquer d'une jeunesse locale de toute beauté. L'age de clientèle allait de 15/16 ans à 22 ans environ. On se sentit un peu vieux. Et surtout émerveillés de découvrir de salle en salle de si beaux garçons à perte de vue.
Etablissement gay friendly, les membres de la gente masculine sont tres à l'honneur à Metro. Cette sorte de Metropolis petersbourgeois offre en effet dans sa salle du 3e étage un panel de gogo dancers en string dansant sur des balcons qui surplombent la piste où, parmi la foule des clubers, on pouvait remarquer quelques tecktoniciens dont les pas de danse caractéristiques avaient migré de Rungis jusqu'en Russie.
Cependant, ce qui avait motivé notre venue était avant tout le concours de strip amateur du lundi soir. J'en avais vu sur internet des photos très alléchantes. Hélas ce soir là le strip fut un peu moins complet qu'espéré.

Mardi midi, Vitali était venu me retrouver à notre appartement, et nous partions tous deux, chaudement couverts, sous d'abondantes chutes de neige, pour une promenade de toute beauté sur les bords des canaux de la Fontanka, de la Moïka et de la Groboyedova. La neige recouvrait les abords des canaux de sa blancheur immaculée et leur conférait une atmosphère feutrée et intime, loin des boulevards où les voitures continuaient comme toujours en dépit du bon sens à rouler à tout verzingue dans la soupe de neige fondue .
Notre programme le long des canaux nous conduisit tout d'abord à nous réchauffer sous les ors des salles fastueuses du palais Ioussoupov (qui vit l'assassinat de Raspoutine) puis dans le charme plus sobre des salles du palais Menshikov. Pour finir, la vue depuis la coupole de la gigantesque cathédrale St Isaac (ex-musée de l'athéisme, à l'époque soviétique), permit de voir la tombée de la nuit et l'ouverture des illuminations sur la capitale enneigée.

Il était alors temps d'aller se réchauffer dans des bains publics typiquement russes: les bains Gavanskye. Le banya est en effet une tradition russe qu'il nous fallait essayer... et singulièrement ce bain là, ce soir là de la semaine, où se retrouvent pour leurs ablutions hebdomadaires les jeunes cadets de la marine.
A la descente de notre marchroutka, nous trouvions l'imposant bâtiment des bains, vieux et sombre. Apres en avoir poussé les lourdes portes de bois nous trouvions un vaste hall vieillot qui n'avait pas été recarrelé depuis avant-guerre. L'entrée au banya coûtait 10 roubles (25 centimes) dont il fallait s'acquitter auprès d'une babouchka qui elle aussi était d'époque.
Arrivés dans les vestiaires on n'y découvrait aucun casier fermant à clé mais une suite de fauteuils déglingués sur lesquels chacun laisse ses affaires. Poussant ensuite les portes des bains on entrait alors dans de vastes salles hors d'âge et surchauffées, où tout le monde se promène entièrement nu. La clientèle était composée pour moitié de vieux papys et pour le reste des fameux cadets de la marine, jeunes mignons et bien foutus, âgés de 18 à 22 ans environ. Sergey m'expliqua que les dortoirs des cadets ne comportaient pas de douches, et que leur visite aux bains le mardi était l'occasion de leur décrassage hebdomadaire. Bien-sûr je ne quittais plus d'une semelle ces groupes de cadets tout nus qui, après un sauna bien chaud, couraient plonger dans la piscine froide avant d'aller se frotter sous les douches. Que de plaisir.... seulement pour les yeux bien-sûr. Dans le sauna, vaste pièce austère aux murs de pierre, un cadet (nu comme les autres) s'emparait d'une longue tige de fer pour ouvrir un volet de métal abritant la source de chaleur sur laquelle il balançait alors de grandes louches d'eau froide pour faire monter vapeur et température. Les autres cadets étaient assis en rang sur leurs bancs de bois et quelques vieux se battaient méthdiquement le corps avec des branches de bouleau. Dans les vestiaires, la vie sociale battait son plein: on rangeait sa branche de bouleau pour sortir la bouteille et trinquer entre amis; on fume et on bavarde en dégustant une collation apportée à cet effet.
Le filon des cadets de la marine n'est pas inconnu des gays; et ce soir là nous n'étions pas les seuls voyeurs dans la place. Deux autres gays, approchant la quarantaine, semblaient a peu près aussi peu accoutumés que nous aux lieux et tout aussi désemparés par le vestiaire. Il se promenèrent comme nous et firent connaissance avec Sergey dans un sauna.
Un peu plus tard, voyant les cadets rhabillés repartir avec leurs grands manteaux à boutons dorés et leurs toques militaires, nous leur emboîtions le pas pour regagner notre appartement.

Ce soir là, Vitaly passait de nouveau la nuit avec moi. Ayant observé (en fin psychologue qu'il est mais qu'il n'est pas besoin d'être en la matière) mon amour du chocolat, il m'avait apporté en cadeau un assortiment de tablettes de chocolat russes dans un joli petit sac. N'ayant pas eu assez du banya quelques heures auparavant, nous resortions ensuite pour un petit tour à deux au sauna gay.
Je me fis aborder là-bas par un vieux qui parlait très bien français et connaissait bien Paris. Un autre gars, lui âgé de 30 ans, fut à son tour embarqué dans cette conversation francophone, si bien que la langue de Molière se mit à résonner dans tout le bar. Je m'éclipsai néanmoins discrètement du groupe et de Vitaly qui prenait un thé, pour suivre au hammam un autre jeune homme avec qui je conclut discrètement affaire. De retour à l'appartement vers 2h du matin, Vitaly resta pour la nuit.

Mercredi midi, Vitaly repartait, et c'est Yura que nous retrouvions tous pour une excursion hors des murs de la ville. Nos deux derniers jours allaient en effet être consacrés aux palais impériaux des environs de Spb.
Sortis au metro Moskovskaya, nous nous retrouvions sur une immense place soviétique au milieu de laquelle Lenine se dressait toujours. Elle était bordée d'un puissant bâtiment administratif toujours orné de la faucille et du marteau. A son pied, nous prenions une marchroutka (mini-bus) en direction du chateau de Peterhof. Après avoir traversé quelques banlieues où de façon amusantes on retrouve toujours quelques petites églises colorées écrasées aux pieds de lourdes barres HLM interminables, puis un bout de campagne, nous découvrions alors dans son écrin de neige le palais de Peterhof. Visite de ses ors, pleins de lustres rutilants et de lustre impérial, puis de son parc enneigé au bord du golfe de Finlande dont les rives commençaient à geler. Très beau paysage hivernal.
Le soir, de retour en ville, nous tentions une incursion aux bains Yamskie, dont la fréquentation est parait-il gay le mercredi soir. Plus modernes que les bains Gavanskye (bien que cela reste relatif et avant tout très tradionnel), l'intérêt en fut néanmoins bien plus limité en terme de clientèle. Je me dirigeai alors vers le Bunker pour la soirée naturiste du mercredi, où mon inspiration ne fut hélas pas davantage chatouillée.

Jeudi midi: nouvelles retrouvailles avec mon amant/guide Yura (l'amant/guide étant un concept de voyage personnel que j'apprécie fortement). Cette fois-ci notre marchroutka nous emmenait tous ensemble au palais de Tsarskoie Selo, le fabuleux palais baroque construit par les tsarines Elisbeth et Catherine II (de leurs blanches mains il va sans dire). Yura étant originaire du bourg, il en connaissait bien les environs.
Nous commencions la visite par le parc enneigé. Entre le ciel blanc et la neige blanche, la longue façade bleue à colonne blanche du palais se dessinait avec un tel charme que je me suis dit qu'il eut été bien dommage de le visiter en été. Le parc nous offrait un décor hivernal magnifique, avec son lac gelé, ses petits ponts, ses pavillons et aussi sa faune, canards, écureils peu farouches et autres petits oiseaux qui sont venus me picorer des morceaux de barre chocolatée dans la main. Puis, munis comme dans chaque palais des petits chaussons réglementaires, nous visitions les salles d'apparat et la fameuse "enfilade d'or" ainsi que la cabinet d'Ambre; ça dégouline, c'est doré à souhait; du stuc et de feuille d'or en veux-tu en voilà - j'adore. Tout ce faste impressionne. Dire que ce luxe qu'on peut admirer aujourd'hui est dû... aux soviétiques, qui restaurèrent le château qui se trouvait en piteux états après le saccage des nazis!
Après la visite des carosses et traineaux d'apparat dans le pavillon des écuries ainsi que le palais Alexandre, nous mettions cap sur le second chateau des environs: le palais de Pavlovsk, édifié par le tsar Paul 1er, dans un style pompéien pompeux complètement différent du baroque dégoulinant du précédent palais. Hors saison touristique, nous apprécions de nous trouver seuls dans les salles du palais, puis d'en découvrir le parc enneigé dans le mystérieux silence de la nuit où la végétation morte dessinait des ombres fantômatiques.
Ne manquait à notre visite de la journée que la légendaire collection de meubles en forme de phallus de la très chaude impératrice Catherine II; collection enfermée dans un aile du palais de Tsarskoïe Selo qui ne se visite pas. Pour l'histoire sachez que cette fameuse tsarine qui mena tambour battant conquêtes et réformes avait par ailleurs une réputation très lubrique et recevait ses amants, toujours bien plus jeunes qu'elle, dans le sauna privé de son palais. Potemkine et Orlov furent ses amants les plus célèbres.
Retour à notre appartement le soir... pour mieux aussitôt ressortir pour un petit tour à la soirée underwear du Bunker où j'ai pu profiter d'un charmant jeune homme avant de me faire rejoindre sur place par Vitali, qui une nouvelle fois m'avait amené une provisions de chocolats.
Pour notre dernière soirée nous rendions une dernière visite à Central Station, dont hélas en ce jeudi soir, la fréquentation était pleinement hétérosexuelle. Quelle étrangeté que tous ces hétéros russes investissent ainsi les boîtes gays... Bref, après avoir discuté avec un sympathique cadet de la marine (encore un!) nous rentrions finalement nous coucher.

- E-STONIA -

Ce vendredi était le jour de nos adieux à la Spb et à Sergey. Nous embarquions pour 7h30 de bus, en direction de Tallinn, la capitale estonienne, pour la suite de notre périple.
Evidemment Tallinn n'est pas si loin, mais les trains ont été coupé entre Russie et Estonie en raison des mauvaises relations entre les 2 pays, et il faut donc compter en bus avec la circulation et l'état des routes locales et surtout avec 2 bonnes heures d'arrêt au poste frontière. A la frontière entre la Fédération de Russie et les états Schengen de l'Union Europenne, dont l'Estonie fait partie, tous les véhicules sont en effet systématiquement arrêtés. Il nous fallut descendre du bus avec toutes nos valises, les passer dans un scanner, puis présenter nos passeports et visas aux autorités de douane russes. Puis, retour dans le bus avec nos sacs pour avancer de quelques metres pour un nouvel arrêt au duty free, avant de repartir pour quelques mètres de plus pour le poste frontière estonnien où le bus s'arrêta de nouveau. Pour le coup, inutile de descendre du bus, un officier passa dans le bus collecter les passeports qu'il emmena pour vérification tandis que des douaniers contrôlaient au hasard quelques valises. Toujours est-il que la nuit avait eu le temps de tomber quand nous roulions enfin dans l'Union Europenne.
Arrivée à Tallinn en début de soirée. Le chauffeur qui nous emmenait à notre appartement parlais français. Après avoir pris possession de notre superbe appartement flambant neuf avec tv géante et baignoire XXL, situé cette fois encore près d'un supermarché ouvert 24H, nous sortions dans Tallinn.

L'impression fut fort différente de ma première visite de 2003, où, débarquant à 7h du matin de notre ferry en provenance d'Helsinki, nous avions découvert une ville immobile, pétrifiée dans la nuit et le froid. En 2009 notre premier contact fut celui de ce début de week-end: un vendredi soir très animé où la jeunesse se pressait dans les petites rues de la vieille ville entre les nombreux bars et discothèques.
Après une trouvaille rapide au sauna, j'allais retrouver les autres en boîte. Angel est la principale boîte gay de Tallinn. J'y fis facilement quelques connaissances, avant de rentrer à l'appartmement avec Dan, 18 ans, un garçon de toute beauté avec qui la fin de nuit fut torride.
Signalons tout de suite que je pressentais bien l'Estonie comme une terre promise. Et mon pressentiment se vérifia, avec 5 mecs dans le w-e! Et dont 2 absolument mignons qui, ironie du sort, étaient 2 russes (25% de la population estonienne est russe). Au cours de ce voyage, je me suis donc fait mes plus beaux russes... en Estonie! Mon Dan en sus d'être beau était aussi sportif, pratiquant fitness et natation; son corps était délicieusement parfait.

Samedi midi, Dan eut juste le temps de partir et moi de me doucher qu'arrivait mon prétendant suivant. Il s'agissait de Denis, un petit gars de 17 ans, hyper mignon lui aussi, avec qui j'avais chatté sur un site gay estonien avant mon départ. Denis est lui aussi "russe": sa mère est russe et il etudie dans une école russophone de Tallinn. Néanmoins, son père est espagnol, et il est né à Stockholm, avant que ses parents n'aillent s'installer en Estonie dont Denis a aujourd'hui la nationalité. Quel savoureux mélange que ce charme piquant espagnol mâtiné de cette froide beauté slave. De plus, comme mon amant précédent, Denis fais du fitness en salle de sport.
L'après midi passa bien vite en sa compagnie, et je me retrouvai alors après son départ, samedi 19h, sans être encore sorti visiter la ville depuis mon arrivée la veille au soir. Néanmoins, je me trouvais tellement fatigué de mon sport en chambre et de mon peu de sommeil que je préférai m'écrouler sur mon lit que sortir en ballade.

Mon réveil me tira d'un profond coma ce samedi soir à 22h45. J'eus bien du mal à remonter des tréfonds de l'abîme de sommeil dans laquelle j'étais tombé. Néanmoins, un petit coup de raffraichissement dans la salle de bains puis l'air pour le moins vivifiant de la rue achevèrent de me ranimer. Après un passage rapide dans un cruising club vide, une boite essentiellement lesbienne, puis un bar gay pas trop mal, nous retrouvions Angel, notre club favori.
Il faut dire que je n'avais guère eu le temps d'apprécier les lieux le soir précedent, en raison de ma rencontre rapide. Tout comme pour Central Station à Spb, il était heureux que j'aie eu au moins 2 nuits pour faire le tour complet du club avant d'en repartir avec quelqu'un.
Ce soir là le club était hélas investi par un grand nombre d'hétéros: il s'agissait d'une soirée d'étudiants juristes (il y a des étudiants plus fun que les juristes croyez-moi...). L'ambiance était essentiellement assurée par quelques gays survoltés qui dansaient torse-nu sur la scène. Je réussis malgré tout à me dégoter un grand blond de 20 ans que je ramenai à notre appartement.

Dimanche apres-midi venu, dernier jour à Tallinn, il était enfin temps pour moi de me promener un peu dans la ville. J'y fus rejoint par un nouveau prétendant contacté sur le chat gay estonien: Jürgen, 23 ans, blond évidemment. Il m'offrit un tour guidé de la ville sous la nuit tombante (ou "le jour tombant" peut-on dire aussi, car vous remarquerez que l'une entraîne l'autre dans sa chute).
Le centre de Tallinn offre un double visage: d'une part sa vieille ville, enceinte dans ses remparts, avec ses petites rues, ses jolies façades d'époque, son hotel de ville gothique et ses points de vue en hauteur, et d'autre part sa ville moderne avec ses tours de verre, ses centres commerciaux flambant neufs, ses grands magasins illuminés et ses larges avenues asceptisées. De nouvelles tours avaient visiblement poussé depuis 2003. Après ce séjour russe, il était bon d'apprécier une ambiance à la scandinave, plus apaisée, avenante, zen et proprette, où les voitures s'arrêtent pour vous laisser traverser.
Après cette ballade j'invitai bien-sûr mon amant/guide dans notre appartement. Jürgen adore la France, la littérature française et le cinéma français. Et je crois qu'il aime bien aussi les français tout court et il fut le 4e estonien à se glisser dans mes draps qui après 2 jours commençaient à devenir franchement douteux.
Après son départ nous passions notre dernière soirée entre français, pour un dîner dans une brasserie locale.

- EPILOGUE -

Tous les jeunes estoniens que j'ai rencontrés parlent très bien anglais. A l'instar des pays scandinaves, l'Estonie est un petit pays, où tout est loin d'être traduit de l'anglais. Aussi les gens sont-il habitués au VO et maîtrisent-ils l'anglais dès le jeune âge. La communication s'en trouve bien moins erratique qu'en Russie. Et surprise, beaucoup connaissent quelques mots de français.
Pour mémoire, sachez que si on désigne souvent l'Estonie comme l'un des 3 "pays baltes", l'Estonie n'est en fait pas balte du tout. Sa population et sa langues n'appartiennent pas au groupe balte, ni au groupe slave, mais au groupe finno-ougrien. Cousins, les finlandais et les estoniens s'inter-comprennent sans effort dans leurs langues respectives, et ils ont pour petits-cousins les hongrois et leur langue magyare. L'Estonie se revendique d'ailleurs comme pays scandinave et a rangé son passé soviétique contraint dans un "musée de l'occupation".
Saviez-vous par ailleurs que Kazaa et Skype étaient estoniens? Ce petit état de 1.3 millions d'habitants (1/4 de St Petersbourg!), dont 1/3 réside à Tallinn, est parfois surnommé "e-stonia". L'intégralité du pays est couvert par le wi-fi, et on y paye son parcmètre depuis son téléphone portable.

Mais notre souvenir le plus marquant reste bien-entendu St Petersbourg.
Sankt-Petersburg, Petrograd, Leningrad... Tant de noms pour une même ville, et une histoire très agitée. Si sortir de terre une nouvelle capitale relève du défi, la sortir d'un marécage comme ce fut le cas pour Spb, a relevé de l'exploit. Exploit financier technique et humain. Par milliers des ouvriers ont laissé leur vie dans l'érection des cathédrales et des palais, le creusement de canaux et l'assèchement. de quantités d'hectares de terres. Pierre le Grand voulut une nouvelle capitale pour l'empire des tsars, une fenêtre sur l'Europe, ville de fastes devant contraster avec la médiévale Moscou. Chaque personnage important fut sommé d'y bâtir une résidence et chaque visiteur d'y amener une pierre. Le résultat fut réussi. Mais lassée des excès du tsar-system, Spb connut ensuite la révolte des décembristes puis le déclenchement de la révolution de 1917. Le terrible siège nazi durant la seconde guerre mondiale vit 1/3 de sa population mourir de faim. Mais comme eut dit l'autre: ville brisée, ville martyrisée, mais ville libérée! Aujourd'hui libérée du joug nazi comme du joug soviétique elle s'inscrit désormais dans une Russie dirigée par deux de ses enfants: Vova et Dima (...Poutine et Medvedev), tous deux originaires de Spb.
Désormais seconde plus vaste ville d'Europe par sa superficie et 5e par sa population, Spb comprend le plus vaste réseau de tramways au monde et le métro le plus profond du monde (orné de marbres et de lustres dorés il va sans dire). Grand centre militaro-industriel (brise-glace, sous-marins, aéronautique, aérospatial...) Spb est aussi un important centre scientifique réunissant plus de 120 universités et écoles regroupant 600 000 enseignants, chercheurs et étudiants. Et ajoutons que nous avons pu vérifier de nos yeux que le potentiel touristique est immense.
Bâtie au 18è siècle par des architectes italiens et français, Spb offre en effet une forte unité architecturale, qui contraste fortement avec l'eclectisme moscovite. Le récent projet du gratte-ciel Gazprom qui devait détonner dans le paysage a soulevé des protestations telles que les travaux en ont été arrêtés. L'unité de la ville sera préservée.
Alors certes, de mon point de vue, rares sont les pays dont l'architecture rivalise réellement avec le raffinement français. A Spb comme souvent ailleurs en Europe, les façades sont peintes, à la différence de la pierre de taille parisienne. A Spb comme souvent ailleurs en Europe, on fait un recours forcé, un brun galvaudé et répétitif, à la colonne et à la corniche, pour marquer le caractère officiel des bâtiments, là où l'architecture française invente des ornements plus subtiles. Néanmoins, Spb demeure une ville impressionnante, par ses dimensions, l'alignement sans fin de ses façades pompeuses. Les pâtés de maisons sont énormes, les avenues très larges. Aussi en consultant une carte l'étranger se leurre-t-il souvent en pensant n'avoir besoin que de 10 minutes pour se rendre à pied d'un point à un autre, alors qu'il faut en fait compter 3/4 d'heure.
Une observation aussi quant à l'attitude vis-à-vis du VIH en Russie: que là aussi l'étranger se méfie! Le constat est en effet le même que celui que j'avais posé pour Moscou, à savoir que la capote n'est pas du tout inscrite dans le mentalités. Arthur fut le seul garçon, qui, à ma surprise, me sortit une capote de sa poche au moment opportun. Les autres garçons semblent l'ignorer voire y etre allergiques. L'ignorance s'avère même parfois stupéfiante, comme lorsque, après l'acte, ce garçon au Bunker se rinça la bouche et le reste avec une solution antibactérienne en pensant que cela permettait de le protéger de l'infection en lieu et place du préservatif et d'éviter certaines substances dans la bouche...
Un aspect agréable en revanche dans cette ville: la vie ne coûte pas trop cher. Et comme dans tous ces pays de l'Est, plus on dépense et plus on est riche. De magasin en magasin, le billet de 1000 roubles donne pour progéniture des dizaines de billets de 10 roubles. Lorsqu'on a trop de billets en poche c'est alors signe qu'on a plus d'argent et qu'il faut en retirer.
Alors c'est décidé, on y retournera .Il me reste encore beaucoup à voir: palais, musées et monastères. Et tant de garçons et de soirées encore!
Mais a propos de fête, saviez-vous qu'en Russie il n'existe pas de montagnes russes? Non, ici on les appelle... les "montagnes américaines"!

да свиданя !



LAUSANNE 1 – GENEVE 0


Retour de Suisse

Après une sympatique halte lyonnaise vendredi soir et samedi apres-midi qui a permis de mêler à la maison mes 3 amis gays aux 4 ex-copines scouts de ma soeur lors d'un grand repas en terrasse (les hasards de nos calendriers créent parfois des conjonctions curieuses), nous avons mis le cap sur Genève pour une soirée gay des plus ennuyeuses.

Au programme genevois: une boite style gay urbain branchouille où personne n'avait moins de 30 ans et tout le monde semblait s'ennuyer, puis une boite officiellement gay mais remplie à 80% d'hétéros superficiels et insupportables qui faisaient mine de s'éclater à grand renforts de simagrées navrantes alors qu'il y avait là aussi toutes les raisons possibles de tirer la tronche devant une vacuité si patente. Dans ce pauvre succédanné provincial de lieu fashion-hype-de-la-mort, sur des musiques type "Money" ou le sempiternel coup des macarons chez Ladurée, des serveurs amenaient des bouteilles de Champagne chèrement payée dans des sceau garni de feux de bengale en prenant bien soin de faire tout le tour de la salle afin que tout le monde fut bien informé des gros pigeons qui claquaient leur fric n'importe comment en compagnie de grognasses peinturlurées. Laissant ce parterre de gens sans intéret dans leur illusion alcoolique, nous avons commandé notre jus d orange à un barman dubitatif et sommes repartis dans les 15 minutes. Je préférais encore la boite où les gens faisaient la gueule, au moins on savait pourquoi. En tous cas, point de pintade rue de la Rôtisserie..!

Dimanche, jour du jeûne fédéral et jour saint de la Jungle en terre promise de Lausanne, nous nous sommes heureusement bien rattrapés de tout ceci.
Entre autres, j'ai ainsi retrouvé au sauna un amant italo-panaméen (né au Panama de parents italo-portuguais qui se sont rencontrés au Costa-Rica), qui est donc né et a grandi au Panama mais a passé une année de lycée en France avant de partir étudiant à Bologne mais qui habite pour l heure Berlin dans le cadre d'un stage à l'ambassade suisse (verstanden ?). J'avais rencontré Andres voici 3 semaines au Sun City à Paris et, ayant appris qu'il était de passage à Stuttgart ce samedi avant de se rendre chez un ami à Lyon ce lundi, je lui avais suggéré de se retrouver en Suisse dimanche à l'occasion de la soirée Jungle. Ce qui nous a donc permis de nous retrouver! Les pigeons-voyageurs finissent toujours par se recroiser...
Au sauna également j'ai recroisé une ancienne connaissance qui se trouve bosser désormais dans un bar gay de Genève... Quel dommage que nous n'en ayons pas poussé la porte la veille au soir! Cela aurait pu nous divertir un peu de cet ennui genevois (...et peut-être d'ailleurs aurais-je pu me taper son amie coiffeuse de 18 ans sans attendre dimanche).



BEST OF DE L'ETE


Hola chicas!

Oui, je suis toujours vivant; peu de nouvelles car longues vacances!
Europe centrale, Italie, Espagne, Cap d'Agde... Voici le compte-rendu estival de votre reporter envoyé spécial gay pan-européen.


PART 1 * Histoire naturelle du Cap *

La première partie de ces vacances d'août fut consacrée à un séjour au Cap d'Agde... Afin de sauvegarder ce qu'il reste de bonnes moeurs, je ne pense pas publier sur mon blog cette partie de mon rapport de vacances!

PART 2 * Le jardin d'Eden*
Idem pareil....

PART 3 * Sales gosses de Saragosse *

Après le Cap d'Agde, la suite des vacances avait pour cadre l'Espagne, escale estivale habituelle et obligatoire, en compagnie de Mickael, Arnaud et Simon.
En chemin nous nous arrêtions néanmoins à Béziers pour une courte visite touristique et culturelle, agrémentée d'un repas dans un petit retaurant... où comme de coutume, dans tout endroit que j'aille, je retrouvai une connaissance quelconque, cette fois-ci en la personne d'une petite tapette excentrique que je connaissais du Sun City et qui venait d'être embauché comme serveur dans ce restaurant bitterrois.

Puis, cap sur l'Espagne. Après une nuit très mousseuse à notre bien-aimée Fiesta de Espuma barcelonaise où se sont ébattu come chaque été un paquet de minets en boxer (et moins si affinités), nous avons ensuite mis le cap sur Zaragoza.

Quittant en voiture notre Catalogne désormais bien connue, nous pénétrions dans l'intérieur des terres espagnoles pour découvrir une terre brûlée et aride, et finalement trouver au terme de 3h30 de route, Saragosse, capitale de l'Aragon, une grande ville poussée en plein désert au milieu d'une rocaille désolée. Au cours d'une première promenade, nous découvrîmes un ville écrasée sous une chaleur accablante où les rayons ardents d'un soleil de feu venaient nous lécher le visage comme les flammes lèchent une bûche dans une cheminée. En ce milieu d'après-midi, la ville était évidemment morte et désséchée, quelques rares êtres se faufilant dans l'ombre des façades pour échapper à l'enfer. Au milieu du lit d'une rivière absente, une bouée jaune agonisait sur le sable.
Le soir venu, une température plus clémente nous autorisa une visite nocturne des splendeurs illuminées de Saragosse, avec en pièce maîtresse l'énorme basilique du Pilier. Le lendemain nous allions visiter la forteresse mauresque réaménagée par les rois catholiques.

Mais notre soirée ne s'achevait pas sur ces visites, car bien entendu, le gay Saragosse nous attendait. A des lieues de la diarrhée tourisitique barcelonaise et de ces sempiternelles têtes de parisiennes que l'on retrouve à chaque coin de rue comme d'inévitables crottes de chien, nous découvrions un gay-saragosse local et typiquement espagnol, dont, seuls touristes que nous étions, nous concentrions toute l'attention. Il ne fallut pas bien longtemps avant de se socialiser avec tous les jeunôts du coin, qui en ce jeudi soir d'aout, étaient tous de sortie dans le quartier gay. Comme toujours en Espagne, la socialisation se fait autant dans les bars que dans la rue, où nombres de jeunes trainent assis sur les trottoirs, entre deux bars. Au terme de nombreuses discussions, rigolades, embrassades, attouchements et autres minauderies, nous ramenions finalement à la maison 4 sales gosses de Saragosse, âgés de 18 ans et répondant aux doux surnoms de Kate Ryan, Beyonce, Paris et Lady Gaga. Je vous laisse imaginer la galerie. Je me suis tapé Kate Ryan.
Le lendemain soir c'était un Diego de 18 ans que je ramenais dans mon lit. Après quelques réjouissances interrompues par un incident de vomi dans les toilettes, je laissai mon Diego seul en réserve pour quelques heures, avachi sur mon lit à cuver son vin. Je l'enfermai donc pour retourner à la chasse dans nos bars favoris car il était encore trop tôt pour que je me résignasse à dormir... je suis du genre à profiter de tout, et jusqu'au bout!

Au terme de cette seconde nuit agitée à Saragosse, nous mettions le cap sur Bilbao. Le long de la route, le paysage verdit de nouveau et le relief accidenté du Pays Basque nous fit découvrir une Bibao encaissée entre de vertes montagnes.
Par hasard nous tombions sur un week-end de festivités. Si la ville nous parut bien calme dans l'après-midi, c'était pour laisser place le soir à un raz de marée de musique de guitounes à bières et de soiffards qui avaient envahi un centre ville qui puait l'urine. Fort heureusement ces festivités décadentes n'hypothéquèrent pas pour autant notre soirée gay. El Balcon de la Lola, la boîte gay locale, fut notre hôte de la nuit. L'ambiance y fut toute différente de celle de Saragosse: beaucoup de jolis minets, mais trop occupés à s'observer danser pour nous jeter des regards. C'est seulement en after au sauna que nous allions trouver de quoi nous sustanter.
Le dimanche après-midi fut l'occasion de découvrir dans les environs de Bilbao une véritable plage basque, blottie aux pieds de majestueuses falaises. Un grand soleil, un coin gay, un certain nombre de nudistes, et une zone de baignade de 10 mètres de large encadrées par 2 drapeux et surveillée de près par un maître-nageur qui n'hésitait pas à rappeler à l'ordre au mégaphone les baigneurs s'éloignant imprudemment de la zone surveillée. Il faut dire que l'avantage de la plage basque est que, aussi fraîche que fut l'eau, on se trouve rapidement mouillé par les vagues sans besoin de trop longuement hésiter. A 18h le vent se leva, les vagues vinrent inonder les serviettes, le drapeau rouge fut hissé et chacun prit le chemin du retour.

Lundi, dernier jour de nos vacances, nous découvrions San Sebastian, villégiature très bourgeoise exhibant une architecture grandiloquente garnie de façades maniérées pleines de dégoulinures et surmontées de clochetons prétentieux. J'adore ! La fameuse baie de San Sebastian, la Concha, dessinait une courbe parfaite que nous avons pu admirer du haut de la forteresse de la Mota.
Hélas l'escale fut courte car notre avion nous attendait à l'aéroport de Biarritz pour rentrer à Paris (retrouver ses crottes de chien.. ^^).


PART 4 * 5 pays en 10 jours*

Le mois de juillet n'a pas été en reste côté voyages. Nous avons pendant 10 jours entrepris un itinéraire à travers 5 pays, à en laisser perplexe les meilleurs cartographes, mais justifié par une combinaisons de divers vols promotionnels et de soirées spéciales.

Notre voyage débuta par une journée à Vienne. Vienne, capitale impériale et son doux parfum d'autrefois, vaguement soporifique, sa torpeur suranée encore imprégné du règne d'un François-Joseph vieillissant. Dans cette capitale traditionnelle, la vie gay en semaine n'y est pas bien débordante, y compris dans le sauna de notre hôtel gay pourtant judicieusement choisi.
Mais ce calme relatif peut précisément présenter un certain l'intérêt. Un petit tour en soirée dans les quelques bars gays permet de se connecter rapidement avec les quelques jeunes présents. Ici, tous les morpions sont cousins, et on accueille volontiers les nouveaux arrivants. Je finis ainsi le jeudi soir dans une backroom avec une blondasse de 17 ans, et le dimanche dans l'élégant appartement d'époque impériale d'un certain Viktor avec qui je passai la nuit ou ce qu'il en restait. Il y eut donc au menu de la viennoiserie blonde et dorée.

Et entre temps? Entretemps nous passions le week-end à Brno, 450 000 habitants, capitale de la Moravie, centre de foires internationales et seconde ville de République Tchèque, située à 1h30 de route de Vienne.
Ayant pris nos quartiers dans un hôtel dont le réceptioniste gay passait son temps sur Gayromeo, nous avons profité de la visite d'une jolie ville en pleine restauration et de son animation nocturne. L'entré en boîte coûte ici l'équivalent d' 1.30 euros. Et il y a 3 boîte gays (oui Madame !). Et dans ces petites villes somme toujours, point de segmentation jeunes/vieux ou gays/lesbiennes.
La principale discothèque est le Red Cat. C'est provincial, c'est cheap, ils dansent mal, mais c'est rempli de jeunes, et si les jeunes gays de Brno sont un peu plus timorés que ceux de Prague, nous avons tout de même pu faire quelques rencontres et baptiser les toilettes de la boîte.
Une autre boite, King, se trouvait juste face à notre hotel (nouvel heureux "hasard" produit de l'organisation manchesterienne la plus pointue). Enfin, Richarda, la troisième, se trouvait curieusement perdue au fond d'un quartier résidentiel, au sous-sol d'une villa.
De cette expérience, je réitère que la République tchèque reste à mon sens l'ex pays de l'Est le plus ouvert aux gays. Le sauna gay de Brno se situe d'ailleurs tout naturellement dans une banlieue HLM, au bord d'un parking au pied d'une barre.

Dimanche nous rentrions sur Vienne après deux tentatives d'escales au bord de deux lacs gays slovaques, escales hélas obscurcies par le mauvais temps. Nous dûmes nous contenter d'un hot dog à 0.63 euros et d'une triple glace à 0.90 centimes (oui, la Slovaquie vient de passer à l'euro et on y apprécie ses prix exprimés en centimes).
Et en cette fin de dimanche c'est au final à Vienne, dans la partie gay de la Donau Insel, qu'il nous fut donné de voir quelques gays bronzant les fesses à l'air au bord du Danube ou parcourant les fourrés allentours.

Le lundi, nous mettions le cap de Vienne vers Cologne, grâce à un vol Germanwings à 19 euros ttc trouvé par mes grands soins. Ceci nous permit de profiter de la soirée jeunes mensuelle "TNT" du sauna de Cologne. J'y retrouvai dans le patio, au bord d'une agréable piscine à ciel ouvert,.mes amants habituels et quelques nouveautés blondes typiquement germa-niques. Toujours beaucoup de fraîcheur et de jeunes allemands nus naviguant du sauna à la piscine.

La nuit de débauche passée nous nous retrouvions de nouveau à comater dans un vol Gemranwings, cette fois-ci en direction de l'Italie.
Un court séjour vénitien me fit re-découvrir les charmes de la Sérénissime. L'endroit idéal pour choper la grippe A, si l'on considère le raz de marée touristique international. Mais point de "mort à Venise" pour cette fois. Il suffit de s'éloigner des quelques grands axes surpeuplés pour profiter des charmes de petites ruelles désertes dont l'étroitesse n'autorise pas le passage aux grosses touristes américaines.

Ne quittant pas le contexte de Fellini, la seconde partie de notre séjour rital avait pour cadre Rimini, fameuse station balnéaire surpeuplée et ville natale du célèbre cinéaste.
Nous y avons essayé quelques plages gays allentour, souvent jolies mais pas très jeunes, répondant à l'éternel schéma: plage familiale maillot, puis plage naturiste, puis plage échangiste, avant d'arriver au bout d'une demi heure de marche dans le coin gay où vous attendent quelques vieux papys qui vous chassent alors autant que vous essayez réciproquement de les chasser (!)
En soirée, "Fuera" constituait le point de ralliement des jeunes gays du coin: une baraque en tôle posée au bord d'un rond point qui ne fait pas grande impression... avant que n'arrive vers 23H une foule dense envahissant la moitié de la route et allant jusqu'à investir le centre du rond point.
Surprennemment peu de touristes; essentiellement des locaux. Qui comme tous les locaux d'où qu'ils soient, restent invarablement incultes de tout lieu gay se situant à plus de 5 km de chez eux. Personne ici neconnaissait la boite gay de la ville voisine. personne n'avait essayé à 1h30 de là les boîtes gays de Bologne, testées par mes soins en mai dernier. Vu d'ici, Paris ressemble à Tokyo. Pourtant à Rimini, la boite gay, le Club Classic, n'est ouverte qu'un soir par semaine.
Club Classic, une boite néanmoins agréable, une sorte de vaste villa perdue en pleine campagne, comprenant 2 dance-floors, un vaste jardin avec piscine, transats et ... cabanons de jardin. Messieurs sortez vos outils! Ces cabanons de jardins sont en fait de petites backrooms où tout au long de la nuit se succèdent pelles et rateaux.
J'ai pour ma part trouvé un ri-minet avec qui je me suis amusé sur un transat.
Notre visite du gay Rimini fut aussi complétée par la visite guidée et inattendue d'Enigma, une boite à backroom où nous nous étions pointés à tout hasard un soir de semaine. Arrivés à la caisse, le gérant nous dit qu'il n'y avait personne et nous fit tout de même l'honneur d'une visite guidée et gratuite des lieux, nous incitant à revenir le week-end lorsqu'il y aurait du monde. Bien aimable!

Notre retour d'Italie fut un peu compliqué. Non ce n'était plus Germanwings. Vous connaissiez le coup de l'avion en retard? Celui du vol reporté? Annulé? Mais peut-être ne connaissiez-vous pas encore celui de la compagnie qui a fait faillite. La compagnie low cost italienne Myair suspendue de son droit de vol, c'est en train que nous dûmes rentrer en France.
Embarquant dans un train de nuit à 2h du matin pour Milan j'ouvris la porte de mon compartiment. Une odeur nauséabonde de rat crevé s'en émana aussitôt. Je ne sais pas si c'étaient les 2 scouts (même pas mignons) qui ne s'étaient pas lavés le pieds, ou le vieux étalé sur la banquette qui transpirait ou si l'un d'eux avait ramené un fromage... Toujours est il que je dus ensuite pousser un peu les gens avachis ça et là pour pouvoir m'asseoir, prenant soin de laisser la porte du compartiment ouverte pour une meilleure aération. Une jeune fille arrivée à ma suite approuva d'un signe de tête mon froissement de nez. Heueusement, toujours sur-équipé que je suis, je sortis de ma besace un échantillon de parfum que je conserve sur moi pour les cas d'urgence, et j'entrepris d'en vaporiser discrètement le compartiment.
J'arrivai à Milan au petit matin sans réellement avoir fermé l'oeil. Je crois que j'en resterai là de mon expérience des trains de nuits. A Milano Centrale, changement de train pour Paris, et c'est au terme de 11h de voyage au total que nous retrouvions notre capitale. Une grosse sieste et un jeune minet italien de 15 ans au visage blond et à la voix d'homme assis face à moi et contre lequel je frottais mon mollet, me permirent de faire passer le temps. Non je ne me laisse pas déboussoler par la fatigue, même après 5 pays en 10 jours: jamais je ne perds le nord!



ORGIES ROMAINES (ET AUTRES)


Hello tous,

Retour de Rome!
La Rome-antique... enfin parfois plus lubrique que rom-antique! Car oui madame, il y a eu de l'orgie romaine ce w-e, à 3, à 4; il y a eu de l'Alessio, du Lorenzo, du Francesco, du Mateo, du Luigi et j'en passe...

Ce w-e a donc de nouveau été plus que chargé, et nous sommes rentrés lundi matin à Paris dans une forme très limitée: disons pour etre clair, qu'arrivé au bureau, je devais vaguement ressembler au poisson sur l'étal à 13h en fin de marché, celui qui n'a plus l'oeil très guilleret.
W-e chargé premièrement par 2 journées de plage.
Oui, je connais déjà en grande partie la Rome touristique, et l'un des buts de ces voyages était la plage: Rome se trouve bel et bien près de la mer, comme beaucoup semblent l'oublier. (L'histoire a toujours fait ombre à la géographie, à ma plus grande tristesse scolaire).
Rome ne doit pas faire penser qu'aux ruines antiques et aux églises baroques (même si bien entendu il s'agit là de points d'interet uniques au monde), mais Rome peut aussi etre envisagée comme une seconde Barcelone, balnéaire et festive, avec sa plage et ses soirées pour noctambules. Car oui il y a une vie, des magasins, des plages, des boites... Rome n'est pas qu'un musée.

La plage romaine donc tout d'abord est surnommée "il buco", ce qui se traduit par... "le trou" (sic). On la repère depuis le bus par son immense bannière gay flottant fièrement dans la dune. Et une fois sur place on se rend compte que le drapeau n'est pas seul élément de la dune marquant son caractère gay... On trouve en effe tdans le maquis tout une faune locale qui en a fait son habitat et son cadre naturel de reproduction.
Ainsi, si la plage est une butcherie bondée de ritals musclés exposant au soleil une fortune en maillots Armani et lunettes Gucci, il y a dans la dune un fort trafic en tous sens, souvent bien plus dénudé. J'y ai ainsi rencontré un jeune couple de napolitains qui venait de s'y installer, dépliant leur serviette et enlevant leurs calecons. Ils venaient de sortir leurs révisions de philo mais ne pouvant résister à ces corps nus sous le soleil, je les ai bien vite distraits de leurs devoirs et nous nous sommes amusés tout d'abord sur place au sommet de la dune, puis de façon un peu plus privée au fond du maquis.
Ces activités de plein air et sous le soleil développent un charme rude et bestial et je dois dire avoir passé un très bon moment. Ceci bien à l'opposé des backroom et de cette sexualité nocturne cachée honteuse et sous-terraine que je déteste, qui commande toujours pénombre, vapeur, mousse ou quelque autre média afin de réussir à rapprocher les gens et lacher les esprits coincés.

Bref, orgie romaine il y a eu aussi, cette fois au sauna, où je me suis rendu avec un petit couple de romains que j'avais connu à Paris l'an passé. Le petit Lorenzo n'a rien perdu de sa fraicheur juvénile, de ses yeux coquins et pétillant. La grâce d'un enfant... (...un enfant très bien membré). Au fil de nos périgrinations dans le sauna nous avons adjoint une 4e recrue, histoire de compléter le banquet.
Deux autres passages complémentaires dans ces sympathiques thermes romains ont permis de compléter ce tableau de w-e décadent à la romaine.

Les soirées ont été également bien remplies.
Elles sont folles ces Romaines!
Oui elles sont comme toujours fashionistas en diable et s'appliquent à développer sur le dancefloor des simagrées et postures impossibles... mais n'en demeurent pas moins pour autant très abordables et il n'est pas difficile de mettre une langue dans une bouche. Le problème demeurant l'éternelle cochonou briseuse de bonne-aventure. Pour citer quelques cas de garçons au hasard j'ai vu un joli garçon portant en fait de bermuda un mini short moulant rouge (mais alors tres moulant), ou un autre de 19 ans portant bermuda et calecon si bas sur son arrière-train, qu'il laissait voir le milieu de la fente de ses fesses, le tout de façon désinvolte, sur une attitude très chic et tres classe, avec l'air de ne pas y toucher. Chaleur sur le dancefloor... et ce malgré le plein air.
En ce début d'été se tenait en effet comme chaque été à Rome le "Gay Village": il s'agit dun évenement en plein air, situé dans un parc de la banlieue romaine. L'endroit offre 2 dance floor sous les étoiles, plusieurs bars, des boutiques etc... Plusieurs établissements gays romains y prennent leurs quartiers d'été. Ouvert tous les w-e d'été dès la fin d'apres midi et pour toute la nuit, le Gay Village est un évenement incontournable, que nous avons rallié jeudi et samedi soirs.
Vendredi soir nous nous étions rendus à la soirée hebdomadaire "Muccassassina", qui pour cette occasion estivale, avait aussi pris ses quartiers à ciel ouvert, au bord du Tibre.
Mais à Rome en juillet, malgré la nuit, l'air reste lourd et on transpire bien comme dans une boite ordinaire.

Pour le reste, de petites ballades dans Rome ont aussi été au programme.
Rome est une ville magnifique, mais qui sent déjà bien l'Italie du Sud. ...C'est à dire les poubelles. C'est un peu cracra, on conduit à l'italienne, et on a du mal à voir le nom de la station à travers la vitre taguées du métro.
Mais comme toujours, dans quelque état de propreté relative que se trouve la rue, l'italien est toujours bien mis. Et il y a partout du jeune rital très sexy, la peau gorgée de soleil, de dhea, de collagene et d'hormones adolescentes débordantes. Dans le train pour la plage on a les yeux bien plus occupés par le panorama intérieur du train que par la vue extérieure.

Pour en revenir à cette ville de Rome et son architecture, il s'agit d'un magmat multi-strates ou s'empilent littéralement les unes sur les autres des constructions de toutes les époques. L'architecture romaine pousse, évolue et bourgeonne en tous sens comme un corps organique. A en juger: le chateau St Ange construit au 15e siècle par les papes sur le mausolée d'Hadrien: quel drôle d'ange est un jour passé dans une tete papale pour lui souffler l'idée de fulminer un palais sur un tumulus?? Palais qui a ensuite été fortifié et qui au passage servit aussi de prison et autres choses encore. Autre exemple, Trajan qui construisit ses termes sur une partie de la domus Aurea et Hadrien un temple en prenant pour fondement une autre partie dudit palais de Néron. Ca laisse présager de tout ce qui peut bien encore rester enterré dans le sous-sol romain. Ils sont fous ces romains!

Bref, Rome conserve encore bien mystères. Parait-il qu il ne faut pas croire tout ce qu'a écrit Suétonne à propos de ces 12 césars, mais il s'en serait passé de belles sous la Rome antique... et ce qui est certain, c'est que ça continue!

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Le w-e précédent, dédié à la gay pride berlinoise fut lui aussi fort chargé.
Si chargé que, comme vous constatez, je n'ai plus le temps au retour de rédiger ma newsletter habituelle.

Sitôt arrivés à notre appartement berlinois le jeudi soir, point de répit, nous resortions en effet aussitôt à la soirée "Chantal House of Shame"
Ambiance toujours aussi pd-grungy dans cette boite au décor de western; show décalé assuré par des sortes de créatures chosifiantes indescriptibles et notre travelote Chantal a moitié bourrée qui tenait à peine debout. Ambiance berlinoise déconcertante garantie. Le parisien reste bien en difficulté à essayer de saisir le sens artistique de cette contre-culture locale complètement décalée.
Toujours est-il que je suis rapidement ressorti de la soiree avec un chypriote turc qui a grandi à Londres et qui est étudiant aux USA et qui était venu en w-e à Berlin chez un thailandais étudiant dans la même fac que lui à Boston et qui est en stage à Berlin (vous avez suivi?). Bref, une passive soumise et masochiste, voilà là l'essentiel à retenir.

Cela m'amène aussi à noter que lors de ce w-e berlinois, comme lors de notre dernier passage dans cette ville, mes filets n'ont relevé que du poisson étranger: du chypriote turc londonien, un américain, un hollandais... Il est vrai aussi 3 allemands mais dont un seul berlinois. Bref, seul le touriste est chaud et cherche à rentabiliser son w-e (souvenons nous aussi en janvier de cet after au sauna ou j'avais troqué mon américain ramené de boite contre un suisse étudiant à Berlin auprès d'un équatorien que je connaissais de Lausanne (vous suivez?)). Bref, le local, lui, reste insensible, indifférent où se contente de petits bisous sans conséquence. Quel dommage, car il y a du berlinois si beau, si typique.
Notamment dimanche soir à la soirée GMF, où le dancefloor proposait un beau panel d'aryen au cheveu blond et au buste finement musclé. Du beau mec de 25 ans masculin, comme il m'arrive rarement d'en apprécier. Mais au comportement d'une fraicheur, d'une rigueur et d'un calme tout germaniques. Au moins nous aurons profité de l'endroit: une boite installée aux 12e et 15e étages d'une tour, reliés par un ascenseur, et donnant accès à la terrasse qui, sur le toit, offre en plein air bar, musique et une vue panoramique sur le centre de Berlin et ses monuments.

La soirée de vendredi a été heureusement un peu plus hot: après un passage au Flax (bar à pouffes avec soirée karaoké où nous nous sommes socialisés en terrasse avec quelques dindes locales) nous avons investis la soirée "Sex Dance" dont le concept est d etre au choix en boxer ou carrément nu, et d aller se trémousser en petite tenue sur la piste de danse et faire des cochoneries dans les backrooms, ou l'inverse, ou d ailleurs ce qu'on veut où on veut, et je ne me suis pas privé de profiter de cette liberté offerte... notamment avec un JH que j'avais précisément repéré au Flax! Puis avec son ami. Evidemment, il suffit de passer d'un lieu à l autre, et l attitude d'une même personne change tout de suite... Je trouve que le slip devrait etre la tenue obligatoire dans tous les établissements gays!

La gay pride en elle-même fut pour sa part agréable: beaucoup de créatures trashy et amusantes, mais comme dans toute gay pride de grande capitale, assez peu de jeunes hélas. Cela ne m'a pas empeché à l'arrivée d'embrassouiller quelques minets en goguette tandis qu'une partie du public quittait le concert final pour aller se disperser dans le sous-bois du Tiergarten... Voir les lapins bien sûr.
La soirée qui a suivi la gay pride nous a permis de danser sous le ciel étoilé (...passages en backroom mis à part..!).

D'ailleurs à propos de lapins, je confirme que meme en été Berlin reste une ville martienne, mystérieusement calme. Son centre ville est très limité, et ses quartiers qui s'étalent sur des km ressemblent bien plus à d'immenses faubourg provinciaux qu'à une rue parsienne grouillante. La verdure envahit la ville de toutes parts et on trouve des lapins sur les carrés de gazon au pied des immeubles. (Vous m'informerez quand vous verrez un lapin se promener dans Paris...)

Verdure il y a eu aussi sur la petite plage gay du lac de la Wannsee, le dimanche apres-midi. Mais le temps médiocre n'avait pas attiré de foules. Et comme Berlin n'est pas non plus la capitale du sauna, le dimanche fut au final assez sage.
Assez sage, si ce n'est cette soirée GMF qui nous a conduits jusqu au petit jour, lundi matin. De retour à notre appartement j'allais m'affaler sur mon lit lorsque je songeai à l heure: 6h43... mais... n'avais je pas prévu de me lever à 6h45 pour aller prendre l'avion?? Oui le réveil allait sonner... Alors je me suis retrouvé au travail lundi apres-midi sans avoir dormi. Heureusement la visite le midi chez moi d'un charmant JH m'avait redonné pleine énergie entre avion et bureau!!

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Le w-e encore précédent fut lyonnais, à l'occasion de la gay pride locale.

Toujours à mon sens la meilleure gay pride de province, pleine de soleil, de jeunes et de mousse grâce au char du Pinks toujours équipé de ces canons à mousse arrosant des minets qui n'ont pas peur de l eau.
Comme toujours, au fil de la marche, la population s'etoffe, et notamment de jeunes hétéros bcbg venus tremper leur pull over bleu marine et leurs longs cheveux blonds ou exhiber leur torses imberbe, rincés de leur mousse dans la Fontaine des Jacobins dans laquelle la plupart ne manquent pas de se jeter au passage.
A l arrivée, la foule se dispersant, ce sont cette fois ci les jeunes racaillettes trainant sur la place Bellecour qui viennent, intriguées, se mêler aux pds.

Samedi soir il y eut une soirée officielle d'apres gay-pride dans une grande boite digne de se nom, ce qui d'ordinaire manque cruellement au gay Lyon.
Et le reste du w-e fut partagé entre nos sorties habituelles, UC et sauna, peu de sommeil, le jardin, et les repas arrosés du vin paternel (inutile de faire souffler Simon dans le ballon : quand il se marre comme une baudruche alors que personne n'a rien dit c'est qu il est fait comme un coing).
Heureusement que ma présence permet toujours de donner un peu de "sobriété" au tableau...



GERMA-NIQUE


Me voici donc de retour au bureau après une très chaude et mémorable soirée jeunes "TNT" au sauna de Cologne. Je n'ai regretté ni ma journée de congé posée à cette occasion, ni mes 7h30 de train a/r et 44 euros de billets.
J'ai en effet retrouvé hier à 17h devant le sauna de Cologne mon amant de 18 ans de la fois passée, pour l'occasion encore plus bronzé et épilé que jamais, un vrai petit biscuit à croquer, tout chaud et cuit à point. Nous avons été fort occupés tous deux et parfois avec quelques un de ces amis de 17h à ...2h30. De cochoneries en fantasmes divers et variés que je tairais, entrecoupés de courtes pauses au bord de la piscine en compagnie d autres charmants allemands (et encore les "pauses" au bord de la piscine n'ont parfois été que très relatives), les heures de la soirée se sont volatilisées sans crier gare, noyées dans l ivresse décadente d'une nuit ennivrante où tout s'oublie.
Ayant donc été fort occupé de façon permanante, je n'ai pu que constater du coin de l oeil la présence de quantités d autres très beaux éphèbes germa-niques; du blond, du jeune, du bien bâti; il y avait quelques fantasmes ambulants qui se promenaient tout nus entre le jacuzzi et le hammam. Mais on ne peut profiter de tout... et il y a parfois du bon à se poser avec quelqu un pour approfondir un peu nos envies.
Nos envies précisément épuisées, complètement éreintés par ce tourbillon nocturne, nous nous sommes quasi-évanouis dans une cabine l'un contre l autre sur les coups de 2h30.
A notre réveil, à 6h, les lumières du sauna étaient rallumées en grand, un air frais entrait par les fenetres ouvertes pour lécher nos corps dénudés, et un puissant silence n'était troublé que pas le léger grésillement de la sono qu'on venait d'éteindre. Nous passions le nez hors de la cabine. Nous étions comme les derniers survivants d un désastre nucléaire, dans le petit matin blême et brumeux où le patio désertique s'était endormi. Regagnant les vestiaires, on passait devant les employés qui discutaient en nettoyant le bar. Ils nous lancèrent un grand "guten Morgen", et, rhabillés (sensation étrange...!), nous nous sommes retrouvés à 6h15 sur le trottoir, sous une pluie froide et chagrine. Nous nous sommes alors séparés et j'ai suivi dans les rues grises les ombres noires des tours de la cathédrale qui se detachaient au loin sur l'horizon brouillasseux, pour finalement retrouver la gare. Köln Hbf était déja en pleine activité, avec des trains arrivant toutes les minutes, vomissant leurs travailleurs fatigués... fatigués mais pas autant que moi!

Après une nouvelle sieste dans le train, me revoici donc (presque) en forme au bureau cet apres midi!

Il faut dire néanmoins que j'avais pris des réserves de sommeil suite à une nuit de ... 16h dimanche soir.
De retour du sun city dimanche matin j'avais en effet rendez vous chez moi avec un tres charmant (tres) jeune homme, qui avait profité du départ de sa maman à 8h45 pour lui emboiter le pas: il m a expliqué que déja habillé et préparé, il attendait sagement dans son lit le départ de maman, pour ensuite filer de la maison et sauter dans un RER pour venir me rejoindre.
Un garçon jeune et sérieux qui prépare son bac avec 1 an d avance, mais déja experimenté, tres chaud et qui savait ce qu il voulait. Une véritable bombe nucléaire ultra sexy, au visage et au corps irradiants qui ont atomisé mes sens durant ces quelques heures de matinée. Lorsqu il m a quitté à midi 30 j'étais plus en forme que jamais après cette nuit blanche mais énergique.
...Jusqu a ce que je m ecroule à 15h... réveil lundi matin 8h!



TEFFAL VOUS GARANTIT LA MEILLEURE QUICHE LORRAINE


Ce w-e passé fut déja l'occasion d'une premiere gaypride; à Nancy ce samedi.

Comme toujours Manchester Tours International Inc avait mis au point une stratégie organisationnelle des plus pointues et avait activé ses contacts et correspondants locaux. Comme toujours nous étions donc attendu par un comité d accueil, cette fois-ci ce samedi en les personnes de nos amis nancéens Vova et Erik, notre sympathique couple germano-ukrainien rencontré l'été passé au Cap d Agde (oui je sais j'arrive toujours à caser beaucoup d endroits dans une phrase, j espère ne pas vous avoir égarés en Hongrie en chemin).
Accueil au Champagne que nos hôtes ont pu descendre en entier à eux 2 étant donné qu aucun de nous ne boit (nous sommes des convives sobrement tristes et lamentables il est vrai).

Bref, ayant laissés nos sacs de voyage chez eux, nous sommes ensuite sortis avec un peu de retard courir sous la pluie après la gay pride qui avait disparu on ne savait trop où. Heureusement au son de quelques haut-parleurs et couinements de dindes nous retrouvions la parade qui nous permit de découvrir Nancy au fil des rues et sous un soleil qui opérait un retour appréciable. Petite gay pride de province, mais très sympathique et remplie de jeunesse locale, garantie sans butch hormonée ou autres vieilles choses trashy. On y retrouvai comme toujours en province quelques princesses locales avec leurs grands airs de comtesse du terroir et leur saccoche Gucci en bandoulière et surtout un flot de jeunes pintades à l'air frais et l'oeil naïf, ayant sorti leur plus belles tenues RG de la mode d'il y a 2 ans.
Tout s'est bien déroulé à l'exception d'une drag queen qui s'est cassé la figure du camion qui redémarrait et qui est venu se vautrer sur le sol les jambes en l air juste devant moi. Un peu plus et j'avais un accident de drag queen avec un talon aiguillé planté dans l oeil.
La fin de la gay pride place Stanislas fut l'occasion pour JCya et moi même de faire le tour du potentiel local, échoué ça et là aux abords de la place. Nous avons ainsi réussi à pêcher 2 jeunes garçons un peu beurrés qui avaient une bouteille de Vittel qui n'était pas remplie de Vittel et qui avaient en tous cas l'alcool joyeux mais un peu trop appuyé, ce qui permet certes un rapide premier contact mais préclut de tout aboutissement significatif (comprenez: ça ne s'est pas fini dans les buissons).
En détail, tandis que JCya aidait son beau blond titubant à trouver un coin pour uriner sa vodka, j'embrassais son pote, lycéen en terminale, admirablement drapé dans son drapeau gay, sous l oeil jaloux de sa cochonou qui se plaignait de ne pas trouver de mec (... en même temps c'est la gay pride...) et sous une canette lancée depuis une voiture par une racaille homophobe en fait probablement jalouse et frustrée. Mais la bouche du garçon sentait rudement l'alcool, et encore ce n'était pas de là qu'il sentait le plus mauvais, vérification traditionnelle opérée manuellement par derrière dans le pantalon...

Bref, la gay pride dissipée, nous allions ensuite diner tandis que JCya se rendait à un rendez-vous galant, qui était son 2e de la journee - sachant qu'elle avait déja pris un train plus tot pour arriver à Nancy avant nous et retrouver un garçon. D'ailleurs, avec 4 mecs en 24h, JCya a souvent suivi le programme manchestérien en version slalom et est en tous cas le compagnon du groupe qui a le plus rentabilisé son déplacement lorrain.
Ce qui est toujours amusant est de songer que, où qu'on aille, on pense bien souvent venir cueillir de frais et innocents garçons du coin tandis que nous ne sommes que des chaudasses parisiennes qui viennent rencontrer d'autres chaudasses locales qui nous prennent récirpoquement pour de frais et innocents petits nouveaux qui débarquent...
Bref, bonne journée pour JCya. Une des rencontres de JCya a ainsi par ces mots bien résumé l'affaire: "je suis comme une Teffal, je suis chaud mais je ne m'attache pas". La quiche lorraine se prépare sur Teffal, sachez-le.

A 22h nous mettions le cap sur Metz pour sortir en boite, royalement véhiculés par nos amis Vova et Eric, à l'exception cependant de miss JCya qui se trouvait retenue par ses obligations galantes et qui nous rejoignit plus tard par le train.
Metz fut l'occasion de découvrir 2 boites gays sympathiques et un after ainsi que de jolis garçons. Il y eut ainsi du passage de 5 personnes dans une chambre d'hotel initialement prévue pour 3. Heureusement le réceptionniste n'était pas très regardant et nous souhaitait chaque fois naïvement "bonne nuit" tandis que nous regagnions notre chambre en groupes et ordres dispersés à différents moments de la nuit, en resortant en général peu apres pour retourner en boite.
J'avais ainsi pour ma part trouvé un garçon de juste 17 ans, qui, la chemise ouverte, m'avait fait de l'oeil sur la piste de danse. Il embrassait n'importe comment, comme un serpent qui cherche à gober une antilope (oui j'ai vu ça sur France 5 un matin à 6h en rentrant du SunCity), mais il ne se fit pas prier pour un passage à l hotel. Sur le chemin de l'hotel nous retrouvions d'ailleurs dans la rue une JCya égarée fraichement débarqué de son train que nous menions donc par la même occasion jusqu'à bon port (le réceptionniste nous souhaitant bonne nuit au passage, ne notant pas que j'avais troqué Arnaud contre un black et un gamin de 17 ans).

Après une courte nuit, dimanche fut l'occasion de visiter Metz, très belle ville, jolie, propre et riche en architecture, qui, comme Nancy, se place bien loin des clichés habituels que les gens peuvent avoir sur une Lorraine triste et noire. Grandes églises, belles façades et vieilles rues de toutes les époques, parfois agrémentées de divers bras de riviere aux abords verdoyants et fleuris; Metz compte aussi un quartier d'époque "impériale", datant du temps où la ville appartenait à l'Empire allemand, exhibant son architecture teutonique lourde et grandiloquente façon fin de siècle comme il sied à mes goûts peu épurés.

Retour en tgv dimanche apres-midi... laissant toutefois sur place Miss JCya avec un dernier plan messin...


Le w-e précédent fut celui de la Pentecôte. A la Pente-côte... quoi de plus naturel que la montagne?? Ce week-end de Pentecôte fut donc helvétique et en compagnie de Mickael: ah la Suisse, ses montagnes, ses lacs, sa Jungle (si si), son sauna, son sauna, son sauna.....!
J'ai bien failli battre le record JCyesque de 33h de sauna d'affilée, mais j'avais tout de même décidé de sortir prendre l air... à la soirée Jungle avant de revenir dans mon lieu humide favori. Tout de meme 34h de sauna dans le w-e!

Entre la soirée sans serviette du samedi soir et l'after de Pentecôte du lundi matin, j'ai pu goûter à toutes sortes de suisses, et ai même retrouvé par hasard une connaissance française de visite ainsi qu'un ancien queeneur reconverti qui vit désormais en Suisse et que je n'avais revu depuis des années.
Dans la masse de mes rencontres du w-e il y a eu un certain nombre de suisses-allemands avec qui j'ai eu l'occasion de continuer à détériorer mon superbe hochdeutsch si chèrement acquis au termes de tant d'années de cours d'allemand ardus, en discutant gaillardement en shwyzdütsch en version originale non sous-titrée.

Je reconnais ainsi mon faible pour le suisse-allemand au point de devenir un véritable "allémaniaque": adepte de ces garçons bio, sains et naturels, origine helvétique AOC.
Entre notamment Michi, 18 ans qui descendait tout droit de ses montagnes du Glaris ou le nouveau petit ami de mon lucernois Thom, il y a eu de la qualité au Pink Beach ce w-e de Pentecôte.
Ce dernier, avec son minois de garçonnet tout sage comme on n'en retrouve guère que sur les gravures des illustrés des années 50, coiffé de ses cheveux blonds platine, donne l'effet d'un choco suisse double crème qui fond sous la langue ou d'un fromage frais au lait entier tout droit descendu des alpages. Il pourrait bien se faire embaucher pour faire une pub pour Kinder ou Kiri plutôt que... se faire branler dans le hammam du Pink Beach!

Bref, la soirée du samedi fut sympathique et l'after de lundi matin au sauna fut plutôt bien garni, avec comme à l'accoutumée un défilé ininterrompu de fesses nues entre le hammam les douches et le sauna, quelques mecs bourrés qui titubaient ça et là (dont un qui vomit dans le hammam, ce qui lui valut une fermeture technique temporaire), deux drag queens alcooliques accoudées au bar et un jaccuzi toujours si bondé qu'on y trouve plus de mecs que d'eau.
Retour lundi matin vers Paris au terme d'un voyage très rapide... ayant dormi tout du long! Merci cher Pink Beach, et à bientot!



MARSEILLE EN SLOVAQUIE


Nous venons de rentrer d'un w-e en Slovaquie, et suivant les habitudes hyperactives manchestériennes d'ubiquité mutli-place et polycentrique nous avons visité les 3 principales villes du pays en 3 jours!

Etant déjà passé à Bratislava à plusieurs reprises et connaissant donc déjà un peu la Slovaquie, c'est donc avec plaisir que j'ai retrouvé une nouvelle fois ce petit pays d'Europe centrale, toujours agréable joli et propret.

L'essentiel de notre w-e se déroula à Ko¨ice (prononcer Ko-chi-tsé) (Cassovie en français), la seconde ville, située dans la partie Est du pays, coincée entre la Hongrie, la Pologne et l'Ukraine.
Nous y avons trouvé par un temps chaud et ensoleillé une petite ville charmante et très fleurie, à l'architecture baroquisante, à l'excpetion de sa cathédrale gothique, parait-il la plus orientale d'Europe. Ambiance Disneyland dans le petit parc du théâtre, où se trouve la fameuse fontaine musicale, animée au rythme de la musique qui sort des petits buissons taillés.

Mais bien-entendu nous ne serions pas venus nous égarer au fin fond des collines slovaques s'il n'y avait eu un certain potentiel gay nocturne!
Ainsi, dès vendredi soir, notre visite de la ville s'orienta rapidement vers le sauna. En réalité un sauna hétéro, gay uniquement le vendredi. On y est accueilli par une dame en blouse blanche... ambiance vaguement thermale à l'entrée, bien plus grivoise un peu plus loin. J'ai sur place trouvé à m'occuper avec un premier garçon de 22 ans puis un second de 20 ans.
Comme j'aime le faire à l'accoutumée, dans un esprit d'immersion dans la vie locale, je pris ce dernier pour guide pour la suite de nos périgrinations.

Et nos périgrinations allaient continuer le soir même avec ce Toma¨ (prononcez "Tomache") dans la boite gay locale: Marseille Club (prononcé ici "Marcel"... -sic!-).
Marseille fut notre repère vendredi et samedi soirs. Il s 'agit d'une sorte de petit club18, en sous-sol, garni d'une population très jeune à la beauté toute locale: beaucoup de garçons grands, bien dessinés, blonds ou chatains toujours aux yeux clairs.
Le seul hic réside dans le taux de nuptialité élevé récurrent dans toute petite ville: la plupart de ces garçons étaient en couple. Ce qui peut s'avérer d'autant plus frustrant à l'heure du concours de strip-tease ou deux jolis mignons en couple se sont retrouvés tout nus.
Nous avons cependant chacun pu trouver bonheur. Je ramenai ainsi samedi soir dans notre appartement un très joli Mi¨al (Michal) de 17 ans qui était venu se frotter à moi sur le dancefloor. Mi¨al ne parlait guère anglais, mais sa cochonou parlait français et nous permit de nous entendre sur les modalités de mon invitation.

En attendant, samedi matin nous nous étions réveillés l'après-midi, comme d'accoutumée. Le petit déj était servi dans l'appartement à l'heure tardive que nous avions demandée et que le réceptioniste dubitatif la veille au soir avait eu l'air de ne pas être sûr de bien comprendre du premier coup.
Après un rapide tour en ville, nous prenions le train pour Pre¨ov, à une demi heure de Ko¨ice, c'est à dire à 30 km de là, moyenne des arrêts environ tous les 2km dans d'improbables gares de campagne aux quais de terre battue. Après avoir admiré le paysage verdoyant des collines slovaques par la fenêtre du wagon, nous découvrions donc Pre¨ov, sa cathédrale, sa rue principale garnie de façades baroques, et ses glaces raffraichissantes à 30 centimes.
Car décidément, en sus d'être agréable et joli, ce petit pays est un vrai havre de paix pour le porte monnaie, tant tout y est bon marché. Le récent passage à l'euro de la Slovaquie éliminant de plus tout calcul ou frais de change. Les boules de glace (maison) sont donc à 30 centimes (à Paris 2 ou 3 euros..??), la conso en boite à 1 euro, le billet de train Kosice-Presov à 1.28 euros... Que demande le peuple? Des glaces et des jeux! Bref nulle surprise à ce que je me sois une fois de plus enfilé 4 cornets 3 boules à la suite. Par les 30 degrés qui chauffaient l'atmosphère ce w-e, ce fut un vrai bonheur.

Après une soirée à Marseille et une courte nuit, nous quittions notre appart dimanche vers les midi bien tassés pour retrouver notre guide local, Toma¨, qui nous emmenai dans un salon de thé spécialisé dans le chocolat, ou travaille une copine à lui, une cochonou aux cheveux rouges, mince et jolie et assez déjantée. En tous cas il n'y a pas à redire, à boire du chocolat en poudre on a completement oublié ce qu est la saveur d'un vrai chocolat fait avec du chocolat fondu.
Après une autre escale glaces dans le glacier 20 mètres plus loin, Toma¨ nous a ensuite sympathiquement raccompagnés en bus jusqu'à l'aeroport où nous prenions notre vol pour Bratislava.

Après un court vol depuis Ko¨ice par-dessus les vertes collines slovaques, notre escale d'une soirée à Bratislava ce dimanche soir fut l'occasion pour retrouver une conquête de l'an passé.
Chaleur écrasante en cette fin de journée. J'attendais donc Mario au lieu de rendez-vous dit, en m'éventant un peu. Je le vis arriver, en pantacourt et tongs, en compagnie d'un ami à lui, Luka¨. Mario ne parlant pas anglais, il avait pris la liberté d'amener un traducteur.
Nous primes alors la direction de l'appart de location que nous avions réservé avec Simon. Croisant en chemin un autre ami à eux en débardeur, très mignon lui aussi, et me retrouvant donc comme cela à l'improviste et sitôt débarqué en ville entouré des 3 beaux jeunes slovaques, j'avais un peu la tête qui commençait à tourner et une vague sensation de me retrouver au milieu d'un film du genre que nous connaissons bien. Arrivé à l'appart avec mes 2 compagnons, on prit un verre, puis n'ayant plus vraiment besoin du traducteur pour passer aux choses sérieuses, nous abandonions ce dernier dans le salon pour aller investir à 2 la salle de bains.

En soirée, ayant retrouvé Simon après sa visite de la ville, nous allions prendre un verra au club Apollon. Grand calme le dimanche soir dans cette boite pourtant si animée le samedi. Rassemblé dans une seule pièce, un échantillon du milieu gay tenait comptoir: une butch crane rasé, une jeune chose maquillée à la coupe iroquoise, un gars ordinaire entre deux ages, une lesbienne à l'oeil dur donnant une touche de virilité au tableau, et un vieux lubrique en train de discuter avec un jeune beau-gosse qui n'était autre que le garçon au débardeur croisé dans la rue 2 heures avant. Avec nous dans le rôle des touristes, le tableau était réduit mais complet. Nos consos nous furent offertes, on ne comprit pas bien par qui, mais ce fut sympatique. Décidément, la vie n'est pas chère par ici...

Lundi matin, vol à 6h30 et retour sur Paris, direct au bureau!
Quel sympathique w-e à Marseille... où il fait toujours chaud!



A LA BOLOGNAISE!


Retour de Bologne, "la dotta, la rossa, la grassa".

Bologne est une ville superbe. Plus de 40 km d'arcades courent le long de ses rues et abritent le promeneur des rayons déjà trop ardents du soleil de mai. On retrouve la splendeur de l'architecture italienne: ces églises quasi-millénaires, ces hautes façades sévères, ces palais imposants aux murs de brique austères auxquels une simple frise ou une fine sculpture autour d'une fenêtre réussissent à conférer une animation et un charme d'une élégance exquise. Combien d'artifices et de subterfuges l'architecture de certains pays se croient-elles obligées d'utiliser pour tenter de briller, souvent à grand renfort d'alignements de colonnes grossières, quand de simples et subtiles détails bien placés suffisent à faire des villes italiennes des chefs-d'oeuvre de raffinement. Ses rues étroites et ses immeubles élevés offrent au piéton une agréable fraîcheur entre deux places toujours splendides.
Bologne est à ce propos célèbre pour ses tours que les familles rivales les plus puissantes de la villes faisaient bâtir au Moyen-Age. C'était à qui construirait la plus élevée; compétition ostentatoire autant qu'inutile. La plus haute se visite: près de 100m de haut (une demi tour-montparnasse), elle date de 1100 et des brouettes. Avec la largeur de l'escalier qui l'occupe (c'est à dire guère plus de 6m de côté) elle s'élance dans les airs telle une grande tige maladroite. Juste à côté, une autre tour médiévale similaire moins haute et toute tordue semble pencher dangereusement au-dessus des têtes. D'ailleurs, bien des tours et des clochers semblent tituber dans cette contrée. Du haut des 100m, la terrasse offre une superbe vue sur les toits couleur de sienne et la campagne émilienne environnante.

A Bologne comme ailleurs, ces italiens ne dérogent pas à leur cliché: toujours aussi frimeurs, toujours aussi parleurs, toujours aussi dragueurs et latin lovers: t-shirts Armani, grosses lunettes de soleil montées en série et couples qui s'embrassent à plein bouche dans la rue. Ambiance dilettante, vendeurs à la sauvette de faux Gucci sur les trottoirs qui n'ont d'ailleurs guère l'air de se sauver devant des policiers qui se promènent badinement en groupe en discutant les mains dans les poches, le long des rues où cohabitent piétons voitures et dolce vita.

Pour cequi nous concerne, notre découverte de Bologne commença depuis le bus qui nous ammenait de l'aéroport. Comme d'acoutumée, il y avait dans le bus des copines, en la personnes d'un jeune gay français et d'une pédale italienne maniérée laide et ridicule dans son t-shirt violet flashy, jambes croisées et poignet trop souple.
A l'hotel nous retrouvions notre amùi suisse Stefan qui nous avait rejoints depuis St Morritz dans les Grisons, où notre médecin en herbe accomplit un stage dans un hôpital.

Visite de Bologne durant l'après-midi du 1er mai, puis, nos estomacs criant famine, nous nous sommes arrêtés dans l'un des multiples "apperitivi" qui fourmillent dans les innombrables "cafétérias" de la ville de 18 à 22h. Pour ceux qui ne connaissent pas, le concept est le suivant: moyennant une consommation, on a accès dans ces cafés à une sorte de buffet plus ou moins conséquent dont la philosophie reste le grignotage appéritif avant de passer à table.
A nous 3 nous avons fait ripaille et vidé le buffet en 15 minutes, contraignant les malheureux clients arrivés après nous à se rabattre sur les restes de taboulé et de pain sec. Je pense qu'ils ont dû attendre notre départ avant de recharger le buffet, à moins que nous n'ayons simplement épuisé les réserves de la soirée avant l'heure...
Une petite glace était bienvenue par là-dessus et ce fut une joie de retrouver uen fois de plus des quantités de parfums improbables autant que délicieux et notamment tous les dérivés faits maison à partir des produits Ferrero: glace au Nutella, au Kinder et tous leux dérivés crémeux et croustillants avec des vrais morceaux de barre chocolatée dedans.

Le soir venu, après un passage dans un sauna dont les installations étaient plus jolies que la clientèle (pourtant assez nombreuse), il était temps de sortir en boîte.
Après avoir cherché en vain le cabaret de Miss Trapazzi (qui a certainement dû disparaître après que ladite miss Trapazzi se soit fait une fracture du chignon en tombant de scène ou quelque accident du genre), nous sommes passées devant la boîte "Cassero", une belle bâtisse d'époque avec un agréable parc que l'on apercevait en contrebas de la rue, mais où la clientèle arrivant en masse nous semblait plutôt trentenaire. Nous avons finalement établi notre QG - comme prévu initialement par les renseignements généraux Manchestériens- à la Scuderia, soirée gay du vendredi, sise dans une grande salle voûtée en plein coeur d'un quartier de sorties hétéro bourré de monde. Sur place, force jeunesse, du mignon, et je suis rentré à l'hôtel - en voiture môssier - avec un Giacomo de 22 ans.

Samedi nous mettions le cap sur Ferrara, à 30 minutes de train de Bologna. Ferrara, autre ville superbe, avec son chateau fortifié et ses douves en eaux, sa cathédrale à la façade de marbre et à l'intérieur baroque chargé mais toujours élégant, ses palais multi-centenaires, ses cours et ses places gracieuses, ses rues étroites avec ses nombreuses arches et passages charmants.

Le soir venu, de retour à Bologne, nous passions un moment dans un sauna, qui devait certainement être l'un des 3 plus beaux qu'il m'ait été "donné" (moyennant 13 euros) de visiter: des locaux vastes, modernes et aérés et une immense piscine intérieure avec en son centre un ilôt accessible par une passerelle et au milieu duquel se trouvait le jacuzzi. Une seconde piscine également accessible depuis l'intérieur sortait à l'exterieur et venait baigner une terrasse agréable.
Hélas, il n'y avait ce soir là que 3 vieux dans l'établissement... Mais certainement doit-il y avoir des jours plus animés pour rentabiliser un tel espace.
Par un bonheur fortuit (à moins que l'organisation manchesterienne des voyages ne fasse preuve une fois de plus de son accuité la plus aiguisée), la boite de ce samedi, le Red Club, se trouvait être la porte à côté de celle du sauna.

A notre arrivée nous fûmes un tantinet refroidis par l'importante population bovine environnante. Beaucoup de vieux rôti de boeuf, et quelques rares jeunes crinières en groupe dans une grande salle rectangulaire. Heureusement, l'endroit prit rapidement une autre dimension avec l'ouverture de pans de murs mobiles sur un jardin et une piscine et le coulissement d'un bar monté sur rail vers l'extérieur. Et surtout, surtout... l'ouverture de la backroom, au sous-sol. Un labyrinte de cabines s'offrait à une foule compacte et joyeuse qui visiblement était davantage venue pour la cave que pour le dancefloor. Les italiens en backroom étant plutôt bruyant et plaisantins, ce fut un gai désordre pendant toute la nuit, et un petit moment agréable avec un Ivan de 22 ans de style emo-tapette venant de Ferrara (quel charmant hasard pour compléter ma visite de l'après-midi...)
Comme d'ordinaire, quelle que soit ma destination, je me suis fait reconnaitre par quelqu'un, en l'occurrence une butch locale qui m'a dit (en français) m'avoir déjà repéré à Milan et à Barcelone...
Décidément, je suis fiché!
Mais même les gars qui ne nous intéressent pas peuvent s'avérer utiles, à l'instar de celui qui nous a sympathiquement déposés à l'hôtel après la soirée qui se situait il faut le préciser dans une lointaine banlieue sans taxi.

La vie gay bolognaise est donc au final tout à fait honorable, pour une ville très étudiante comptant un demi million d'habitant. Elle se trouve d'ailleurs au centre d'une zone d'influence attirant les gays de Ferrara, Ravenna et Modena... et même Paris avec nous désormais!
Week-end agréable et rempli. Dire que nous avions failli passer notre w-e au Vert Galant en nous trompant de branche de RER en route pour CDG...!

En feuilletant les magazines gays italiens j'ai remarqué un nombre important de sorties gays à Padova, ce qui vient compléter quelques échos que j'ai pu recevoir par ailleurs. Alors au printemps 2010, Manchester-Tours-Trans-National vous proposera un vol low-cost Paris-Venise/Trévise, qui, complété d'un rapide coup de train régional, pourra nous permettre de passer un autre agréable w-e italien à Padoue, incluant aussi une visite day-trip de Vérone, juste à côté!



добрый день! – RETOUR DE MOSCOU


Retour de Moscou!
Moscou, 14 millions d'habitants, la plus grande capitale d'Europe... il était quand même temps d'aller y jeter un oeil!

Nous avons réussi en 5 jours remplis bourrés et bien tassés à visiter l'essentiel des points d'interet de la ville et à faire un tour d'horizon rapide (mais hélas encore incomplet) des nombreux endroits gays, boites et saunas, de la capitale de toutes les russies.


Moscou est une ville eclectique, où des immeubles du 19è siècle cotoient des gratte-ciels pompeux d'époque stalinienne, d'anciens hotels particuliers néo-classiques ou encore des condominiums de béton au pied desquels se trouvent toujours des églises à bulbes dorés qui paraissent parfois bien perdues. Au loin à l'horizon se dessine le skyline des nouvelles toursde verre de Moskva City, la nouvelle "Défense" moscovite dédiée aux affaires.
Moscou offre tout à la fois des petites rues anciennes, de jolies avenues plantés, comme des boulevards démesurés, telle la "ceinture des jardins" (ne pas se fier au nom: c'est un boulevard de 20 voies de large où il n'y a pas l'ombre d'une plante verte), le Leningradski prospekt (la trachée la plus large de Moscou) ou encore la rue Novy Arbat, sorte de coup de couteau soviétique dans le tissu urbain qui a laissé place à une laide cicatrice en forme d'alignement de tours de béton abritant casinos et boutiques. Un peu partout dans la ville, des néons lumineux et des écrans de tv géants.

Mais n'importe où que l'on soit, une constante revient inévitablement: une circulation intense et des voitures garées dans tous les sens sur les trottoirs. Il suffit de jeter un oeil sur google map version satellite pour se rendre compte du phénomène anarchique de l'automobile à Moscou.
La circulation automobile moscovite est infernale et effreinée. Le célèbre métro de Moscou a beau charrier chaque jour plus de voyageurs que les metro de Londres de NYC réunis, la circulation dans les rues n'en demeure pas moins à la fois sempiternellement congestionnée et cahotique, en raison du grand nombre de véhicules et de la conduite "sportive" des moscovites (une seule règle régit le code de la route: priorité aux voitures! Alors gare à vos fesses quand vous traversez un boulevard de 15 voies de large: vérifiez que le bonhomme est vert, et ce depuis pas trop longtemps, et qu'on vous laisse bien passer!).

En parlant automobile, je crois que je n'ai jamais vu dans aucune autre ville un parc automobile aussi friqué et tape à l'oeil que celui du centre de Moscou: tous les derniers modèles de 4X4 BMW ou Cadillac et de berlines Mercedes ou Bentley se cotoient et se suivent à la queue-leu-leu sur les boulevards poussiéreux de la ville. Il s'agit toujours des modèles-tanks les plus imposants, que nous n'avons pas l'habitude de voir à Paris. A bien des moment en marchant le long des boulevards je ne regardais plus que les voitures. C'est un vrai salon de l'auto en plein air, plein de modèles exclusifs, Hummer et Rolls limousines incluses. Je crois avoir vu en une apres-midi à Moscou plus de Maybach que dans toute ma vie auparavant.
Toutes ces bagnoles semblent d'ailleurs d'autant plus rutilantes que le reste du paysage urbain n'est pas toujours pimpant et la chaussée en particulier toujours assez crasseuse (on se nettoie les chaussures régulièrement à Moscou).

Tout ceci est le symptôme d'un pays qui est encore en développement, où l'argent est détenu par quelques personnes privées tandis que la sphère publique demeure pauvre; ce sont les stigmates d'un pays émergent où l'on flambe cette richesse nouvelle en voitures étrangères de luxe qui ne vaudront plus un clou dans quelques années au lieu d'investir dans de nouvelles infrastructures durables; c'est le signe d'une civilisation encore en retard sur l'occident, qui considère toujours l'automobile comme un moyen indispensable de distinction sociale, n'est pas encore passée dans le rejet de ses excès et ne s'est pas encore tournée vers les idées nouvelles de bien-être urbain, d'environnement et d'écologie.

Mais qu'on se rassure, il reste aussi en circulation sur les chaussées de la bonne vieille Lada soviétique, surtout lorsqu'on s'éloigne des fastes du centre-ville pour gagner les banlieues.
Reconnaissons cependant des aspects pratiques aux déplacements moscovites: d'une part un metro efficace avec des gens rangés dans escalators (la babouchka dans sa cabine au pied desdits escalators se chargeant si besoin du maintien de l'odre au micro) et d'autre part la facilité avec laquelle on trouve un taxi: tendez le bras, et DANS LA SECONDE, une voiture vient freiner à vos pieds. Ici, toute voiture est un taxi. Disctuez le prix avec le chauffeur, et pour l'équivalent de quelques euros vous serez vite (parfois trop vite...) rendus à destination.


Venons en côté gay du séjour, car j'ai cru comprendre que c'était essentiellement ce qui intéressait les lecteurs de mes mails....!

Bien que ce fut la Paques orthodoxe, c'est le Père Noel qui est passé pour moi, car, hormis le premier jour de notre arrivée, j'ai pu goûter du russe tous les jours, et souvent plutôt deux fois qu'une. La majorité de nos passages au sauna Voda ont ainsi été fructueux et je ne suis jamais rentré de boite sans ramener un garçon à l 'appartement.
La scène gay moscovite propose ainsi un large choix de sorties, dont nous n'avons hélas eu le temps de faire le tour complet.

Côté boites, nous avons tout d'abord essayé "Q Party", une soirée évenementielle qui se tenait à "Arma", un ancien entrepot reconverti en boite que notre taxi a eu du mal à trouver. 22 euros l'entrée quand même... Bonne musique électro, show artisitiques assurés par des drags, créatures et autres accrobates costumés; ambiance fashionisante et plutôt prétentieuse à la parisienne, qui ne m'empecha cependant pas de trouver un charmant garçon un peu extraverti répondant au nom de Stanislas.
Il m'emmena visiter Secret, une autre boîte gay située dans l'impasse juste à côté, qui tranchait avec la première par sa musique cheezy-pop et son ambiance ado-scorpeuse. Je l'emmenai ensuite à mon tour visiter notre apartement...

Samedi soir nous rendimes visite à "Chance", la plus grande boite gay moscovite, avec ses 3 salles, son inévitable show de drag et... en fait je crois que je suis bien en mal de vous décrire vraiment l'endroit car sitôt arrivé je me suis connecté avec un garçon sur la piste de danse. Avant même d'avoir pu faire le tour du propriétaire je m'étais ainsi déjà fixé avec un locataire!
En fait, pour plus de détail, mon coeur à tout de suite été submergé par l'abondante jeunesse environnante dès mon arrivée dans le première salle. Je me suis alors aussitôt mis à danser non loin d'une jeune crevette famélique en slim et aux cheveux mi-longs dont j'ai le secret, cela avant de me rendre compte que dansait derrière moi un joli minou tout mignon, torse-nu, une de ces petites beautés universelles avec une p'tite gueule d'ange et un corps joliment foutu, tout frais de ses 18 ans, sur laquelle on ne peut pas ne pas craquouiller, quels que soient ses goûts et ses couleurs politiques en matière gay. Etant donné son physique parfait et son assurance que je présumais à sa tenue dénudée, je ne me voyais que peu de chances de succès et heureusement j'eus bien tort.
Je ramenai donc Andrey à dormir (...et pas seulement...) à notre appartement. La nuit fut chaude et le sommeil court.
Oui le Père Noël était bien passé en cette veillée pascale moscovite. Je crois que ce garçon est dans le top 3 des 3000 mecs que j'ai dû me taper dans me vie, un petit bijou, mignon comme un coeur, gentil, passif, charmant, naturel et simple, avec juste un amusant petit côté pop-fan (il connait par coeur les Rihanna, Lady Gaga & co). De surcroit il ne cessait de me gratifier de compliments, me disant que c'était bien dommage de ne pouvoir trouver des garçons comme moi en Russie... bref, le monde à l'envers!!

Dimanche soir était bien-entendu dévolu à la très fameuse soirée "Propaganda". Après quelques diffcultés pour entrer dans la boite (je n'ai toujours pas très bien compris si on était arrivés trop tôt où si les physios jouaient le recalage à la parisienne) on finit tout de même par pénétrer dans la boite et en resortir avec un Pavel de 23 ans à la main.
Ce dimanche soir aussi la connection fut rapide, et de ce que je peux témoigner du reste de la boîte que j'ai pu observer du coin de l'oeil, il y avait force pétasses prétentieuses, y compris certaines en lunettes de soleil ou même portant des bottes de femmes à talons aiguilles..!

Côté saunas, notre première incursion eut lieu au Mayakovka Sport sauna, en compagnie de Pierre-Vladimir et son copain Amir. Très joli sauna, neuf, design et très propre, où hélas l'ambiance était ce soir-là un peu molle et où tous les beaux gaçons étaient des prostitués que l'on reconnaissait à leur string.

Le sauna Voda, devint en revanche notre point de ralliement quotidien.
Situé sur les abords de la rivière Moskva, face aux cheminées d'une immense usine, dans un quartier d'anciens entrepots reconvertis en restaus branchés, le sauna Voda, comme tous les établissements moscovites, n'est pas aisé à trouver pour qui ne s'est pas renseigner sur une carte détaillée indiquant toutes les cours et bâtiments occupant une même adresse. Et pourtant l'endroit est couru et en vaut le coup.
Il faut dire que notre première soirée la-bas, le jeudi, fut fort appréciable: un beau sauna, une bonne ambiance, relevée par un show de drag et un karaoke et surtout beaucoup de jeunesse et d'activités en cabines, Nous avons ainsi tous trouver sur place à nous substanter, et même à nous reservir, même s'il est vrai que nous avons tous goûté un peu les mêmes plats..!
Juste un warning à tout ceci: en Russie la capote semble inconnue... gare à vos fesses!

Pour la petite histoire, le tout premier garçon que je me suis fait à Moscou, en l'occurrence au sauna Voda, se trouva être... un russe que je m'étais déjà fait au Sun City voici un an!!!
"Star" incontestée que je suis du Sun City et de tous les bordels internationaux, il a fallu qu'on en arrive là: à me taper un mec que je connais déjà tandis que je débarque pour la première fois à Moscou!
Plus on voyage, plus le monde est petit... Le pire étant que bien-sûr nous avons au départ oeuvré ensemble sans réaliser qu'on se connaissait déjà, le rapprochement ne s'étant fait qu'a postériori, lorsque je lui dis que j'avais déjà rencontré un russe nommé Valery au sauna à Paris l'an passé! Je crois que bientot il faudra que j'aile draguer des martiens...

Ainsi, si l'homosexualité n'est certainement pas acceptée dans la culture russe, il n'en demeurer pas moins qu'existe un milieu gay vaste et vivant, digne des dimensions de cette capitale. On ne verra certes pas de garçons main dans la main dans la rue, mais on croise facilement à l'occasion dans le métro de la pétasse en slim et blouson argenté.
Les garçons sont plutot beaux pour qui est sensible aux slaves. Il y a certes beaucoup de blonds, mais pas seulement; côté diversité, queques asiatiques mais pas de blacks. A Moscou on ne trouve d'ailleurs guère de visages bazanés qu'aux abords des gares qui mènent vers les provinces du Caucase ou d'Asie Centrale.


Sinon pour le reste, la place Rouge et ses abords, avec notamment le Goum et le Kremlin, est bien entendu d'une grande splendeur et mérite le voyage.

Moscou abrite aussi nombre d'églises colorées et de monastères coiffés de bulbes dorés, où se tient toujours une messe, à toute heure de la journée.
Pour entrer, suivez les fidèles, qui ne manquent pas de faire et refaire courbettes et signes de croix au passage de chaque porte ou portail ou au tournant de chaque volée de marches menant à l'intérieur de l'église. Toute une ferveur névrotique et automatisée qui me laisse un peu dubitatif sur les progrès de l'humanité.
Dans les cours des églises, en ce w-e de Pâques orthodoxes, des babouchkas avaient établi marché et vendaient leurs gateaux et autres oeufs peints.

Côté météo, si nous avons pupasser la première journée en t-shirt... il neigeait 3 jours après. C'est Moscou, une ville de contrastes; contrastes météo, contratses sociaux, contrastes architecturaux, contrastes d'ambiance entre messes et tourbillonnement urbain... Bref, une ville qui bouillonne et qui change.

Côté logement, nous avions pris un appartement, à côté du métro Kropotkinskaïa, dans le quartier de l'Arbat, à proximité immédiate de l'imposante cathédrale du Christ Sauveur (détruite sous les soviétiques et reconstruite à l'identique voici 10 ans). Du 14e étage où nous résidions, nous avions vue sur la cathédrale et le Kremlin.
L'emplacement de notre appart ne manquait jamais d'impressionner nos visiteurs. L'Arbat, ancien quartier aristocratique, propose aujourd'hui comme tout le centre de Moscou un immobilier très onéreux, où le mètre carré se vend plus cher qu'à Paris. Autant dire que c'est hors de prix pour bien des russes. D'ailleurs cette location fut assez chère pour nous aussi, mais il en va ainsi à Moscou, des appartements et pire encore des hôtels.


Notre séjour fut aussi sympathiquement agrémenté par des moments passés avec mes différentes connaissances locales.

Sergey, notre ami russe Voronej rencontré l'an, passé au Sun City (décidément cet endroit est la source de tout...) par coïncidence à la fois par Arnaud et par moi à quelques jours d'intervale, nous avait déjà rejoint à Kiev le mois dernier et nous a de nouveau retrouvés à Moscou cette fois-ci, pour résider avec nous dans notre appartement et nous accompagner dans nos visites et sorties.

Pierre-Vladimir, un ami/ex, de nationalité franco-russe, que j'avais connu à Paris voici quelques années, nous a aussi accompagné dans quelques sorties.
Nous lui avons bien-sûr présenté Sergey qui... est quelque part originaire de la même ville que lui puisque la mère de PV, qui est russe, vient de Voronej! La Manchester Int. Gay Co. fait une fois de plus la preuve qu'elle est hyper-connectée, y compris sur Voronej-city au fond de la Russie...!
Il se trouve donc que PV a quitté Paris et est allé vivre en Russie où il bosse aujourd'hui dans une filiale russe de la SG: oui, un collègue de la Société Géniale!
Après des escapades estudiantines au Danemark et des stages notamment en Libye et au Liban, PV, friand de garçons méditerrannéens, vit donc depuis 3 ans à Moscou avec son copain Amir rencontré à l'époque à Beyrouth.
PV et Amir nous ont ainsi retrouvés dès le premier soir et nous ont emmenés dans un sympathique restau branchouille et gay-friendly occupant les grands salons d'un ancien hotel particulier de Kitai Gorod (la vieille ville de Moscou). Ils nous ont ensuite emmené visiter le Sport sauna, et le lendemain soir la soirée Q Party.

Soirée Q Party où nous avons également par hasard retrouvé Philippe, un ami d'ami parisien, que j'avais croisé voici plusieurs années, et qui vit depuis 5 ans à Moscou avec son copain russe, bossant tous deux dans la pub. Ils nous ont sympathiquement invités le lendemain soir pour verre dans leur coquet appartement de Strastnoy Bulvar.
Après avoir bouclé des boucles avec Valery et nos amis de Voronej, une troisième boucle était à son tour bouclée car il se trouve que Philippe et PV se connaissaient aussi, via leur réseau moscovite d'expats gays francophones..!
Cela me rémémorant aussi au passage l'inévitable clin d'oeil qui se produit dans presque chacun de nos voyages: à savoir la pédale touriste qu'on croise le soir au bordel et le lendemain après-midi dans un lieu touristique: eh bien cette fois non plus ça n'a pas manqué en la personne d'un bel allemand croisé la veille au soir au sauna et qui visitait en ce beau dimanche après-midi de Pâques le même monastère que nous! It's a small small world...


Et c'est avec regret que nous prenions déjà ce lundi notre train à la gare de Kievskaïa pour rejoindre l'aéroport de Vnukovo.
Certainement par une quelconque sagesse prémonitoire je n'avais pas commandé de transfert auto pour le retour vers l'aéroport. Et ce fut heureux, car je crois que l'aller nous avait suffi. En effet notre arrivée à Moscou le premier jour avait été fort sportive. Certes, les russes conduisent un peu à leur guise, le code de la route semble avoir été jeté aux vieux papiers et les lignes blanches sont des décors facultatifs. On le sait. Mais notre chauffeur dépassait vraiment toutes les bornes kilométriques et les limites du bon sens de la raison, fonçant comme un fou sur les 4 voies, n'hésitant pas à créer une voie supplémentaire là où il n'en existe pas, passant à quelques millimètres entre les autres véhicules et fonçant comme un forcené sur les voitures trop lentes pour les forcer à se ranger; il prenait même les bretelles d'autoroute par les voies d'arrêt d'urgence pour doubler tout le monde... On était aggipés aux sièges. Ce fut là une façon énergique d'aborder Moscou!

Et c'est avec regret que 5 jours après nous partions donc.
Cinq jours de découverte qui m'ont ainsi permis de constituer et vous livrer en substance mes impressions générales sur cette ville un peu rugueuse, où l'on ne vous sourit guère dans les magasins et où il ne faut pas s'attendre à ce qu'on vous tienne la porte dans le métro, mais où il y a de quoi visiter, sortir, s'amuser et baiser. Et une fois que l'on s'est accoutumé à ce nouvel environnement et qu'on y a pris ses repères on se dit qu'on aurait apprécié y rester un peu plus.
Mais nous reviendrons, c'est certain! Je comrpe visiter St Petersbourg l'an prochain, et donc repasser par Moscou. Le tout si possible aux beaux jours car... parait-il que les allentours de Moscou abritent des lacs et des plages gays très intéressantes agrémentées de sous-bois bien garnis!!


Notre retour de Moscou se fit tranquillement, et c'est sous un soleil salvateur que nous retrouvions Cologne, sa quiétude germanique et ses gens aimables, d'abord son aéroport puis son centre ville, où, après avoir rangé nos gros manteaux dans les valises, nous nous sommes installés à la terrasse d'un glacier.
Puis, en fin de journée, nous avons rejoint le sauna pour notre fameuse soirée jeunes mensuelle, la TNT. En cette fin de journée agréable nous avons pu profiter de la superbe terrasse et des abords de la piscine avant de nous enfoncer dans les profondeurs du saunas et des jolis allemands, qui comme toujours à chaque heure précise étaient assis sagement, nus, sur leur serviette, attendant le début de la séance de sauna avant d'aller se jeter ensuite directement à poil dans la piscine.
Une fois de plus il y avait donc du beau, du blond, du schleu comme on aime et m'en suis enfilé plusieurs à la suite avec délice dont un joli couple et un garçon de 18 ans très passif qui m'a occupé un bon moment.
Une fois nos appétits rassasiés nous avons pu de nouveau profiter des agréments de ce bel endroit, ses salons et ses installation aquatiques, où les garçons sont toujours amicaux et naturels en sus d'être beaux, bien loin des follasses malpolies et des allumeuses diverses du Sun City.
D'ailleurs la différence avec Paris ne s'arrête pas là: au sauna de Cologne le personnel est aimable et dévoué, on vous sert votre vin dans une jolie carafe avec un grand verre sur un petit plateau argenté, on vous mitonne de bons petits plats pour les 5 euros pour lesquels vous avez droit au Sun City à un vulgaire sandwich club sous blister servi avec une serviette en papier ou bien à un coca dans un verre en plastique qu'on vous balance sans un regard pour la "modique" somme de 4.80 euros.
En habitués que nous sommes en train de devenir nous avons de surcroît retrouvé sur place diverses connaissances renontrées lors de nos escapades colognoises précédentes comme Sven, un berlinois qui va venir me rendre visite à Paris en mai, ou notre ami d'origine ukrainienne rencontré dans les dunes du Cap d'Agde l'été passé. Bref, le sauna à Cologne reste toujours un bon plan.

Bref, une soirée-étape germanique agréable pour clôturer notre voyage russe qui s'est en tout point bien déroulé.
Poutine, Raspoutine, Staline, Ivan le Terrible... n'ayez pas peur de tout ça, et joignez-vous au prochain voyage!



SKINS!


Si notre w-e de Pâques orthodoxe eut lieu à Moscou, notre w-e de Pâques catholico-protestant eut lieu une semaine auparavant en Angleterre. Plus précisément à Cardiff et Bristol, la désormais célèbre ville des ados délurés de Skins.

A l'aéroport de Bristol, au sortir du vol et à la lumière de ce magnifique couché de soleil, on répérait bien vite sur le tarmac les passagers britaniques comme toujours en t-shirt et les français en manteau et écharpe.
Après un coup de train jusqu'à Cardiff et avoir pris possession sur place de notre chambre d'hotel, où la réceptioniste nous montra aimablement sur un plan le stade et le quartier des bars hétéros (oui, je fais encore illusion pour certains...), notre découverte de la capitale du Pays de Galles débuta bien entendu de nuit et par le quartier gay de Charles street.


Comme de coutume en ce beau pays on trouve de la jeune pédale de 30 kg tout mouillé et de la cochonou d'un quintal pièce à foison, que les thoniers du coin semblent toujours s'amuser à décharger dans les lieux gays. Ainsi, après un court passage au bar Icôn, nous nous mettions en recherche du bar Minsky's. Ouïssant au fond d'une rue un air d'Abba, nous trouvions vite l'endroit. Chez Minsky's, nous découvrions donc un sympathique show-bar où une drag queen proche de la retraite enchaînait du "dancing queen" après du "Fernando" et du "Waterloo" (ça fait 30 ans qu'ils n'ont pas changé leurs disques outre-manche) le tout devant un par-terre de cochonous enormissimes qui étaient toutes en transe, les mains en l'air, sauf une qui brandissait sa béquille...
C'est laid, c'est kitsch mais c'est bon-enfant et on s'amuse; ce sont les britaniques dans leur splendeur décadente post-coloniale
Pour info, nous sommes revenus chez Minsky's le lendemain midi pour déjeuner; la scène avait disparu et un couple de personnes âgées et un ouvrier des travaux publics en gilet fluo y étaient en train d'avaler leur hamburger.

Pour en revenir à notre soirée, Cardiff propose 3 boites gays principales, avec souvent plusieurs salles sur plusieurs étages et proposant toutes des formules d'entrée avec open bar pour 20£, ce qui est bien peu cher connaissant la capacité alcoholique des britaniques.
Une fois encore, on ne perd guère au change à quitter les caves parisiennes de 10 m2 telles le club 18 ou le tango pour se rendre dans une quelconque ville de province britanique où l'on sera toujours certain de trouver maints endroits de divertissement dignes de ce nom. Un bar comme Minsky's est ainsi sûrement déjà plus grand que le Raidd le Cud et le Club 18 réunis, même s'il est vrai qu'en ce vendredi ces lieux de Cardiff étaient certainement bien moins remplis que ce qu'ils doivent être en une soirée de samedi ou de veille de pont.
Côté boîte, notre choix s'est orienté vers Pulse, où nous nous sommes faits accueillir par une drag locale à la face plâtrée à la farine Francine qui nous a sympathiquement guidés à l'intérieur.

Sur place, je me suis vite mis en chasse. Et comme d'ordinaire, c'est la cochonou qui se montre la plus communicative.
Après avoir soulevé une cochonou dans les toilettes (pour hommes ou pour femmes, on ne sait jamais bien dans ce pays là et tout le monde s'en moque) qui voulait voir je ne sais pas qui derrière la porte (je ne sais pas ce qui était le plus rude à supporter: le poids lui-même de la cochonou ou bien la sensation flasque de serrer ses cuisses), je me suis ensuite fait aborder par une autre cochonou qui m'a demandé d'où je venais, puis quel était mon type de mec et si je voulais embrasser son pote, ce pour quoi je ne me suis bien-sûr pas fait prier.

La crevette était maigre, mignone et très épilée comme il me sied, également sympathique, même si après vérification manuelle elle sentait un peu du derrière...
Mais c'est là une contsante chez les britaniques. Si j'ai pu en effet constater que les jeunes français n'apprenaient à se laver le derrière que vers 18 ans, il semble bien que les britaniques ne l'apprennent jamais.
Mais ce qui me freinait était plutôt le fait que ma crevette, bien que gentille et affectueuse, ne semblait pas très prompte à rentrer avec moi à l'hotel, si bien que, tandis que je dansais avec elle sur la piste, j'ai subreptissement glissé dans les bras d'un autre garçon qui me dévorait des yeux. C'est un sale coup de pute... mais bon, on ne va pas manger du gallois tous les jours, alors c'était cette nuit ou jamais.

Le second garçon, Tommy, 22 ans, brun aux yeux bleus ne se fit pas prier pour me ramener chez lui. Ou plus précisément chez son propriétaire, chez qui il loue une chambre dans une très jolie maison.
Le propriétaire n'étant pas là, nous ne nous sommes pas priver de faire la totale sur l'évier de cuisine. On aurait pu baisser le volet mais au moins nous avons pensé à ne pas laisser la capote à côté du micro-ondes.
M'ayant gardé à dormir, Tommy, aide soignant de son état, et qui m'a bien soigné dans mon état, m 'a sympathiquement raccompagné en voiture le lendemain matin jusqu'à mon hotel qui n'était pourtant que 2 rues plus loin.


L'après-midi de samedi fut consacrée à la visite du centre ville et de Cardiff-bay, le tout nouveau quartier côtier très moderne qui vient d'être aménagé. En ce week-end pascal chaud et ensoleillé, auquel s'ajoutait un match de rugby opposant Cardiff à Toulouse, il y avait foule un peu partout. Les rues étaient remplies et les pubs blindés de buveurs de bière dès midi. Du fait du match, le centre ville était aussi très francophone, et doté d'une tonalité méridionale en sus du parfum spécifiquement gallois qui s'affiche sur tous les murs de la ville dont les pancartes sont bilingues.
Puis, après un coup de car, nous nous retrouvions en fin d'après-midi à Bristol pour une promenade complémentaire dans le centre ville qui comprend entre autres comme à Cardiff d'ancien docks réaménagés dont les terrasses étaient prises d'assaut par les gros anglais blanchâtres avides de soleil.


Le soir venu, après un rapide tour de quelques établissements gays du coin, c'est à Flamingo's, la principale boite de Bristol, que nous décidions d'établir notre QG nocturne. 2 pistes de danse complétées par des petits salons ou bars séparés, reliés par un dédale de couloirs, le tout rempli de pédales britaniques et de cochonous, qui en ce week-end pascal n'avaient pas hésité à arborer oreilles et queues de lapin, ne démentant pas tout à la fois leur sens aigu du déguisement et leur absence totale de sens du ridicule. Les cochonous qui n'étaient pas en lapine étaient déguisées en cloche, comme d'ordinaire.
Après avoir enc*** un garçon dans les toilettes (il était venu se frotter à moi auparavant sur la piste de danse), je me suis fait sauter dessus par un joli blond souriant de ses belles dents blanches. J'avais repéré qu'il me regardait de loin, et au moment précis où je me suis retrouvé seul il est venu franco. C'était mon 4e mec du week-end, et pour la 4e fois, c'est moi qui me faisait draguer..! Chose extrêmement rare, sachant qu'en général c'est plutot moi qui dégaine plus vite que mon ombre avant que le lapin n'ait eu le temps de me voir surgir!
5 minutes après nous étions à la porte du sauna, c'est à dire la porte juste à côté de celle de la boite. Après nous être acquittés de notre droit d'entrée auprès d'une travelotte au soutien-gorge ballant qui faisait office de caissier(ère), nous nous sommes déshabillés puis aussitot mis à l'oeuvre dans un grand esprit de débauche. Débauche qui d'ailleurs caractérisait l'endroit, très typique de bien des saunas brita-niques: c'est pas tres propre, rempli de "old gifts" mais tout le monde est très direct et il s'en passe de joyeuses.


Le lendemain midi (dimanche), après quelques courtes heures de sommeil, avec pas mal de fatigue et l'impression d'être en Angleterre depuis au moins 6 jours, nous étions de nouveau à l'aéroport de Bristol pour embaquer notre vol easyjet pour Genève.
Mon blond de la veille, stewart sur easyjet, n'était hélas pas du vol.


Dimanche soir à Lausanne, ce fut notre soirée Jungle "Easteria" habituelle. Trop de queue, trop de monde, l'essentiel de notre soirée s'est partagée entre la backroom et la cour, histoire de respirer un peu.
L'after au sauna fut bien-sûr le moment très attendu. Car de mon point de vue, je considère plutôt les évènements comme "before-boîte" à titre accessoire et ensuite "sauna-party" à titre principal!
Cet after fut en l'occurrence et surprenemment un peu moins jeune que d'ordinaire, ce qui n'empecha pas de débusquer le lapin de Pâques et de retrouver d'anciens plans toujours fidèle (oui, moi je trouve de la fidélité dans mes plans, c'est comme ça).
Quelques amusements donc, sur des banquettes de salles collectives et dans des recoins de couloirs, car il faut savoir qu'à l'after, les gens pioncent dans les cabines pendant que les autres se retrouvent à devoir baiser dans les couloirs ou sur des canapés à coté d'autres mecs qui ronflent...
Nous avons aussi recroisé sur place une ancienne connaissance parisienne, qui comme toutes les "anciennes connaissances" a eu le temps de doubler de volume entre 18 et 25 ans.
Me concernant, après ce week-end britanique déjà très fourni en sexe et très pauvre en sommeil, mes énergies étaient déjà pompées, au propre, comme au figuré et je n'ai tenu l'after "que" jusqu'à 9H. Après avoir donc baisé avec 3 mecs l'un après l'autre, l'un avec l'autre et l'un dans l'autre, je suis allé à mon tour m'écrouler sur une banquette jusqu'à midi, heure de notre train de retour pour Paris... et veille de notre départ pour Cologne!

Car oui madame monsieur, comme vous le voyez, avec Manchester Tours International, le programme est toujours garni et vous n'avez pas le temps de respirer: Cardiff le vendredi soir, Bristol le samedi, Lausanne le dimanche, Paris le lundi, Cologne le mardi, Moscou le mercredi!!! Un jour par pays...je crois que les tour-operators japonais ne font pas mieux. Those who run seem to have all the fun!



Гей Украины


Hello tous!

Retour d'Ukraine en ce début de semaine.
Ce séjour de 10 jours a été riche en découvertes. D'où un riche mail!

"En voyant les Mercedes filant à vive allure le long de larges boulevards bordés de bâtiments staliniens, les visiteurs saisissent rapidement les caractéristiques principales de Kiev: une ville tape-à-l'oeil, affairée et monumentale.
Si historiquement Kiev est peut-être la "mère de tous les peuples slaves orientaux", elle présente aujourd'hui un visage moderne incarnant le sommum de la consommation ostentatoire pratiquée pas les "nouveaux ukrainiens"".
Voilà le paragraphe introductif du guide Lonely Planet.
Après avoir été fort aimablement accueillis à l'aéroport par Youriy, un ami d'ami ukrainien, nous avons pu mettre à l'épreuve les dires du guide.
Depuis l'autoroute qui mène de l'aéroport de Borispol au centre de Kiev, le coté "monumental" commence plutot par une foret de tours de banlieue, un manhatthan de HLM et de condominiums atteignant parfois 30 ou 40 étages, un ensemble urbain à l'allure particulièrement impressionnante dans le brouillard glacé de début mars. La Seine St Denis peut aller se rhabiller.
Puis, après avoir traversé un grand pont à haubans au dessus du Dniepr, on apercoit soudain jaillisante une statue pharaonique haute de 62 mètres, 102m socle inclu, commémorant la seconde guerre mondiale en la personne d une guerrière armée d'un glaive et d'un bouclier et qui dépasse donc tranquillement la pourtant fameuse statue de la liberté (46m, 92m avec le socle). On la surnomme "Seins de fer".
Puis s'étalent les faubourgs de Kiev avec leurs barres d 'immeubles khrouchtchéviennes sans charme le long de radiales à la chaussée trouée, le tout avant d'arriver dans le centre proprement dit.
Le Boulevard Khreschatyk est l'avenue principale de Kiev, piétonne le week-end, le long de laquelle on retrouve les fameux immeubles staliniens décrits pas le guide: d'imposantes facades classiques et pompeuses parfois surmontées de hauts-reliefs, de clochetons et autres détails froufrouteux. En haut du boulevard, juste avant la fameuse place de l'Independance, lieu symbolique de la Révolution Orange, une rue sur la droite concentre une grande partie des enseignes Gucci, Rolex and co, avec des 4x4 Mercedes noirs aux pare-chocs rutilants tous garés à la queue-leu-leu.
C'est ça l'Ukraine, un pays émergeant aux différences sociales criantes. Kiev concentre les fortunes du pays, celles des fameux nouveaux riches (ou "nova richa"). L'ukraine est comme je disais un "pays émergent": en effet, on n'y est pas préoccupé par l'écologie le temps libre ou la qualité de vie mais plutot par le fric, le fric, le fric. Les magasins sont ouverts 7j/7, la ville est truffée de casinos rutilants, de placards publicitaires pour des 4x4 ou des projets immobiliers démesurés qu'on trouverait hideux chez nous mais qui font apparemment rever les ukrainiens. Devant les restaus chics et autres lieux branchés, on retrouve d'immanquables nénons criards, flashs et autres clignotements clinquants, et bien sur des 4x4 noirs aux vitres fumées garés bien en travers du trottoir. Remarquez, entre l'état de la chaussée et l'habitude de se garer sur les trottoirs, le 4x4 en ville trouve toute sa justification.
Les riches aiment montrer qu'ils sont riches. C'est la culture du tape à l oeil et du mauvais gout. La voiture du riche n'est pas une berline ni une voiture de sport: c'est un 4x4. Toujours noirs avec pare-chocs chromés. Passez dans certaines rues aux enseignes de luxe ou devant les casinos: c'est un vrai salon du 4x4: Mercedes, BMW, Porsche, Lexus... tout y est.
Le casino d'ailleurs on y va en famille. Du 4x4 noir descendent monsieur, madame et les enfants. Le casino fait aussi restau, cocktail-lounge, karaoke...
" - Tu as vu ma nouvelle cravate à 500$ achetée au magasin Truc? - Tu t'es fait avoir, il la vendent 1000$ au magasin Machin!". Voilà une blague locale sur les nouveaux-riches.
Si bien que dans tout ce monde d'apparences... les pds y trouvent bien leur place!

Ma mère me disait avant de partir: "fais attention là bas... tes tenues...etc...". Sur place nous fumes bien vite rassurés en trouvant à tout coin de rue, dans les restaus ou dans le métro de jeunes pds locaux ultra-fashionisés, bronzés, avec jeans slims, vestes de cuir cintrées, cols a fourrures, baskets dorées, brillant à l'oreille, cheveux babylissés, mèches décolorées en blond ou meme parfois recolorées en bleu... Et sans oublier bien-sûr les grosses lunettes de soleil toujours très utiles dans le brouillard ukrainien.
Plus en conformité avec le climat local: la mode des bottes. En bottes à Paris on me regarde toujours comme une chose bizarre, comme si cet accessoire incongru était reservé aux femmes. A Kiev, les pédales sont bien campées dans leurs bottes. Les hétéros aussi d'ailleurs. Que de beautés bottées... Et ca matte pas mal sur le Bd Khreschatyk.

Le milieu gay justement, venons-y.
La principale boite gay s'appelle Androgin et se trouve dans une banlieue nécessitant trajet et taxi à prix négocié avec le chauffeur (pas de compteur la bas évidemment....). A l'adresse dite, sur un grand batiment stalinien à colonnade se trouve une porte sans nom de laquelle sort un boum-boum technoide: c'est ici. Entrée aux tarifs quasi-parisiens (10 à 12 euros) pour découvrir une vaste boite pourvue d'une grande salle clinquante aux murs couverts de miroirs et d'écrans plasma où un DJ joue une musique électro-dance dynamique à un degré de décibels certainement non-autorisé, et d'une seconde salle plus petite et très remplie où se joue de la pop russe toute la soiree. Tout le monde connaissait les paroles... sauf nous qui étions un peu perdus.
Le pd est ici jeune (18-30 ans, niet de butchs) et fashionisé, mitaines et inévitables lunettes de soleil incluses. La façon de danser est aussi prétentieuse et extravertie que les tenues. La où les parisiens sont arrogants par leur retenue, les ukrainiens le sont par leurs déhanchements extravertis sans complexe et leurs poses de starlettes.
La drague est difficile; tres difficile. Malgré une backroom hélas peu fréquentée.
Heureusement, à 2H a lieu le show. Et je dois dire que pour avoir traversé à peu près tous les pays et boites gays d'Europe, je me trouve fort surpris de trouver en Ukraine tout simplement le meilleur drag show qu'il m'ait été donné de voir: pendant près d'1h se déroule sur la vaste scene de la grande salle un enchainement de play-backs assurés par 2 créatures transexualisantes sublimissimes assisitée de 3 danseurs professionnels, usant de mises en scene et d'effets visuels et artistiques recherchés. Ce sont au final de véritables clips live, impressionants et ultra-professionnels. Quand on pense que ce spectacle se renouvelle toutes les semaines, on imagine les heures de répétition, et c'est bien un emploi à plein temps qu'occupent les artistes d'Androgin. Rien en commun avec 2 gogos et une miss Tyra qui vient vaguement remuer du popotin sur un estrade branlante.

Pomada est la seconde boite gay principale, cette fois-ci située dans le centre de Kiev. Large public de lesbiennes (ce qui tombait bien car nous y sommes allés la veille de la "journée de la femme", jour férié en Ukraine) mais aussi de minets encore plus minets et plus pète-cul qu'à Androgin. Surement les fils des papas qui ont les 4x4 noirs. Ils viennent tous accompagnés de filles à pd - cochonous. Ca prend la pose et ca se la raconte, toujours lunettes de soleil incluses, le tout sur une piste de danse une nouvelle fois couvertes de miroir, murs et plafond compris. En 2 passage sur places j'ai réussi à y emballer 2 garcons de 18a ultra mignons. Mais rien de plus. Ca ne se laisse pas ramener comme ça.

Oubliez Prague et ses garcons faciles, Budapest et ses garçons timides. Kiev ce n'est pas l'Europe de l'Ouest, ni l'Europe Centrale. C'est le monde russe, le monde slave oriental. Une mentalité différente et plus rude.
Quel maigre butin que le notre à Kiev. Et pourtant du beau garçon il y en a. Des visages typiquement slaves, un peu larges, blonds, aux pommettes plates. Des beautés partout dans la rue, dans le metro, devant le MacDo... Quelle frustration. Et ce d'autant plus que nos rares rencontres nous ont permis de retrouver des noms qui nous ont si familiers de par nos films porno spécial-minets souvent tournés dans les pays de l'Est et téléchargés sur Emule: il y a du Stepan, Vitalic, Vova, Taras... Bref, tous nos "héros" étaient bien là.

Pour le reste, un voyage tres intéressant, qui permet de découvrir un pays, d'un point de vue touristique, mais aussi en s'immissant dans sa vie locale, ses transports, sa province...

Pourtant, mes collègues m'ont encore redemandé: "où pars tu cette fois"? Ils avaient un peu de mal à imprimer "l'Ukraine". Lorsque j'annonce ce voyage on me répond en général un vague "ah" déconcerté et incrédule, avant de passer à un autre sujet. Sauf une fois où on m'a répondu "c'est pour le travail?" et une autre fois "tu es ukrainien?". Sic -
Lorsque j'ai versé les arrhes à l'agence ukrainienne pour notre location d'appart, le centre Carte Bleue Visa m'a appelé pour savoir si c'était normal que je fasse un virement en Ukraine... Pays méconnu, pays louche. Quasi rien sur google map. D'ailleurs quand on envoie des mails aux hotels locaux, personne ne répond... Avant d'y aller c'est parfois à ce demander si ce pays existe bien.
Et pourtant la Rus kievienne était l'état le plus vaste et le plus puissant d'Europe aux Xe et XIe siècles... avant de se faire tirailler de siècle en siècle entre la Pologne, la Lituanie, la Turquie et la Russie. Au final il est vrai que l'Ukraine indépendante s'est résumée à 1918-1920 et n'a reparu qu'en 1991. C'est néanmoins un pays vaste et aux paysages variés.En témoigne notre séjour en Crimée.

Certes, l'hymne national s'intitule: "L'Ukraine n'est pas encore morte" ... tout un programme joyeux si on s'arrête à ça.
Il est toujours amusant de voir comme dans l'esprit des gens certaines destinations sont sur-évaluées sur le plan festif, comme Berlin ou Amsterdam par exemple, qui, si elles sont sympathiques, ne me font pas du tout me pâmer outre mesure. Et d'autres destinations sont quant à elles complètement ignorées. Et pourtant, moi, coté gay, je me suis bien plus amusé à Kiev qu' NYC.

Et coté tourisme? Certes il y a plus à voir à Rome ou à Prague qu'à Kiev. Mais une fois qu'on a déja fait ces destinations, il est intéressant de voir autre chose.
Etant passionné par les pays de l'Est et intrigué par les vestiges du communisme, ce voyage m'intéressait particulièrement. Pendant ce temps ma collègue a traversé l'Atlantique pour aller en vacances... en Martinique. Faire 6000km pour retrouver la France version cheap, et finir sur une plage, je n'en vois guère l'intéret. Si encore c'était pour aller à Miami ou Mexico...Mais non, pour certains c'est tellement mieux de partir loin en restant chez soi. En tous cas je ne regrette pas mon choix et suis heureux de découvrir des endroits dont personne ne parle.

Et ceci alors qu'il y a vraiment de beaux sites à visiter en Ukraine.

Pour ce premier w-e, Youriy nous a fort sympathiquement guidés de bout en bout: après nous avoir cherchés à l'aéroport, ils nous a ainsi ensuite aidés auprès de l'agence qui essayait de nous refourguer des appartement bien plus chers que prévus, puis nous a offert une visite de la ville, avant de nous emmener dans les restaus bars et boites.
Nous étions aussi pour ce premier w-e kievien en compagnie de Sergey, notre ami russe rencontré l'été passé au Sun City et qui, depuis sa ville de Voronej en Russie, avait décidé de nous rejoindre à Kiev au terme de 20h de train. Si Sergey n'est pas expansif de nature, il m'a cependant permis de me rechauffer le soir au lit en kalininant un peu (Sergey Kalinin....ah ah!)

Notre groupe franco-ukraino-russe partit donc à la découverte de Kiev dans un brouillard glacé, qui conférait aux puissants batiments staliniens un aspect encore plus magistral et aux parcs de la ville une nymbe de mystère hivernal. Bien-sur on aurait pu venir à Kiev en été quand il fait plus de 30 degrés. Mais non, on voulait du cliché soviétique dans la grisaille de la fonte des neiges.
Devant les immeubles des ministères, devant la Rada (l'assemblée ukrainienne) comme sur la vaste place de l'Indépendance, ce qui me frappa ce furent ces banderoles de revendications et ces guitounes de manifestants installées ça et là. Ce pays cherche sa démocratie. Il la cherche, et on le laisse la chercher, c'est déjà un bon début. Ce n'est pas en Russie qu'on trouvera des banderoles agraphées sur les murs du Kremlin. Evidemment tous les dirigeants sont des gens qui se sont enrichis dans les années 90 et qui ont les mains sales (bien que se “lavant les mains” de l'interet general), et on sait bien que la vie politique locale est davantage pavée de morts suspectes et d'urnes truquées que de bonnes intentions, mais certains semblent vouloir vraiment réformer le pays. La Première Minisitre Ioulia Tymoschenko, dont la natte légendaire rappelle à la fois une jolie bavaroise et la princesse de Star Wars, est à cet égard symbolique. Une femme de poigne, fille d'institutrice, devenue ingénieur, qui a fait fortune dans le gaz et s'est imposée en politique durant la Révolution Orange; c'est pas du Ségolène qui fait de la neige au Père Noel. Elle est belle, mais ce n'est pas tout, et elle n"hésite pas à rudoyer Poutine. Comme la Rodina Mat, c'est un nouveau "seins de fer".

Mais revenons à notre visite. Batiments officiels staliniens, parcs publics, monastères à coupoles dorées, églises orthodoxes toujours en pleine activité à toute heure de la journée avec des babouchki qui font des courbettes à n'en plus finir, des choeurs en direct live et des équipes de pretres qui balancent de l'encens à longueur de journee (mais que foutent les curés en France??), et statues monumentales soviétiques sont notamment au programme de la visite de Kiev. Je vous ai déja parlé des 102m de la Rodina Mat, mais il y a aussi d'autres choses du genre, et notamment une gigantesque arche symbolisant l'union russo-ukrainienne et qui prend la nuit... les couleurs du rainbow! Arche aujourd'hui un peu encombrante si on en juge par les relations politiques tendues entre la mère ukrainienne et le grand frère russe. Pour pacifier tout cela, une petite photo s'imposait donc, avec en premier plan notre ami russe mr Sergey Kalinin et notre nouvel ami ukrainien mr Youriy Makarenko.

Nous avons aussi visité le musée de Tchernobyl où il est intéressant, à en croire les cartes, que la zone contaminée s'arrête juste aux portes de Kiev... Heureux hasard dont on se demande s'il est davantage scientifique ou politique. Mais on se dit soudain que peut-être si on revient ici un jour en été il vaudra mieux ne pas trop se frotter aux alluvions de la plage gay d'Hydropark, dont l'eau vient
directement de la zone contaminée. C'est une plage classée X... Avis aux radio-actifs et aux radio-passifs.

Bref, ce séjour à Kiev fut fort riche et le premier week-end surtout nous parut donc de ce fait bien plus long qu'il ne fut en réalité. De toutes facons, concernant ce 1er week-end, en ne dormant qu'une nuit au lieu de 3, il n'y a pas de surprise a à cela..!

Notre séjour de 5 jours en Crimée à seulement 3 avec Cyril et Arnaud nous a quant à lui permis de changer complètement de cadre et de découvrir une côte de la mer Noire au climat et au relief méditerrannéen. Cette Côte d'Azur ukrainienne, ancienne région russe transférée à l'Ukraine, était et demeure la grande destination estivale de l'ex bloc soviétique. Pour info, la Crimée se trouve au niveau de Marseille, et Kiev à la latitude de Paris.
Au sortir de l'avion, un soleil éblouissant et un air tiède et sec nous ont donc réchauffé du froid humide kievien qui nous avait glacé les os durant 2 jours.
Afin d'éviter les 3h30 de trolleybus reliant Simferopol à Yalta (80 km, la plus longue ligne de trolley du monde); nous avions commandé un transfert (et sympathique surprise, notre chauffeur parlait francais). En tous cas il faut bien se rendre compte que les échelles de distance prennent tout de suite une autre mesure dans ces pays très à l'Est. 30km c'est 1H de bus. Les trains roulent à moins de 50km/h de moyenne. Et quand on voit la tete des trolleys de Yalta, ça change bien des bus modernes de Kiev.

Les trolleys. D'époque antédiluvienne, à l'instar de leurs chauffeurs et leurs passagers, réparés certainement un nombre incalculable de fois depuis les années 50, ces pauvres betes toussotent et grimpent péniblement à 10km/h les rudes montées qui jalonnent la côte accidentée de la Crimée. C'est typique. Ce sont les vestiges du passé.
Mais soyons conscients d'une chose: cette situation est symptomatique de l'Ukraine "occidentale" d'aujourd'hui, et n'est pas à imputer au régime soviétique. Car du temps du communisme, par définition ces bus étaient neuf. C'est bien le régime actuel qui peine à renouveler les infrastructures, qui du coup datent de l'époque communiste et sont à bout de souffle.
Alors on répare toujours et encore. Les mécanos locaux ne doivent pas être bien calés dans les nouveaux moteurs hybrides mais je suis sûr qu'avec 2 vis et un élastique ils vous montent un trolley. Mais du coup reconnaissons un avantage aux trolleys: ils sont idéaux pour avoir le temps de prendre des photos.
Les marchroutki sont néanmoins une alternative: il s'agit de minibus, un peu plus chers (10 centimes d'euros pour le minibus contre 6.5 pour les trolleys - c'est la ruine...) et plus rapides. Du coup c'est aussi plus chic: on y trouve des femmes avec de belles teintures blond vénitien années 80 et des vêtements qui brillent, en lieu et place des papys qui puent du trolley. Ils s'arretent à la demande et prennent et larguent des gens venus d'on ne sait où en rase campagne le long de routes désertes. La personne qui monte s'asseoit au fond et tout le monde fait passer l'argent au chauffeur puis la monnaie en sens inverse. Il y a de la confiance dans ce pays.

Autour de Yalta nous avons donc utilisé les transports en commun locaux pour découvrir les points d'interet de la cotes: le fameux Nid d'Hirondelle (chatelet accorché à flanc de falaise au-dessus de la mer), le palais de Massandra (dont Staline avait fait sa résidence d'été), le palais Voronstov (étrange demeure anglo-orientale du comte Voronstov au XIXè siècle) et bien sûr le palais de Livadia, résidence d'été du tsar et lieu de la célèbre conférence de Yalta.
Yalta en elle-même est une station balnéaire aux standards locaux: derrière un front de mer aux lumières kitsch et où on peut croiser à l'occasion un skateur mignon, le reste de la ville est une ensemble d immeubles tres soviétiques, les uns bien défraichis et les autres en construction depuis visiblement trop longtemps. Ne crachons pas trop sur l'urbanisme de la Cote d'Azur.
Un peu plus loin, Simeiz est une localité de bord de mer offrant une plage gay très connue. Evidemment en mars ce n'était pas encore la saison de la migration du pd tout nu...

Après 2 jours à Yalta, arrivée à Sébastopol; oui oui l'avenue du sauna, nom dont je m'amuse souvent à demander à mes conquetes ce qu'il évoque à leurs yeux; ce à quoi on me répond le plus souvent "un écrivain". Une culture littéraire qui décidément chez nos concitoyens concurrence rudement la culture géographique...
Sébastopol donc. Etant donné l'important politique de la ville, on eut pu s'attendre à un peu plus de modernité. On peut cependant y découvrir quelques beaux batiments classiques d'un blanc pimpant et un bord de mer où l'on voit croiser les navires de guerre russes qui ont pris le port à bail jusqu'en 2019. Il y aussi au sommet d'une colline une grande statue de fer typique du gigantisme soviétique commémorant la seconde guerre mondiale. Car oui c'est pas de chance pour une ville fondée à la fin du XVIIIè siècle: elle a été entièrement détruite par 2 fois, à l'occasion de la guerre de Crimée au XIXè et de la seconde guerre mondiale au XXè. "Devastopol" pourrait-on la renommer.

Le même jour, notre arrivée de nuit à Bakhchissarai, 30 000 hab, nous surprit un peu. Depuis la fenetre du taxi qui sautait sur toutes les bosses de la route défoncée, quelques rares lampadaires faiblards éclairaient de loin en loin un paysage dévasté de maisons décrépites, de murs éventrés, de barrières rouillées. Parfois le taxi faisait une embardée pour éviter une pierre au milieu de la rue. Quelle vision étrange que cette ville plongée dans le noir. On aurait cru un paysage de guerre. Arrivés à l'hotel on comprit bien vite qu'il n'y avait rien a faire à part se coucher à 21h.
Le jour levé, après un petit-déj servi par un personnel d'une amabilité toute soviétique, nous pumes constater le paysage urbain de Bakhchissarai en plein jour. Une ville en l'état de quasi-ruine, où errent quelques chiens et de rares Ladas d'époque. Comme dans la plupart des villes ukrainiennes, les canalisations sont accrochées en l air et traversent les routes de maison en maison. Priorité à l'essentiel, pas à l'ésthétique. Cependant, avec surprise, on croise ça et là dans la rue un joli minet méché, avec brillant à l'oreille ou lunettes de soleil façon star-attitude.
Notre visite de Bakhchissarai inclut tout d'abord le palais de Khans. Car oui fut une époque ou Bakhchissairai, cette ville de montagne, était un centre politique important, la capitale des Tatars de Crimée, descendants des Mongols venus envahir l'Europe au XXIIe siècle. Déportés en Sibérie sous Staline, les Tatars reviennent aujourd'hui s'installer sur la terre de leurs ancêtres. Sans ressources, cette population défavorisée squatte aujourd'hui aux environs de Simferopol des terres qui ne leur appartiennent pas et sur lesquelles ils batissent de maigres maisonnettes.
Après la visite dudit palais et au terme d'une petite marche, on vit ensuite un petit monastère accroché à flanc de falaise avant de grimper plus haut dans les montagnes visiter des cités trogolodytes et profiter de beaux points de vue sur les vallées environnantes.

Le soir même, à Simferopol, ce fut le retour à la civilisation et un logement confortable dans un ancien hotel Intourist réhabilité. Ici encore un centre ville criard parsemé d'enseignes lumineuses, de casinos et d'écrans de TV géants gueulant toute la nuit, et puis des faubourg de maisons pré-soviétiques délabrées auxquels succèdent des banlieues garnies de barres de béton khrouchtchéviennes. Au supermarché, 2 filles derrière nous à la caisse n'en revenaient pas que nous venions de Paris, elles gloussaient à n'en plus finir et l'une d'elle toute rouge à donné à Cyril les centimes qu'il cherchait vainement dans son portefeuille. Paris fait rever, et on retrouve l'Arc de Triomphe sur des pubs pour des meubles ou des credits bancaires. Ca nous rappelait la jeune caissière du self-service de Yalta qui poussa un long soupir plein de rêves quand on lui répondit qu'on venait de Paris. Ah si seulement les gays de Kiev en mouillaient autant pour nous que les filles de province..!!

Ce faisant, le maximum d'érotisme brulant durant ce séjour en Crimée nous fut apporté par la série "Kadetti", série russe sous-titrée en ukrainien (ça nous aide beaucoup...) se déroulant dans une école militaire où arrivent toutes sortes d'histoires au jeune et blondinet cadet Makarov et ses coéquipiés de chambrée tous blonds et mignons - à part le gros de service qui doit en Russie remplacer le traditionnel black de service inexistant par ici. (Oui d'ailleurs, avis à nos amis colorisés: on n'a pas vu un seul black en Ukraine, alors venez tentez votre chance, peut-être votre position monopolistique vous donnera-t-il plus de succès en boite..!)

Vendredi 13 mars: vol retour de Simferopol à Kiev.
Nous avons tout d'abord déjeuné dans le restaurant de l'aéroport. Comme souvent aucune pancarte, aucun menu affiché, pas de lumière. Toujours à se demander si c'est ouvert. Mais ça l'était bien, et au fond de cet immense batiment stalinien à colonade prétentieuse on finit par trouver une salle de restau au faste soviétique suranné et des toilettes dont les robinets crachaient de l'eau marron.
L'appart de notre second w-e à Kiev se trouvait vers Baseina, un quartier où l'on trouve des commerce de proximité essentiels comme un concessionnaire Bentley et des boutiques Chanel ou Hugo Boss. Notre appart se trouvait dans une grande barre de béton brejnévienne... comprenant au rez-de-chaussée un casino rutilant et une inévitable pelletée de 4x4 garés sur le trottoir.
C'est cela Kiev: il ne faut surtout pas se fier au style soviétiforme des facades ni à leur fraicheur suspecte. Elles peuvent aussi bien abriter de beaux appartements. Et le notre etait top-tendance.
En Ukraine il ne faut pas préjuger, ni s'arreter rebuté par un passage sombre, une cour noire, un sous-terrain crasseux, une chaussée trouée ou une facade décrépite. Ce qu'il y a derrière peut etre différent. Très vite, pour trouver les appartements, les bars ou les saunas on s'habitue a traverser ce qu'en France on appelerait des "coupe-gorge". Car on a pour habitude de conférer une appréciation sécuritaire négative en fonction de la physionomie malpropre des lieux. A Kiev, aucun passage sombre n'est un "coupe gorge". Ce sont des gens ordinaires qui l'empruntent. Il s'agit du décor de la vie ordinaire et non de celui d'un ghetto où vous attendrait une racaille mal-intentionnée. D'ailleurs jamais on ne s'est senti en insécurité, que ce fut à Kiev ou en province. Le pays semble plutot paisible de ce point de vue.

Les seules difficultés de séjour sont mineures et consistent plutot à s'habituer aux petites spécificités locales.
Mais ce sont justement ces aspects qui font le charme du voyage. Je suis en effet dans l'âme plus geographe qu'historien et ce qui m'intéresse avant tout n'est pas tant le palais des Khans ou l'Eglise de tel siècle mais plutot la découverte de l'Ukraine d'aujourd'hui.
Ainsi sur place pour se repérer il convient déjà bien-sur de savoir déchiffrer l'alphabet cyrillique, chose à laquelle je m'étais heureusement déja entrainé. Comme quasi personne ne parle anglais, il convient de savoir se débrouiller.
Il faut aussi avoir une idée des prix pour négocier entre autres avec les taxis. Et l'échelle des prix n'est pas la même que chez nous. Certains produits occidentaux sont ainsi plus chers qu'en France; cependant la majorité des produits est en général 3 fois moins chers (restauration rapide, boulangerie, taxi...), et parfois 10 ou 15 fois moins cher comme les transports publics par exemple.
L'Ukraine est un de ces pays où l'on s'enrichit en dépensant. On donne un billet on vous en rend 10. Le billet de 200 grivnas, c'est à dire 20 euros, donne le sentiment de plutot détenir 200 euros entre les mains, et fait vite une foultitude de bébés de 20, 10, 5, 2 et 1 grivnas dès qu'on le casse. On a vite des billets plein les poches.
Mais c'est un pays où il y a encore beaucoup de potentiel d'amélioration de productivité et d'organisation du travail. A en juger dans certains magasins d'époque soviétique comme les "Gastronom". De vastes intérieurs aux 3/4 vides, proposant quelques rayonnages maigrement garnis de quelques boites, chacune en seulement 2 ou 3 exemplaires. A chaque stand (charcuterie, conserves, boissons...) une caissière malaimable qui se tourne les pouces ou fait des gribouillis sur des feuilles de papier pour passer le temps. Au final: un personnel pléthorique pour vendre trois fois rien. C'est ce que je nommerais le pittoresque "Soviekitsch". Mais qu'on se rassure il y a aussi des supermarchés modernes où tout est 2 fois plus cher.

Le gout ukrainien de façon générale peut ainsi bien se résumer: le kitsch. Le doré les fait rêver. Leur idéal est enrubanné de satin brillant et parsemé de roses. A voir les vitrines des magasins de meubles pleines de dorures et de soieries kitschounettes ou les placards publicitaires vendant de nouveaux patés d'immeubles pharaoniques garnis de clochetons, charmantes images toujours agrémentées d'une fleur ou d'un ruban en coin, on se rend vite compte qu'on est au royaume du mauvais gout. Les décorations lumineuses de Noel installées dans les rues à demeure pour l'année, les néons excessifs des lieux branchés et les feux d'artifice chaque w-e à Kiev laissent transpirer une soif de clinquant, de faste et de glamour qui reste encore bien difficile à étancher.
Aussi ceux qui réussissent s'affichent ils avec excès. Les 4x4 font bip bip quand on on les déverrouille à distance, un peu comme en France il y a 20 ans, et ils entament même une vraie symphonie d'alarmes si on a le malheur de les bousculer en passant. Beaucoup de choses sont ainsi un peu datées: certaines musiques, certaines tenues, la teinture blond platine de certaines femmes nous renvoient parfois aux années 80. Je crois qu'ils aiment ce qu'ils imaginent être chic en occident. Mais bon, c'est seulement ce qu'ils imaginent...

Pour le reste, les gens ne sont pas bien expansifs et comme dit Cyril "il faut gratter pour trouver leur humanité". En insistant un peu on finira toujours par vous expliquer le menu et un petit pourboire finit parfois par décrocher le sourire du chauffeur de taxi.

C'est aussi un pays croyant. Des messes à longueur de journée dans les églises certes, mais aussi beaucoup de grisgris et de superstitions un peu partout. Dans chaque taxi un crucifix accroché au rétro ou une icône pieuse collée sur la boite à gants. Peut-être est-ce en effet jugé utile quand on n'a pas de quoi se payer une assurance et qu'on conduit n'importe comment dans des avenues défoncées tout en parlant dans son mobile... Les chauffeurs nous faisaient signe qu'il n'était pas besoin de ceinture de sécurité... on préférait la mettre quand même, je n'ai pas souscrit à l'assurance orthodoxe moi.
D'ailleurs à ce sujet: point de difficulté à trouver un taxi à Kiev. Il suffit de tendre le bras et tout de suite plusieurs voitures s'arretent, avec ou sans enseigne "taxi". Reste à en négocier le prix, et pour autant qu on soit pret à ne pas être trop regardant à quelques centimes d'euros près, on se trouve vite à destination pour un prix modique.

Lundi 16 mars: vol Kiev-Dortmund. Le retour dans notre monde. De la vitre du bus glissant silencieusement sur la route neuve, s'étalent les jolies banlieues allemandes aux maisons proprettes et aux poubelles bien alignées. Une vision rassurante, paisible et reposante pour les yeux quand on rentre de ce far-west - ou devrait-on dire "far-est" - ukrainien.
A Cologne en ce lundi soir nous nous sommes rendus à la soirée mensuelle spéciale jeunes "TNT" au sauna Badehaus. Il y avait une nouvelle fois force minets allemands et j'ai pour ma part bien profité de différentes jolies blondeurs germaniques. De quoi se revigorer après la frustration ukrainienne!
Avant notre envol pour l'Ukraine nous avions aussi fait halte à Cologne et dans un autre sauna j'avais pu aussi trouver bonheur, entre autres avec un garçon que j'avais déja connu en janvier et dont sur le coup je ne me rappelais plus... Je deviens sénile :S ...Il faut vraiment que je voyage de + en + loin pour trouver de la nouveauté!!!



BRETZEL A BASEL


Grussgott meine Huebschen,

4 villes dans 3 pays en 2 jours...: on l'a fait!
Ce fut un week-end dans la neige et sous le soleil, qui a défaut de sports d'hiver, en exhalait le doux parfun d'air froid et pur sous la blanche lumière éblouissante du soleil d'hiver.

Bâle, sur les rives du Rhin, fut ainsi l'occasion de découvrir une tres jolie cité: sa vieille ville, sa place de la cathédrale et ses ruelles qui montent et qui descendent (les 2 à la fois? comme c'est surprenant) empruntent souvent un charme villageois en plein coeur de cette ville capitale de l'art contemporain.

A 40 minutes de train de là, au pied des contreforts de la Foret Noire, Freiburg est également une ville très charmante, d'une propreté impeccable, mâtinée de cette quiétude germanique des plus reposantes.

Heureusement, cela n'empecha pas une sympathique animation fribourgeoise samedi soir à l'occasion la grande soirée mensuelle Schwulesdance, qui se tenait à la Waldsee: une sorte de châlet dans un grand parc au bord d'un lac dans la forêt. Musique très dynamique, ambiance sympathique, on s'est amusés avec un groupe de bâlois qui était venu vers nous dès le début de soirée. Il parait que lors des parties estivales il se passe des choses amusantes dans les buissons... mais je pense qu'en février la couche de neige a eu raison des plus courageux. De toutes façons, ville de province signifie trop de couples, et public allemand peu de drague...
J'ai néanmoins trouvé un garçon de 19 ans à ramener à "dormir" a l'hôtel.
Et comme souvent, le jeune homme nous a aimablement servi de guide le lendemain pour notre visite de la ville. Un peu moins complet que le guide Michelin, il présentait néanmoins l'avantage d'avoir aussi un peu moins de bourrelets.
En 2 heures de temps compté au plus juste, nous avons ainsi réussi à jeter un oeil aux principaux monuments de la vieille ville, grimper l'étroit colimaçon de la tour de la cathédrale jusqu'au sommet de sa dentelle de pierre, puis redescendre avant de monter de nouveau, cette fois-ci au sommet de la colline du Schlossberg au terme d'un coup de funiculaire suivi d'une ascension à pied d'un sentier enneigé puis d'une tour d'observation qui nous a permis de découvrir un panorama magnifique sur la ville et les collines environnantes, toutes recouvertes d'un blanc étincellant sous le soleil dominical.

Le dimanche, chargé comme vous l'aurez compris, s'acheva avec un court arret dans la pittoresque ville alsacienne de Colmar. Trop court, car après l'ascension du clocher de la cathédrale de Bâle puis de celui de Freiburg il aura manquera à notre collection celle du clocher de Colmar.

Toujours côté alsacien, Mulhouse avait été quant à elle notre premier arrêt du week-end, dans une boîte gay réputée dans toute la région... mais hélas très hétéro le vendredi. Chose que nous ne savions pas. Et étant donné que nous avons mis du temps à comprendre que pour cette soirée à thème les gays portaient des bracelets fluo bleus tandis que nous, cruches que nous sommes, en avions pris des verts, nous n'avons pas eu l'occasion d'exploiter le potentiel de la soirée comme il eut fallu, ni de complétér le pourtant très propice lit supplémentaire de notre chambre. On se sera donc contentés d'observer sans en perdre une miette le défilé de sous-vêtements masculins présenté lors de la soirée - ô surprise - non sur d'horribles butchs bodybuildées, mais sur des minets de 18 ans tout frais aux poses très aguicheuses.

Mis à part cela, le w-e fut aussi "local" d'un point de vue gastronomique (à défaut d'être vraiment équilibré) avec au menu de la flamekuche alsacienne, du chocolat suisse, du bretzel au sel, du bretzel sans sel, du bretzel au beurre et encore du bretzel. Et à 3.50 euros le bretzel dans les rues de Bâle contre 99 centimes à la gare de Freiburg... je crois qu'on pourra nous reparler une autre fois en France de la "vie chère"... En tous cas, on ne resiste pas l'appel du bretzel!



TOUS LES CHEMINS MENENT A ROME


Ciao tutti,

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Tous les chemins mènent à Rome

Après notre reservation pour Berlin pour le dernier w-e de juin, voici notre reservation pour Rome pour le 1er w-e de juillet!
N'y voyez pas une reconstitution historique obscure de l'Axe teutono-rital, mai plutot un nouveau voyage ensoleillé. Nous resterons sur place 3 jours entiers. Simon et moi connaissons dejà Rome; mais la cité éternelle recelle toujours des trésors qui restent à découvrir. Les soirees gays seront egalement au programme, avec notamment la "Muccassassina" le vendredi soir (à Qube... non, évidemment pas au Vatican, vous l'aurez deviné!). Nous profiterons aussi de ce séjour pour passer le dimanche à la plage gay d'Ostie, dans les environs de Rome. Plage surnommée "Buco" (ce qui se traduit par... "le Trou". Tout un programme).

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Et à ce sujet, comme tous les chemins menent au Vatican, signalons que tous les saunas mènent au métropolite!
Petite anecdote amusante: j'ai en effet rencontré il y a 2 semaines au suncity un charmant garçon... diacre orthodoxe!
Né et grandi en Roumanie, d'un père italien et d'une mère roumaine. Il vit aujourd hui à Paris et... officie dans une église orthodoxe près du boulevard St Germain! Le jeune homme de 26a est donc diacre et suit une formation théologique pour devenir prêtre!
M'ayant invité chez lui, j'ai ainsi découvert son interieur typiquement slavo/orthodoxe (bien que la Roumanie ne soit pas un pays slave), où les couleurs foncées, les tissus rouges, et les decoration dorées clinquantes dominent un peu partout. Evidemment beaucoup de crucifix et d'icones et d'objets religieux rutilants, des livres anciens sur l'histoire del a Roumanie, des livrets de prière en roumain... Il m'a montré des vidéos de messes de son église et du choeur auquel il appartient... sans oublier sa chasuble qu'il a sortie du placard pour me la montrer! Car oui Giovanni (c'est son nom) officie aux cotés des prêtres ou dans les choeurs lors des messes de sa paroisse. Pour info et pour ceux qui ont assisté avec moi aux messes orthodoxes à Riga notamment, lors de ces cérémonies les prêtres sont ceux qui passent par la porte du milieu, tandis les autres membres du "show" (car oui c'est bien ainsi que ces simagrées m'étaient apparues) passent par les portes latérales.
Giovanni m'a expliqué les concept entourant le rite orthodoxe. Petite note aux très hypothétique aspirant-religieux qui m'entourent: faites donc plutot carrière chez les orthodoxes que ches les cathos! Les paroissiens y semblent très généreux en dons, legs et testaments variés; les prêtres se retrouvent ainsi en bonne fortune, avec nombre d'appartements et de voitures. Un plan de carrière intéressant... Giovanni m'a montré des lettres de paroissiens qui lui étaient adressées, lui demandant de prier pour telle ou telle cause, et auxqelles sont toujours joints quelques billets! Seuls inconvénients: lorsqu'on devient prêtre il faut porter la barbe et se marier .... Giovanni a une promise qui l'attend en Roumanie..!



99 LUFTBALLONS


Coucou tout le monde,

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"CSD".... Mais qu est ce donc? "Christopher Street Day", comme on l appelle en Allemagne, ou encore "Marche des Fiertés" (...lesbienne gay bi trans trolls martiens...) comme on dit en français, ou tout simplement "Gay Pride", comme on dit partout ailleurs!
Tout cela pour dire que Simon et moi venons de prendre nos billets d avion pour nous rendre à la GayPride de Berlin le samedi 27 juin! Le site de l'évènement: www.csd-berlin.de
Beaux jours et début d'été aidant, nous en profiterons aussi pour aller folâtrer (ah tiens ca semble etre le bon mot?) sur les berges des lacs environnant la capitale teutonne, qui réservent, parait-il plusieurs lieux de baignade (et de buissons) gays (en tant qu'homo erectus, nous vivons comme chacun sait de cueillette de chasse et de peche...).

Pour ceux qui souhaiteraient se joindre, voici nos vols:
- aller Airberlin (trouvé sur www.opodo.fr) 44 euros jeudi soir 25 juin 21h10 (de Orly, arrivée Tegel)
- retour Easyjet 42 euros lundi matin 9h15 (de Schoenefeld, arrivée Orly).
On posera donc notre vendredi et notre lundi matin.

Pour ceux qui voudraient venir (JCya...??) mais qui ne souhaiteraient pas poser de rtt, il ya des vols AirFrance à 102 euros a/r ttc, vendredi soir - dimanche soir ou lundi matin. Regardez vite sur www.easyvols.fr !

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Sinon, dernierement, j'avais reçu chez moi le temps d'un w-e ce cher Andrea, l'italien de 19a que j'avais rencontré à milan en novembre dernier à moitié désapé sur un podium.
Je l'ai donc retrouvé à Paris en ce mois de janvier, tout beau tout épilé et doré du bronzage hivernal de rigueur (très milanais... malgré la neige qui couvre la Lombardie depuis 2 mois). Très milanais aussi le déballage de sa valise, d'où il a sorti sa serviette D&G, sa trousse de toilette D&G, son sac à chaussure D&G avec dedans ses baskets D&G (oh quelle surprise) et encore plein de choses D&G.
Le petit rital ne connaissait pas beaucoup Paris (comme beaucoup de touristes il n'était déjà venu que pour visiter Disneyland...- sic -).... mais il connaissait encore moins les saunas, où il n'avait encore jamais mis un pied. Lui ayant fait découvrir et apprécier le Suncity dès le premier soir, c'est naturellement là que nous passames finalement l'essentiel du week-end. La scaloppina milanese se sert toujours très chaude..!

Si chaude que le lundi qui a suivi je ne l'étais hélas plus guère moi même pour la soirée TNT au sauna Badehaus de Cologne. Celle-ci n'était pourtant pas mal avec comme la derniere fois un tas de jeunes allemands tous blonds et peu vêtus.Si mon succes fut un peu plus moderé que la derniere fois, le large éventail de choix me permit tout de même de me faire 4 mecs (ce qui n'est pas si mal pour quelqu'un de fatigué) tandis qu'Harry, mon accompagnateur es-special, a pu en trouver 5.
Je confirme aussi ma note top pour ce sauna d'une propreté exceptionnelle et aux tarifs modiques (pour 5 euros inclus dans le prix d'entrée, nous avons pu déguster au bar les meilleures spaghetti carbonara que je connaisse!).
Agréable soirée donc, où nous avons bien batiffolé dans "l'eau de Cologne", et ce malgré beaucoup de train à l'aller et au retour. Il vaudra mieux à l'avenir joindre la visite de cette soirée à d autres soirees ou voyages (comme on fera en mars et avril et juillet).
A ce propos, ayant rediscuté avec notre ukrainienne/colognoise (la Dennis) et quelques autres, j'ai ainsi pu noter d autres soirees interessantes dans le secteur:
- Glamourdome à Cologne (mega soiree avec des backrooms dernier samedi du mois avec after au Phoenix sauna)
- Manntanz à Essen (2e samedi du mois, avec after au sauna Phoenix de Essen)
- soirée jeunes JungX au sauna Phoenix de Dusseldorf (le 1er lundi du mois).
Bref en combinant ceci, laTNT, et d autres soirees on pourra certainement bientot retenter un w-e sur les bords du Rhin!



BERLIN-PINPIN


Hello girls, et bonne année 2009, pleine de bonnes choses... et de voyages!

Nous voici donc de retour de ce w-e de nouvel an: bonne nuit (blanche) de la St Sylvestre à Lausanne (soirée Jungle et after sauna), suivie de 4 jours à Berlin... ou plutot devrais-je dire de "4 nuits", étant donné que beaucoup d'entre nous se sont souvent couchés à l'heure où le soleil se levait pour n'émerger qu'à la nuit tombante. Ce séjour finit d'ailleurs comme il commença: par une nuit blanche! Suivie d'un retour direct au bureau lundi apres-midi... c'est dur mais c'est ça le décalage horaire avec Berlin..!

C'est qu'en ce long w-e de nouvel an, Berlin proposait pas mal de soirées et était passablement envahi de touristes.Oh non, pas dans les rues, car cette ville reste toujours aussi étrangement déserte, d'un silence assourdissant, comme un site abandonné après une catastrophe nucléaire, avec ses barres d'immeubles figés, ses avenues vides, ses grands espaces vides et terrains vagues lunaires qui apparaissent comme des taches de nulle-part en plein centre ville, le tout dominé par la célèbre tour de tv géante qui finit de donner à Berlin cet air extra-terrestre. En fait d'urbanisme, Berlin propose un grand pull-over étiré, décousu, au maillage fantaisiste et encore troué par les mites du passé.
Non, les gens étaient comme toujours à l'intérieur, et notamment en boite, touristes inclus.

D'ailleurs, en fait de rencontres locales, hormis 2 allemands, mes filets ont surtout remonté de l'océan du gay-Berlin un américain de NY, un israelien d'origine ouzbèque et de sang russe, et un suisse (...de Lausanne... accompagné justement d'un lausannois d'origine équatorienne avec qui j'avais rapidement fricoté fut un temps!). La raison à cela est double: l'abondance touristique d'une part mais aussi la relative fraicheur des allemands d'autre part.
Mais qui donc à inventé cette légende des allemands chauds et lubriques?? Pour avoir parcouru les clubs et saunas germaniques, de Cologne à Berlin et de Hambourg à Munich, en passant par Francfort, Mannheim et Stuttgart, je certifie, en tous cas s'agissant des jeunes, que tout cela relève du mythe. Au sauna ils dorment sur des transats et et en boite ils baissent les yeux à terre quand on les regarde et on a bien du mal à les dégivrer quand on entreprend d'aller leur parler directement. Au final, les plus chauds sont les touristes, et ils "s'occupent" entre eux! Etrange ville, étranges habitants.

Berlin est une ville au style bien particulier et ses lieux de sorties en sont symptômatiques. Ainsi, si l'Angleterre se caractérise par son côté festif pop - cheezy - beuverie - ballons de baudruches - paillettes et excès divers du mauvais gout kitsch et trash britanique; si la France s'érige en royaume de la mesure, de la classe, du style et du bon goût doucement conformiste froid et prétentieux; si l'Italie brille comme le pays du clinquant et du strass, des fashions victims et du culte des marques; si l'Espagne semble rechercher une modernité colorée et joyeuse toujours dotée d'une touche de culture et de traditions locales typiquement hispaniques, l'Allemagne - et singulièrement Berlin - dégage un esprit décalé, alternatif, original, indépendant, underground, où l'on se plait à trouver intéressant (si ce n'est beau) ce qui est laid, vieux, usé, tagué, béton, stalinien ou DDR.
Tout est conceptuel, avant-gardiste. On fabrique du post-moderne avec les débris du passé, sans prendre la peine de les nettoyer. On aime le béton brut, les murs de vieux carrelage, les tuyaux qui se promènent partout. La "déco" est souvent surprenante. M6 n'est pas encore passé par là repeindre les murs en "aubergine" et en "chocolat".

Berlin propose à cet égard des boites étranges, allant de la centrale électrique désaffectée reconvertie en boite technoide pour drogués de tous poils et située sur aucun plan, à l'ancien cinéma de style stalinien sis sur la "Karl Marx Allee" et enfin des endroits juste indescriptibles: caves a peine aménagées où l'on accède par des escaliers tagués... et si j'avais déjà vu des discothèques gays avec billard et babyfoot j'en avais encore peu vu avec des barbus en robe dansant sous des animaux empaillés accrochés aux murs au milieu d'un bric à brac de bric et de broc sans queue ni tête animé par une drag-queen douteuse qui nous présentait un show avec une vieille butch déguisée en cochon meuglant sur une musique vaguement techno-grunge... Je suis désolé je ne trouve plus mes mots pour décrire la chose.
Mais rassurons nous, même dans ces endroits il y a toujours du jeune mignon blondinet, fut-il à l'occasion un peu gothisant ou pseudo-grungy sur les bords. Et Berlin possède aussi son lot de boites de style pétasse internationale avec ses minets prétentieux en slim: la soirée "GMF", au 12e étage d'une tour proche d'Alexanderplatz en était de ce point de vue un bon exemple en ce dimanche soir.

Soirée GMF suivie d'un retour direct à Paris sans passer par la case dodo. Après avoir trainé notre valise dans les 10cm de la poudre blanche neigeuse de Berlin-pinpin en ce lundi matin pour nous rendre à l'aéroport de Schoenefeld, nous avons finalement retrouvé le (relativement) doux climat parisien qui, bien que considéré comme "froid" en ce moment, reste tout de même plus tiède que ce que nous avons affronté à Berlin où la glace couvrait tous les trottoirs et où nous manquions de nous casser la margoulette tous les 10 mètres. Mais nous sommes bien rentrés entiers... prêts à repartir bientot!


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#Posté le mardi 08 février 2005 01:09

Modifié le vendredi 27 novembre 2009 11:06

Lettres Persantes (suite)

(suite de mes rapports de voyages...)


LATVIJA!


Hello à tous,

Oh oui ce mail de retour de w-e à Riga est long, mais ce voyage en Lettonie a été riche en tous points: lisez plutot!

Arrivée vendredi en fin d'après-midi à l'aéroport de Riga. Une grande pédale bottée et dotée d'une grande mèche loréalesque qu'elle s'affairait à remettre sans cesse en place, attendait à l'arrêt et prit le même bus que nous. Nous vimes donc notre séjour letton commencer sous de bonnes augures. Qui allaient se confirmer. Pédale du soir, espoir..! (...et le matin parfois plus chagrin sans le maquillage paraitrait-il..?)
Bref, ayant ensuite pris possession de notre superbe appartement de location (équipé d'un paquet d'objet inutiles et au luxe ostentatoire que nous n'aurons même jamais dans nos propres résidences parisiennes), nous nous sommes alors mis en quete de commissions au grand magasin Stockmann d'à coté d'où nous sommes en fait ressortis avec des quantités de chocolats et de gateaux qui encombraient les rayons alimentaires en cette période de Noel et à la tentation desquels nous n'avons pu nous retenir de céder.

Sur ce: passage aux choses concretes: le gay Riga!
Riga compte 4 boites gays, et nous décidames de nous rendre à "Purvs" pour notre première soirée, soit en letton... "le Marais"!!
Arrivés à l'adresse indiquée se trouvait juste une porte d'immeuble sans indication. On la poussa avec hésitation pour découvrir un long corridor sombre au bout duquel on semblait voir de la lumière et entendre des gens parler. On avança donc dans cet étrange goulet pour découvrir ce qui semblait etre la caisse de la boite dont on n'entendait pour l'heure aucune musique. Celle-ci était pourtant bien ouverte et, ayant payé notre dû, nous finimes par pélétrer dans un endroit haut en couleur, d'une kitscherie extravagante, dotée d'un bar, d'un dance-floor garni de pouffes locales et d'une cour rustique dont on aurait dit une cour de ferme, avec sa charette et ses tables de bois où étaient atablées des pédales locales en t-shirt moulant et aux cheveux pourtant déjà blond mais re-décolorés en encore plus blond qui fumaient des cigarettes. Il nous fallut quelques temps pour prendre nos marques et comprendre où nous étions.
Nous nous mimes finalement dans l'ambiance en regardant la scene où se succédaient les strip-tease amateurs des jeunes clients et clientes (car oui nos amis goudoues étaient aussi de la partie) et il ne fallut pas trop longtemps avant que je ne me retrouve à embrasser 2 mecs de 18 et 19 ans en meme temps, avec une main logée dans chacun de leur calbut'. Je finis pas ressortir de l'endroit au bras d'Edweard (celui de 19 ans), pour l'emmener se réchauffer au sauna (ouvert toute le nuit) puis dormir dans notre appartement.

Au petit matin... euh... au petit apres-midi plutot - nous nous mimes "en branle" pour aller enfin visiter Riga, accompagnés de notre nouveau guide Edweard qui passa l'apres-midi avec nous et de nos amis lituaniens rencontrés au printemps dernier à Vilnius qui nous avaient donc pour l'occasion rejoints à Riga en ce samedi.
Edweard s'avéra tout aussi complet et intéressant que notre Michelin, les bourrelets pneumatiques en moins. Il faut dire que visiter une ville étrangère avec un local est toujours plus agréable et vivant et ce d'autant plus lorsque notre hôte connait sa ville et son histoire, ce qui n'est hélas pas toujours le cas des pouffes que j'avais pu rencontrer jusque là dans d'autres pays. Mais heureusement Edweard s'en tira fort bien et notre visite by night fut froide mais intéressante, illuminée par les lumières de Noel et réchauffée par une messe dans une église orthodoxe... Le tout "by night" évidamment, car avec une nuit qui tombe à 15h30 en décembre sous ces latitudes nordiques, et un lever à 13H après une nuit en boite agitée, il ne faut pas espérer faire beaucoup de visites de jour..!

Un peu plus tard, après avoir piqué un bouquet de fleurs dans le restau où l'on venait de diner pas très bien, Edweard, les fleurs à la main, nous invita Arnaud et moi à le suivre dans une soirée d'anniversaire de l'un de ses amis.
Au terme de 3/4h de marche nocturne et glaciale dans la banlieue de Riga, la traversée d'une zone industrielle, d'une voie ferrée puis d'un cimetière (je crois qu'on aura tout fait!), on finit par rentrer, très incrédules, dans un immeuble délabré ressemblant à un squat, aux couloirs jonchés de vieilleries abandonnées et exhalant une puanteur de poubelles. Je me demandais tres sceptiquement sur quel genre de soirée d'anniversaire nous allions tomber lorsque la porte où nous avions frappé s'ouvrit sur une pédale peroxydée portant un t-shirt moulant doré et qui nous accueillit avec des grands sourires tonygencile et des embrassades chaleureuses sur fond de musique madonesque. Edweard lui offrit son bouquet.
Nous découvrimes alors une appartement de 3 pièces joliment refait avec son parquet flottant et sa cuisine à l'américaine, décoré de ballons de baudruches et de guirlandes et garni d'une quantité de pds et de gouines en train de danser en buvant de la vodka et dégustant des patisseries alléchantes qui étaient disposées en mosaique dans une pièce séparée sur un lit reconverti en buffet avec le soin et l'élégance qu'un traiteur y aurait porté.
Charmant début de soirée qui nous permit de nous amuser, de faire connaissance des starlettes du milieu gay local ("Paris Hilton" et autres follasses et choses chosifiantes - mais toujours très sympathiques) ainsi que de découvrir les coutumes locales comme le fêté que l'on fait sauter sur sa chaise autant de fois qu'il y a de bougies sur son gateau (j'imagine bien ce que cela doit donner lorsque papy fête ses 70 ans et que ses amis du même âge doivent essayer de le faire sauter sur sa chaise...)
Arnaud essayait des talons hauts tandis que je cherchais des excuses pour ne pas danser avec une énorme lesbienne, puis nous discutames avec un lituanien, Marius, dont il s'avéra qu'il connaissait nos amis eux-mêmes lituaniens Vilius et Haystis avec qui nous avions passé l'après-midi et qu'il ne les aimait pas beaucoup. En quelques jours dans les pays baltes nous étions donc déjà en ingérance dans les histoires de verni à ongle et de rivalités de pétasses locales!
Bref, c'est ça les Manchester-tours: en 24h après avoir débarquer à l'aéroport d'un pays étranger, on se retrouve déjà à l'anniversaire d'un inconnu, intégré à tout un milieu local et copine avec toutes les pétasses du cru!
Quasiment tout le monde parlait très sympathiquement anglais avec nous, tandis que nous apprimes avec surprise qu'ils parlaient tous russes entre eux (en raison de la présence de russophones, lettonophones et liuanophones (ca se dit?) - bref - la langue véhiculaire trans-communautaire étant en tout état de cause le russe que tout un chacun parle couramment). Mais pour nous point de différence, car le letton... c'est du chinois; et le russe aussi..!

Quittant la soirée, et après un coup de taxi conduit par un chauffeur octogénaire qui dut sortir une grande loupe pour lire l'adresse qu'on lui tendait (ses binocles n'y suffisant pas), nous rejoignimes à la folle vitesse de 25 à l heure la suite de notre soirée qui se déroula en boite, à "Golden".
Golden, endroit assez classieux, où je tombai rapidement sur Arthurs, un très beau blond aux yeux bleus de 22 ans, au visage frais et au corps musclé qui se révélera plus tard etre acteur porno dans des productions allemandes et britaniques. Après une escapade "sanitaire" et les gens commençant à frapper à la porte nous décidâmes de rentrer ensemble à mon appartement. Après un moment que les bonnes moeurs ne sauraient détailler, je lui proposai de rester dormir.
Mais il n'était que 2H du matin, et je ne pouvais me résoudre à sombrer aussi vite et surtout sans avoir tester "XXL", la principale boite gay de Riga, qui se trouvait juste... dans l'immeuble à côté de notre apaprtement!!! J'avais en effet choisi notre appartement en considération de cette localisation stratégique et il eut été fort dommage de ne point en profiter! En tous cas et entre parenthèses, sachez mesdames, que lorsque l'on voyage avec moi on ne dort jamais bien loin de la boite du coin et que mes performances organisationnelles s'affinent de voyage en voyage avec cette fois ci la boite au numero 10 de la rue et notre appart au numero 8!
Bref, mon superbe bel-ami boy se trouvant bien au lit, je lui dit que j'allais faire un tour dans la boite d'à coté et l'enfermai donc à double tour dans l'appart. Si Purvs fut une sorte de Scorp local, XXL fut le Queen (toutes proportions gardées). Bar, dance floor, backrooms et beaucoup de jeunesse blonde et alléchante dont nos nouvelles amies rencontrées la veille ou à la soirée d'anniversaire. Après quelques pas de danse avec "Paris Hilton", je finis tout de meme par rentrer sur les coups de 4h30 pour me glisser dans mon lit aux cotés du corps doux imberbe chaud et musclé de mon bel ami boy. Arnaud avait de son coté ramené la jeune lituanienne à coucher. Bref notre appart fut bien rempli et rentabilisé.

Après plusieurs faux réveils sexuels suivis de nouveaux assoupissements il etait 14H passées quand, avec Arthurs, on finit par se lever et aller ensemble sous la douche. Sortant nus de la douche en direction du salon on tomba alors sur Arnaud déjà tout habillé, auquel je présentai alors mon adonis qui sans pudeur, nu comme un ver, lui fit ses amabilités et commença à prendre son petit dej. Il faut dire que des biceps aux pecs et aux abdos et plus encore en descendant entre les jambes, il n'y avait pas une partie de son corps dont mon Arthurs de 22 ans aurait eu raison d'avoir honte!
Assis en slip sur l'accoudoir d'un fauteuil en mangeant du gateau, il nous raconta alors pêle-mêle ses études en marketing, sa carrière d'acteur porno et la vie de déportée en Sibérie de la grand-mère de l'un de ses amis.
Voici là toutes choses eclectiques qui à mes yeux font le charme et la complétude de mes voyages et de mes rencontres à l'étranger: un peu d'histoire locale contée en direct lors des visites accompagnées des monuments et de la ville, des sorties en boite avec les gens du coin avec qui on s'amuse toujours de la meme façon internationale comme si le monde n'était qu'un village, des corps différents blonds ou hâlés avec qui on couche, des témoignages de vies et des discussions post-sexe sur le coin de l'oreiller avec les principaux interessés sur la culture et les moeurs de leur pays.
Blotti dans les bras d'un garçon dénudé, il vous raconte alors sa vie et ses origines: Edweard d'une part et sa grand-mère communiste grecque émigrée en URSS, les transcriptions erronnées des papiers d'identité de sa famille lors de la création des documents d'identité lettons à la chute de l'URSS; Arthurs d'autre part, mi russe/quart allemand/quart letton, et cette histoire de grand-mère résistante lettone déportée en Sibérie par Staline où, travaillant dur contre de la seule nourriture, revendait au marché ses morceaux de pain dont elle se privait - à l'exception du sucre qu'elle léchait - pour se consituer une tirelire afin de retourner un jour au pays... et ce avant qu'une dévaluation monétaire ne réduise finalement à néant ses economies de fourmi.
Eh oui..!
C'est tout de même le genre de w-e vivant qu'on apprécie, bien plus intéressant que de jouer les touristes perdus et isolés avec leur guide en main, ne lisant l'histoire et la vie des gens que dans les pages d'un livre, ne parlant qu'aux serveurs de restaurants ou caissiers de musées, et se tapant éventuellement et anonymement le soir un mec du coin au fond d'une backroom avant de rentrer seuls se coucher dans leur hotel.
Cela dit, contrairement à ce que certains idéalistes voudraient croire, ce n'est pas en vaguenaudant l'air ouvert à tout vent que l'on fait ces rencontres qui donnent son âme au voyage: c'est au contraire un effort préalable de documentation sur les endroits à fréquenter, de sorties à entreprendre sur place, et de contact à établir en allant au devant des autres, en allant aborder les gens, leur parler dans les bars et dans les boites puis essayer de tisser un lien pour s'intégrer dans une communauté.
Ainsi en 48H on se crée une toile de connaissances que l'on croise et recroise de soirée en soirée ou en ville. On se construit ainsi une sorte de vie parallèle où Paris disparait bien vite de la pensée et où on devient un peu letton. C'est comme une nouvelle vie, c'est agréable, c'est une bouffée d'air.

Bref, au milieu de ses histoires soviétiques, Arthurs nous expliqua aussi que son nom d'acteur X était "Mika Poika" et qu'il s'agissait là d'un nom finlandais inventé qui donnait un coté plus commercial qu'un nom letton, car à l'étranger personne ne connaissait ce petit pays balte. De retour à Paris je n'ai aps eu de mal à trouver des photos de lui dans google.
Je vous joins à ce mail 1 image ou j'ai regroupé 3 photos de Arthurs alias Mika Poika: une faite en sa compagnie dans mon appart ce w-e et 2 autres trouvées sur le net.

Pour votre info j'ai aussi trouvé un site internet porno où l'on voit Mika et Karl (l'ex manchesterien de Shinjuku) en foto sur la meme page... sic!!!

Mon Mika Poika reparti le dimanche vers 15h, nous fimes avec Arnaud quelques visites dominicales complémentaires dans la vieille ville et le quartier "art nouveau", sans oublier le buiding stalinien de l'Académie des Sciences (dit aussi avec dédain "le gâteau d'anniversaire écrasé de Staline") ainsi que les anciens hangars à zepplin reconvertis en d'immenses halles de marchés.
Puis, après un tour de sauna où 2 garçons de 21 et 29 ans m'aiderent à me réchauffer, il était temps de finir ce séjour en prenant un verre au skybar de l'hotel Latvija dont le panorama au 26e étage nous permit d'admirer la ville illuminée en ce dimanche soir.

Lundi matin: bus pour l'aéroport. Et assise à coté de nous: une nouvelle pédale maniérée aux cheveux lissés en train de ne surtout pas nous regarder. Elle descendit en meme temps que nous au terminal de l'aéroport et... on la retrouva quelques instants plus tard dans une boutique duty-free où elle était vendeuse. Et elle etait en train de discuter avec sa collègue qui n'était autre... que notre pédale du bus que nous avions pris lors de notre arrivée 3 jours plus tot: la grande bottée à mèche loréalesque que nous avions entretemps recroisé en boite (oh quelle surprise) ! Un épilogue d'un effet littéraire digne d'un roman. La boucle était bouclée. Nous avions fait le tour de Riga.


Débarquant à Roissy, une petite vieille qui attendait visblement quelqu'un de sa famille me demanda de quel vol je descendais. Je lui répondis "Riga". Elle me regarda un moment interloquée et me demanda de répéter. Je lui redis "Riga". Elle ne parut pas bien situer l'endroit ni même en comprendre le nom. Je repensai alors à la fausse nationalité finlandaise de mon Mika Poika et à l'air dubitatif des collègues et amis à qui j'avais annoncé mon voyage dans cette ville balte vaguement percue comme une ex-contrée soviétique lointaine et terne. Eh bien tant pis pour ceux qui ne connaissent pas... et tant mieux pour nous qui aimons les beaux voyages!



En bonus, voici quelques impressions complémentaires sur ce pays de Latvija, qu'en français nous appelons étrangement "Lettonie":

- Déja pour resituer les choses, il s'agit d'un "pays balte", au même titre que la Lituanie (qui parle comme elle une "langue balte" tandis que l'Estonie parle une langue finno-ougrienne, à l'intsar du finnois et du hongrois) et de l'Estonie (qui comme elle est de confession protestante tandis que la Lituanie est catholique). Ce n'est en tous cas ni un pays slave ni un pays orthodoxe, bien qu'on y trouve nombre de russes, à la suite de l'occupation tsariste puis soviétique, avec entre deux un court moment d'indépendance de 1918 à 1939 et l'arrivée des nazis. Notons bien que les lettons parlent d'"occupation soviétique" et rejettent cette période de russification forcée. Ils n'aiment guère les russes, alors même que beaucoup d'entre eux ont des origines russes et que tout le monde parle russe couramment. La moitié de la population de Riga est d'ailleurs d'origine russe et parlant russe, avec un statut de résident particulier qui leur évite l'apatridie.

- Riga est une bien jolie ville, avec son vieux centre, son quartier art nouveau, ses grands magasins et ses lumières de Noel; la grande périphérie ressemble à celle n'importe quelle ville avec ses hypermarchés, ses stations services etses concessionnaires de voitures rutilantes; les faubourgs entre deux avec leurs vieux immeubles décrépis, leurs maisons de bois ou leurs blocs de béton témoignent en revanche d'un besoin subsistant de décrassage et de raffraichissement de l'habitat moyen. Mais tout est une question d'habitude car même dans ces faubourgs ce sont de jolies filles tres appretées qui attendent le bus (parfois flambant neuf, parfois d'époque soviétique, c'est le loto).

- Les gens justement, sont grands bien-sur et, comme en Lituanie et bien que je sois gay, ce sont les filles qui m'ont le plus marqué: grandes, blondes et tres fashion, avec de grandes bottes et de beaux manteaux de fourrure cintrés. Les garçons sont aussi très bien foutu: La Lettonie semble être un pays proposant des conditions ideales pour cela: un niveau de développemetn et d'hygiène satisfaisant, sans pour autant tomber dans le pourri-gâté de la malbouffe et de la vie décadente de certains pays occidentaux et singulièrement anglo-saxons (no coment sur le bide des anglais).

- A propos de bottes: beaucoup de garçons en portent ici, climat oblige. Moi qui, dans un grand élan madonesque de toujours, adore les bottes, je me suis donc senti moins seul en compagnie de ces chachats bottés et je ne fus donc pas si je puis dire "dévisagé" des pieds comme à chaque fois à Paris ou ailleurs par des gens surpris de voir un gacon en bottes (ce que tout homme élégant portait pourtant à Paris au siècle passé!).

- La vie est un peu moins chere qu'en France..; mais bon ma foi pas tant que ça!

- Comme en Angleterre en revanche: on ne traverse pas au rouge sous peine de se faire écraser ou verbaliser et tout le monde patiente sagement. Et en retour les voitures s'arretent toujours si vous traversez sur un passage pour piétons sans feu, et ce aussi large que fut le boulevard.

- Enfin: j'ai adoré la messe. Si si! Pour se réchauffer c'est idéal: une petite messe orthodoxe dans la cathédrale russe.
C'est distrayant autant que ridicule.
Si je dois reconnaitre qu'il y a parfois dans les religions catholique ou protestante un semblant de réflexion au travers de sermons ou de sujets dont discute le prêtre ou le pasteur, il ne semble y avoir dans la cérémonie orthodoxe qu'une litanie de prosternations, de signes de croix et autres artifacts supersticieux complètement mécaniques qui s'enchainent à un rythme névrotique sur fond de chants religieux - qui sont en revanche très jolis. Mais voila bien le problème: tout ne semble fait que pour faire joli et parait profondément superficiel. Tout est chanté, rien n'est parlé. Il n'y a pas non plus de communion générale dans l'assemblée: chacun vaque à sa petite affaire personnelle: qui embrasse une image pieuse, qui allume un cierge, qui va toucher uns statue... Et les prêtres dans tout ça ne cessent de rentrer et sortir par des portes symétriques situées dans le choeur. Ils font alors le tour de l'église pour vous enfumer encore plus avec leurs encensoirs à grelots et reviennent devant leur choeur où ils nous font encore quelques proternations dans tous les sens et les portes s'ouvrent, puis se referment sur eux comme des manèges, puis se rouvrent de nouveau pour les laisser resortir en file indienne et ainsi de suite... On dirait un carillon avec ses automates, voire du théâtre de boulevard où, dans un décor de carton-pâte, les maris cocus poursuivent les amants et les maitresse dans de grands claquements de porte généralisés. C'est un vrai show, récité, chanté, psalmodié, doré, enfumé... C'est distrayant et ca réchauffe du froid hivernal.

Mais bon nous retournerons surement la bas un prochain été car il y a parait-il des plages gays intéressantes dans la banlieue de Riga..!!


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Enfin, deux nouvelles citations d'Oscar Wilde pour la route:

"Toujours! Quel mot atroce! Je frissonne quand je l'entends. Les femmes adorent l'employer. Elles gachent toutes les histoires d'amour en voulant à tout prix les faire durer à jamais.

Ce sont les gens qui n'aiment qu'une fois dans leur vie qui sont superficiels. Ce qu'ils appellent fidélité, moi je qualifie cela soit de léthargie de la routine soit de manque d'imagination."


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MEINE SCHLAMPE AM ROSA STRAND


GrussGott meine Huebschen,

Retour d'une nouvelle soirée fort décadente au sauna Pink beach de Lausanne, à l'occasion de la soirée naturiste mensuelle: sans serviette il fait toujours plus chaud..!

Dans les 3 minutes de mon arrivée au sauna, je suis d'emblée tombé sur Thomas (prononcer Thôôôômââsss, avec son accent suisse-allemand lucernois à couper au couteau à fromage) , un garçon blond de 22 ans en provenance de Lucerne (comme votre sagacité d'esprit vous l'aura révélé). A peine arrivé donc dans les couloirs de mon établissement helvétique préféré samedi sur les coups de 20h, je tombe nez à nez avec lui; on reste l'un est l'autre immobiles le temps d'un instant de stupeur à se regarder; il reprend son chemin et entre dans le hammam; je le suis 15 secondes après. Et tout commence tres vite.
Nous nous sommes fort bien entendus durant toute la nuit, car oui comme moi il est assez, voire tres... oui disons le en reprenant ses propres termes: très "Schlampe" ("salope" en français parait-il..?)
J'ai aussi rapidement fait connaissance de son ami Andreas qui l 'accompagnait (lui aussi résident lucernois de 22 ans, mais avec un accent bâlois un peu plus soft) à l'occasion d'une petite gâterie au milieu du couloir devant nos amis respectifs amusés et les passants qui du coup ne passaient plus.
Je crois qu'avec l'un et l'autre, ensemble et alternativement, nous avons dû tester et animer tous les recoins du sauna de 20h à 5h du matin: hammam, douches, couloirs et autres carrefours de circulation et y compris le bar où la pause rafraichissement est vite partie en vrille... Je m'y suis en effet alternativement occupé de l'un puis de l'autre de mes 2 suisses assis sur leurs tabourets, si bien que je peux vous affirmer qu'il n'y a pas eu que du coca qui a coulé au comptoir ce soir là. Et j'ai ainsi réalisé qu'au bar c'est finalement à genoux sous le comptoir qu'on est le mieux logé dans ce genre de soirée dévêtue..!

Avec mes compagnons nous avons donc exploré tout le sauna, qui me fait toujours penser à un vaste Ikéa: ce magasin tortueux organisé de façon à vous faire passer par tous les rayons au terme d'un parcours labyrinthique de plusieurs km. Avec un glow-stick à la main (à l'occasion de cette soirée dévêtue qui est aussi pour l'occasion un peu plus sombre), on se prend pour un mage avec son pendule en quête d'un trésor ou d'un mineur avec sa lanterne à la recherche de la pépite. L'idée du premier communiant avec son cierge m'a aussi traversé l'esprit de même que celle du caissier qui passe les articles au scanner (car oui, c'est parfois très sombre au fond des couloirs). En tous cas j'ai essayé: ce n'est pas une baguette magique, et les crapauds restent crapauds! Mais de toutes façons, accompagné de mes 2 amis du lac des Quatre Cantons, de quoi de plus aurais-je donc eu besoin..?

Soirée donc palpitante et bien remplie, qui m'a aussi permis de détériorer mon allemand. Car oui je crois qu'à le pratiquer avec des suisse-allemands on le détériore peut-être davantage qu'on ne l'améliore..! C'est en effet dans la langue de Goethe... euh non justement... disons plutot dans la langue de euh.. euh... zut alors, n'y a t il donc pas un suisse-allemand connu?? Bref, c'est surtout en allemand des montagnes que j'ai communiqué l'essentiel de la soirées avec mes 2 compagnons (et notamment le Thôôôômââsss, et ses accents circonflexes qu'il place sur toutes les voyelles et ses "r" à vous arracher la glotte). J'ai d'ailleurs eu l'aimable surprise de ressortir des tréfonds de ma memoire scolaire - pas si lointaine il va de soi - un corpus de vocabulaire germanique à la richesse insoupçonnée, qui m'a permis de m'etonner moi-même - si l'on a bien-sûr l'indulgence de ne pas prêter attention à l'ordre des mots dans la phrase et de faire une croix sur les déclinaisons - . Mais bon, mon plus bel "allemand" ça restait lui: le Thômâs ^^

Dans le tgv Lyria de retour pour Paris dimanche matin, j'ai bien-sûr ronflé comme un bienheureux.
A l'inverse, lorsque la veille on quitte les feux de Paris et que l'on débarque en gare de Lausanne, cette - certes charmante mais petite - bourgade helvétique de 150 000 habitants, on se demande vaguement ce qu'on vient faire là, après 4h de langueur ferroviaire à tortiller dans la montagne jurassienne enneigée. Mais il n'en demeure pas moins qu'à chaque fois on en repart avec une réponse des plus satisfaisantes.
Aussi satisfaisante que mysterieuse d'ailleurs. On ne sait comment ce bled perché sur une colline, qui réussit à s'ennorgueillir d'un métro et du statut de capitale olympique, peut se targuer de proposer des soirées gays aussi palpitantes alors que, même si elles attiraient le cas échéant le pays entier, elles ne sauraient se prevaloir de ratisser une population aussi vaste que les 10 millions d'habitants de l'Ile de France; Ile de France que je quitte precisement pour aller chercher des nuits plus excitantes. Le dahu des montagnes, le secret bancaire suisse, les soirees gays de lausanne, les senteurs raffinées du vacherin mont d'or ...autant de mystères helvétiques qui demeurent..! Pour notre plus grand plaisir. Bis bald!!


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Le reste de ma vie parisienne reste quant à elle colorée comme une opérette du même nom, au gré de rencontres variées, de gens très interessants et parfois bien moins.
Sur ce je vous livre une citation (non pas d'Offenbach) mais tirée d'un roman d'Oscar Wilde:

"Votre jeune et mysterieux ami ne pense jamais, lui. Il s'agit d'un être beau, sans cervelle, qui devrait toujours etre ici l'hiver quand il n'y a pas de fleurs à regarder, et aussi en été lorsqu'on a besoin de se mettre l'intelligence au vert."

Je crois que je cultive tant de plantes vertes que j'ai raté une vocation de botaniste...



I HAVE A CRUSH


Hi everybody,

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Retour donc d'un petit w-e milanais, froid mais très ensoleillé, saupoudré de juste un peu de neige pour notre départ.
En raison d'un "léger" retard d avion (5h30........) notre soirée du vendredi soir s'en est de fait trouvée compromise et nous sommes allés directement à l"hôtel ,sans passer par la case discothèque, et sans toucher de minet... Déception. Mais bon, il s 'agit là des aléas de voyages à supporter à l'occasion (j'ai dit à l'occasion!).
Nous nous sommes nénamoins rattrapé le reste du w-e avec une bonne séance shopping (indispensable à Milan), des tours au sauna (un peu décevant), des soirées sympa à magazzini Generali et à Borgo d'où je suis rentré accompagné d'un garçon de 21a que j'ai quasi-désapé sur le podium (il était torse nu le pantalon baissé et j avais les mains dans son boxer et je ne preciserai rien quant aux doigts...), puis testé dans les toilettes de la boite, avant de l'approuver au lit à l'hôtel. Voilà donc un w-e qui se termina mieux qu'il ne commença, avec une happy-end: ils se marierent, vecurent... euh... enfin: il baiserent et voila, on est peu exigeant et c'est deja pas si mal!



SAUCISSE DE STRASS-BOURRE ET WURST DE SAAREBRUCK

Ce dernier w-e passé dans l'Est fut qt à lui un petit w-e provincial sympathique.

Strasbourg tout d abord: une tres jolie ville visitée sous un généreux soleil, réchauffé grace à de la gastronomie locale: flammenkuche et autres gratinés au munster dégustés dans des restaus typiques... tout ce qu'il faut pour puer de la gueule et se régaler!
Il y a eu réchauffage aussi grace à un petit jeune homme sympathique de 18 ans rencontré la bas en soirée (une boite sur une péniche). Strass-bourre... nom un peu trompeur cependant, car disons le, ce vendredi soir passé ne semblait pas etre la soiree la plus animée; il faudra donc plutot repasser sur cette péniche un samedi à l'occasion.
Néanmoins, le moussaillon en question nous a sympathiquement accompagnés le samedi pour notre visite de la ville. Mignon et confondant de naiveté (... futur acteur espere t il..?), son interet etait cependant plus decoratif que touristique, le guide Michelin étant plus fourni en informations et autres points de culture générale...

Samedi soir nous passames de la saucisse de strasbourg à la bradewurst allemande (fourrée au fromage..!! si si je vous assure... n'y voyez pas d'allusion grivoise; ce n'est pas une blague et c'est très bon).
Nous retrouvames donc à Sarrebruck notre grande amie la "comtesse de Vitalys", dite aussi Vivi, ou simplement Vivien, que nous avions connu au cap d agde cet été (oui on fait beaucoup de connaissances au cap d agde... et c'est parfois tout de suite... intégral dirons nous!). Notre chere Vivi toujours tres en forme était accompagnée de quelques échantillons d amis champenois et lorrains avec qui elle était venue de sa campagne ... euh... de son domaine de province.
Il s'en suivit une sympathique soirée dans la plus grande discotheque de Sarrebruck à l'occasion d'une grande party mensuelle, agrémentée d'une petite excursion dans une ruelle derrière la boite avec un jeune allemand de 20 ans (on ne se refait pas).
Dimanche fut l'occasion d'une visite de Sarrebruck (by day et en dehors de ruelles...) et d'un tour au sauna local, le "XL", joli mais hélas garni d'une clientele elle aussi taille XL qui a du abuser de la bradewurst au fromage...
De retour à paris je me suis donc précipité au SunCity d'où je ne suis reparti qu'à 3h du mat... dur dur le boulot aujourd hui mais cela en valait la "peine"! (Je passerai les details (...détails mignons de 18 ans...) que votre imagination dévoyée supputera sans difficultés à defaut d'avoir assisité à tout cela en direct sous les douches et dans le hammam..! ^^)

Bref, comme vous le voyez nous avons donc modifié notre projet initial de poursuite de w-e à Metz. Nous reserverons cette escapade à Metz à l'occasion de la gay pride de printemps. Cette ville semble tres jolie, avec un beau patrimoine architectural, et dotée d'une vie gay interessante qui attire aussi les nancéens et au-dela. La population locale en photo sur les sites des boites du coin semblent bien alléchante. Quiche lorraine au printemps prochains donc! ( - ca nous changera de la quiche strasbourgeoise... - )



MOSCOU – SOYEZ DANS LA PLACE...ROUGE! (OU ROSE?)


"Privet"!


Moscou 15-20 avril 2009!

Mesdames mesdemoiselles messieurs nous serons donc en visite officielle à Moscou pour un sejour de 5 jours en avril, moi-même votre serviteur-organisateur émérite Cyrillov Migeovitch, galamment accompagné de la très gracieuse et sulfureuse miss Benoiskova Esnaultskaia, nouvelle égérie moscovite, dont la reputation internationale a desormais dépassé les dunes de Benidorm et les limites de la forêt slovaque et du lac Zlate Pietsky pour venir envoûter la taiga siberienne!

Nous avons donc reservé un aller-retour promo avec la fabuleuse compagnie medium-cost allemande Germanwings (www.germanwings.com) à 164 euros ttc depuis Cologne mercredi 15 - lundi 20 avril!
Pour rejoindre Cologne: tgv Thalys Paris-Cologne 50 euros a/r mardi soir 14 avril - mardi matin 21 avril.
On en profitera pour s'arrêter p-e une soiree au sauna Phoenix le mardi soir 14 avant d'embarquer pour moscou et en tous cas pour la soirée jeunes mensuelle TNT du sauna Badehaus le lundi soir 20 avril au retour de Moscou.
A Moscou: visites touristiques et sorties gays (boites et saunas) au programme!

Avis aux amateurs! (Ps: passeport et visa à prévoir - hôtel à réserver d'abord pour obtenir le visa).



JE NE “PRATIQUE” PAS LE NEERLANDAIS... MAIS JE “PRATIQUE” TOUJOURS BIEN L'ALLEMAND!


Hello les filles,

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Retour ce matin meme d un w-e prolongé à Rotterdam/Amsterdam-Cologne!

Commençons par la fin, car nous venons de découvrir une soiree immanquable à Cologne: la "TnT"!!
Etant donné la reputation de l'eau de Cologne, nous n'avons pu résister hier soir à un petit plongeon dans l'univers humide du sauna "Badehaus am Roemerturm" à l'occasion de la soirée mensuelle spéciale minets dont voici le site: http://www.teens-twens.de
Alors sur ce site on voit 2 jeunes éphèbes germaniques bien blonds trainer lassivement autour de la piscine... publicité mensongère? Oui car.... il n'étaient pas 2 mais bien des dizaines!! Partout dans l'établissement, et bien-sûr dans la partie spécialement réservée aux moins de 28 ans (comme nous bien-sûr....) - vérification du tampon obligatoire à l'entrée - .
Mesdemoiselles, cette nuit passée il y a eu du schleu, du teuton, du grand du beau du blond germanique, de l'allemand jeune et bien foutu, et de la b***, oui et encore de la b***, et de la grosse s'il vous plait mesdames! L'allemand est bien monté; le matériel est assorti à leur metre 85/90 bien bâti, la chose est vérifiée!
Ce fut donc une nuit orgiesque avec de nombreux partenaires pour chacun de nous. Ca a bien germa-niqué.
Mais plaçons d'abord le cadre: ce sauna qui est surement le plus magnifique qu'il m'ait été donné de visiter avec le SunCity, dans un style très agréable mais plus sobre et design là où le suncity propose une déco un peu plus à la Disneyland. Très bel endroit donc, avec grande piscine extérieure dans une cour fermée, avec sa terrasse agrémentée de verdure et de transats; l'endroit donne l'impression d'une grande villa à la romaine avec son péristyle, ses portes-fenêtre et ses carreaux de faience.
... et bien-sûr point de villa à la romaine sans éphèbes nus!
Et là nous y voilà: autre pays, autre moeurs, autre rapport au corps.
La 1ere séance de sauna allait débuter à 21h. Car oui ici on vous propose de vraies séances de sauna avec un employé ad-hoc qui vient jeter les essences sur les pierres chaudes et gérer la montée progressive de température. Les voilà donc tous à 20H59, assis dans le sauna en rang d'oignon comme s'ils étaient à des places numérotées, tous nus sur leur petite serviette posée en carré, à attendre sagement le début de la séance. Un de ces beaux garçons tous serrés dans cette petite pièce chaude s'amuserait-il à zieuter ou toucher son voisin? Que nenni; on attend sa séance sauna dans le plus grand sérieux, sa bite entre les jambes et sans esprit mal placé. Puis à la fin, tous ces jeunes boys sont sortis, nus, leur serviette à la main, quasiment en rang 2 par 2, pour aller prendre leur douche...
Honnêtement j'en suis resté pantois. J'ai eu l'impression d'être sur mars et de ne rien comprendre. Je finissais par me sentir bête de m'exciter tout seul à voir ce défilé de corps nus qui apparemment laissait tout le monde de marbre. Ici c'est la tenue, c'est comme ça, et en rang 2 par 2, Herr Kommandant.
Car oui ils sont à poil partout: les douches, le sauna, le hammam... La serviette est toujours soigneusement et rigoureusement rangée de côté. Aucun garçon de 18 ans ne trouvera une quelconque pudeur à opposer à ce système bien établi. On est loin du SunCity et ses pétasses qui se baignent en boxer.
Pour les allemands, la nudité est un état naturel et le sexe ne semble pas spécialement preter à la plaisanterie. Dans les pays latins et catholiques dont nous sommes, où le sexe et la nudité sont bien davantage culpabilisés et prohibés, la sexualité et la nudité sont des interdits que l'on transgresse avec délice en frissonnant. On en plaisante, on en ricanne... On en parle beaucoup, on en fait assez peu... on ose montrer son anatomie quand on ose s'affirmer téméraire et transgressif. Mais pour ces allemands, pourtant si jeunes: rien de tout cela. Esprit germanique oblige, on envisage les choses avec pragmatisme et technicité. Même à 18 ans.
Imaginez-vous une soirée jeunes dans un sauna parisien? Imaginez-vous un rassemblement de toutes les pétasses du suncity en une soiree unique... Ici à Cologne, point de pétasse pétassante, niet de dinde dindonante... Que des garçons sérieux, avenants, polis et courtois, sagement démoulés de leur moule germanique; jamais un mot plus haut que l'autre, aucun cri de folasse. Malgré leur jeune âge tout ce sexe est envisagé avec calme et placidité, sans besoin de se réfugier dans l'excentricité ou de feindre une indifférence snobinarde à la parisienne.
Que voila une ambiance agréable me direz-vous?
Oui. Certes. Mais cela en devient déroutant. Cet aplomb dans la sexualité et cette lisse placidité dans les rapports gays confine quelque peu à la froideur. Je n'ai pas vraiment eu l'impression de "pénétrer leur intimité" (... au sens figuré de l'expression!).
En comparaison notamment avec les afters-saunas de Lausanne, le contraste est criant: ou donc est passée la vibration, la tension lausannoise? La passion? Ou est le suspense, le tourni, le rythme trépidant, l'ennivrement de la drague et du sexe? Ou donc est passée cette ambiance décadente, cette atmosphère excitante?
D'ailleurs beaucoup de ces beaux jeunes garçons allemands ont passé la soirée au bar, assis façon jambes croisées de Pletex, à discuter avec leurs amis, le tout toujours très sagement, sans cris et sans débordement, et sans aller s'égarer dans les parties cruising.
Néanmoins nous avons pu trouver notre bonheur dans ladite partie dédiée. Du beau, du blond, du local. Mais là aussi la méthode à l'allemande est assez déroutante. Un regard, un mot, les choses se font, on se retrouve rapidement en cabine. Niet de complication starlette à la parisienne. Oh non n'imaginez pas non plus un remake du fouilli des saunas anglais où des mecs affamés vous tombent dessus, vous encabinent et s'empressent de vous dévorer brouillonnement. Non, ici les choses sont rapides, car les procédures sont efficaces; le process germanique bien huilé, mesuré, organisé, carré et méthodique.
Bien. Oui certes, c'est bien. Le grand blond de 21 ans avait même prévu avec lui les capotes XXL assorties à ses mensurations intimes (qui m'ont d'ailleurs laissé une vague sensation dans l'arrière-train). On baise bien; on se lache. Puis on discute un peu. C'est poli et courtois.
Mais c'est quand même trop de courtoisie pour un sauna. Trop lisse, trop clinique, comme leurs sexes invariablement intégralement rasés. Il y a un léger manque de débordement... Oui c'était une très bonne soirée, à rééditer; mais encore une fois: où donc est la passion??

Le début du w-e fut bien moins décadent, étant donné la petitesse de la scène gay de Rotterdam est l'assez maigre qualité du public néerlandais.
Car oui, si à la Splash de Bruxelles le w-e précédent nous avons pu admirer et tater du beau flammand, j'en viens à l'observation que flammand et hollandais sont bien 2 peuples disctincts. Autant le flammand, typiquement belge, et dont on peut étendre le territoire jusqu'à la région lilloise (Flandres francophones), nous ennivre d'une beauté lisse et plastique, autant le hollandais se révèle au final plus décevant. Rotterdam ne nous a donc pas vraiment enchanté de ce point de vue.
Rotterdam, bien que rasée durant la guerre, s'est révélée une ville néanmoins interessante, avec son architecture futuriste et son urbanisme déroutant. On y trouve des gratte-ciels aux formes étranges, et toutes sortes de constructions aux silhouette improbables. L'oeil du pieton est perdu; on a du mal à trouver ses répères dans le fouilli des façades éclectiques post-modernes, des immeubles déstructurés, des larges artères, des quais, des ponts gigantesques et des formes générales d'un urbanisme si peu conventionnel. L'oeil est en vaine quete de signification et de positionnement. Les limites de la rue et des voies de circulation sont aussi particulièrement floues, à la hollandaise, avec voitures, piétons trams et vélos dont les routes spécifiques s'emmelent dans un joyeux capharnaum que le français ne peut comprendre et l'amène parfois à risquer sa peau tellement il ne sait toujours bien comprendre où il se trouve et vers où il convient de regarder. La tour Euromast nous a quand même offert un point de vue un peu plus global à 180m sur la ville et son port (le premier d'Europe).
Amsterdam fut dimanche l'occasion d'une aprem sauna sans grand intéret suivie d'une petite soirée gay sympathique. Pour ma part je connaissais déjà bien la ville et ne l'ai pas revisitée.
Heureusement tout de même que Cologne est venu lundi combler nos envies qui commençaient à s'accumuler..!



SEX ON THE (PINK) BEACH


Hello tous,

La semaine dernière fut fort agréable et classique avec maints plans parisiens divers et variés et en cerise sur le gateau un passage à Lausanne samedi soir pour la soiree sans serviette ("cul nu" comme on dit par la bas!) au sauna pinkbeach de Lausanne.
Apres une réédition avec une connaissance locale qui etait venue me chercher a la gare de notre bonne capitale vaudoise, puis un long et tres sportif moment en cabine avec un suisse-italien de Lugano de 20 ans, je retrouvai ensuite un de mes jeunes amants suisses favoris, très chaud, a qui j'avais donné rendez vous et avec lequel je me suis retrouvé fort occupé à divers fantasmes et fantaisies décadentes de 23h à... 6h du matin; oui il etait bien 6H qd nous avons regardé l heure à la fin de notre périple d ebats divers et variés à travers le sauna!!
Cela fait donc 7h de sexe non stop? Non, bien +!! Car entre ce garcon et le suisse-italien et le 1er ami, il ne s'est a chaque fois écoulé guère que 30 minutes de répit entre chacun! On peut donc bien parler de 10h de sexe..! J'en suis reparti avec un mal de dos épouvantable qui m'a mené chez l'osthéopate lundi ... non non pas pour la raison que vous croyez!!! Simplement, à 6h du mat, avec le garcon en question on est tombé d epuisement tout nu l un sur l autre sur une banquette de la backroom du sauna, et nous avons ainsi dormi enchevetrés pdt 30 min... Trop de fatigue, mauvaise position... voila le resultat de cette décadence totale. Mais alors cependant: je ne regrette rien!!

Le w-e précédent fut marqué par la techno-pouffe-parade, fort garnie et tres ensolieillée. Ce fut derrière le char FG que j'ai suivi le public de jeunots qui m interessait (je crois qu'il y avait assez peu de majeurs derrière ce char). Ce fut l'occasion de prendre une collection de fotos pleines de jeunesse et de fraicheur, dont certaines dont je suis fort satisfait: des prout-prouts dans des postures l'orealesques, la main dans les cheveux, ou des groupes de gamins dans des tenues spontanées, jeans défagoté et cheveux au vent, dont on dirait des pubs pour Energie ou Diesel.
Cette année, les tecktoniciennes de surface qui trustaient le défilé l'an passé avaient remisé leur t-shirts TCK au vestiaire (le mouvement ayant glissé des 14-17 ans vers les 4-7 ans...). Le tout a été remplacé par de nouvelles fringues. Dans le défilé, mixture de petits péteux 16e a grande mèche, de fashionitas aux cheveux brulés par le fer a lisser, en slim et tenue American Apparel avec petit sac assorti de rigueur, et de garçons aux coupes "mulet" pleines de gel ou de minets danseurs de shuffle coiffés de casquettes ou de capuches de survets, voire de bonnets parfois garnis de lunettes de ski (oui, on ne sait plus quoi inventer...).
Puis, via lyon, de passage à lausanne le dimanche soir 21 sept (... oui je suis passé a lausanne 2 w-e de suite..!), ce fut une petite soirée Jungle; "petite" car ce n'était pas ferié dans tout le pays (comme chaque fois en septembre); mais avec 6 mecs en 18h de sauna (dont qd meme 4h de sieste...), je suis tout de meme reparti contenté! Cela valait donc le déplacement par rapport à nos saunas parisiens bien aimés, où, si comme au Flunch les légumes à volonté, il n'en va pas toujours de même pour la viande...

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De retour à Paris je me retrouvais l'autre soir gare du Nord pour aller en banlieue rejoindre un garçon d'internet. Oui, en banlieue.
Quelle foule dans cette gare du Nord à 18h.
Je pré-sentais déjà cette odeur écoeurante de banlieue vide et molle poussée trop vite. Dans cette foule de retour du travail ca fleurait déjà le pavillon péri-urbain aux cloisons trop minces, le parpaing premier prix, la fenêtre allu, le volet en pvc, le sous-sol moqueté.... le barbecue electrique et le nain de jardin, le meuble Conforama; la déco imitée des emissions d'M6; des gens pour qui le luxe réside dans leur écran plat, leur MP3, leur console de jeux et autres bricoles pour lesquelles on s'endette; ils étaient là, les uns avec leur tenue qui n'avait de "VIP" que le nom écrit sur le t-shirt; les autres qui tentent de passer pour de jeunes cadres bobos mais dont le costume bon marché transpire le Delaveine. Ca sentait la classe moyenne, la classe médiocre, la classe qui veut se donner de la classe mais n'y parvient pas; ces gens moyens qu'on voit dans les émission de tv réalité; on devine à la maison la fille ado en plein age ingrat, les gamins insupportables qui attendent supernanny; nul besoin de confession intimes il y a dans toutes ces apparences la seule vérité qui compte... Ca se veut branchouille mais c'est cheap. A force d'étaler la confiture on voit le pain à travers. De toutes façons, même dépouillés de leurs vêtement et accessoires les gens transpirent toujours leur classe sans même avoir besoin de parler. Ce soir là, ça transpirait bien.
J'attends toujours le train.
Quelle foule dans cette gare du Nord à 18h15.
Le garçon me rappelle: il pleut trop; pas de plan bois ce soir...
(Oui, c'était sensé se passer dans les bois).
Soulagé, je fuis cette atmosphere lourde et besogneuse pour m 'engoufrer de nouveau dans le metro et retourner me nicher dans le centre de Paris, ou en resortant dans la rue je retrouvai le profil rassurant de ces beaux immeubles jouflus et bien portants, cette pierre de taille solide et solennelle, ces pavés graves et respectables, ces garçons en slim, ces filles en bottes et ces mamys comme il faut.
Ah non je ne veux pas etre parisien et pedant, précieux et prétencieux; et d'ailleurs je pourrais aussi bien croquer avec la même acidité les petits péteux du 16è, les bobos écolo à vélo ou d'autres catégories animales de notre jungle parisienne... Mais tout de même, j'apprécie cet endroit; je suis je crois un des rares parisiens à m'émerveiller chaque jour de l'endroit où je vis, à lever le nez au lieu de regarder le trottoir. Et de retour de cet effleurement nauséeux de banlieue en cette gare du Nord, j'ai retrouvé mon Paris encore plus splendide et mon faubourg St Honoré plus excpetionnel. Si j'étais vraiment allé à Crépy-en-Valois, je crois que j'aurais embrassé le sol parisien au retour.



BRATISLABOYS


Hello,

Retour de w-e à Bratislava! 32 degrés, soleil, plage... en Slovaquie?? Si si!!
Bouclant ma valise avec des pull overs jeudi soir, j'eus heureusement la riche idée de finalement regarder la météo, pour m'apercevoir que dans ce petit pays de montagne niché au creux de l'Europe c'était encore l'été en ce mois de septembre!
Paris quitté sous la pluie, Bratislava trouvé dans la chaleur.
Il s'agissait là de mon 4e passage dans la capitale slovaque, et il faut dire que le but essentiel concernant donc davantage les sorties nocturnes - que je ne connaissais pas encore - que les visites touristiques - dont je connaissais déjà l'essentiel.
Et sur ce point je ne fus pas déçu.

Sitot emménagé vendredi soir dans notre superbe appart deluxe (dans ces pays de l'Est on loue toujours pour une bouchée de pain des apparts terribles équipés de choses aussi indispensables que lecteur dvd, appareil à fondue, lave linge et douche à jets avec radio integrée..!) nous sommes donc bien vite sortis à Apollon, la boite gay principale de Bratislava, pleine de bratislaboys ma foi fort mignons et très avenants.
Bratislava est en tous points une sorte de Prague miniature, tant concernant l'architecture, l'ambiance que les gens et les gays en particulier. Et sur ce dernier point, cela n'a que du positif: ils sont mignons comme tout et pour reprendre la célèbre phrase de l'un de mes compagnons de voyages à Prague la fois dernière: "et en plus ils sont vraiment pas difficiles".
Arrivés devant la boite, on retrouva donc d'abord mon ami slovaque Milos, déja beurré comme un coing. Sitôt rentré en boite (50 SKK l entrée, soit ... 1.80 euros!!), on tombe dans une ambiance tres sympa et chaude avec plein de garçons qui se dehanchent avec vigueur et on croise des regards sans complexe dans tous les sens. On hésite alors pas à vite faire des connaissances. Les gens ne comprennent pas lorsqu'on leur dit qu'à Paris personne ne se regarde et que le fait que quelqu'un ne vous regarde pas ne signifie pas que vous ne l'intéressez pas; pour eux, quand un garçon leur plait, ils le regardent, c'est normal, et c'est droit dans les yeux.
Ce faisant ce fut le festin pour moi tant vendredi soir que samedi soir, avec un garçon local de 18 ans le 1er soir et un de 22 le samedi soir, ramenés tous deux à notre appartement fort judicieusement choisi à environ 100 metres de ladite boite. Et dans les deux cas il n'y a pas eu à les prier pour les amener à l'appartement. Comme à Prague, la négociation est toujours d'une grande rapidité. Drague facile, ramenage sans ennui (pas de cochonou collante ou autre histoire compliquée, de problème de machin qui ramene bidule en voiture, d'ami capricieux qu'on ne peut abandonner ou d'ex boyfriend emmerdeur), et le tout pour de très bonnes séances de jambes en l'air avec de beaux garçons qui ont la bas toujours de beaux corps bien dessinés très secs et imberbes. Car oui, à Bratislava tout comme à Prague, niet de bide britannique ou de grassouille diverse; ils sont en général sveltes et musclés secs. C'est le pays de Bel Ami, n'oublions pas! Je confirme donc mon jugement sur les tchéco-slovaques: les plus beaux garçons d'Europe (ex-aequo avec les espagnols, meme si un certain nombre d'entre eux sont qd meme parfois un peu grassouille)

Samedi, connaissant déjà la ville, et devant la chaleur accablante de l'apres-midi, nous decidames avec Benoit de rejoindre Milos à Zlate Piesky, un petit lac situé dans la banlieue de Bratislava, et disposant d'une partie gay/naturiste qui m'intriguait bein-sûr au plus haut point. Sur place nous fimes la connaissance d'un groupe de tchèques et de slovaques d'environ 25 ans qui bronzaient nus sur la plage. Je m'étais en fait assis dans l'eau non loin d'eux et il ne s'est pas passé quelques minutes avant que l'un d'eux ne m'aborde et me demande d'où je viens. C'est comme ça la bas, ils sont si naturels et faciles que j'en reviens encore à détester encore plus ces français compliqués qui perdent leur temps dans des circonvolutions compliquées et des fiertés mal placées ,se gachant ainsi leur propre plaisir. A Montpellier à la plage vous pourrez rester seul 2H assis dans le sable devant un groupe de dindes qui vous regardera en biais sans qu'il y ait le moindre contact qui se crée. A Zlate Piesky, en 10 minutes on s'est retrouvés nus dans l'eau sur les épaules de nos nouveaux amis à faire des water-fights au milieu de joyeuses éclaboussures (...comme dans un de mes films porno tchèques... je me croyais projeté dans mes rêves, j'étais content comme un enfant à qui on donne ses bonbons).
Puis, après un petit tour en ville en fin de journée et un passage au sauna local (joli et propre mais un peu vide en ce samedi soir), mon diner consista en 17 boules de glaces à la terrasse d'un glacier ( il faisait si chaud... et des coupes 3 boules pour 1 euros on en trouve si peu en France...!). Quant à la soirée en boite elle se solda donc au lit avec le slovaque de 22 ans dont je parlais ci-vant, après un intermede avec un petit anglais tres mignon et sympa mais un peu frigide... qui nous accompagna cependant à la plage où nous decidames de retourner le lendemain! Et là, heureusement que Milos était aussi venu bronzer, car devant le constat de notre mauvais timing pour rejoindre l'aéroport il se proposa heureusement de nous y amener en auto! ...Et pourtant c'est avec plaisir que je serais bien encore ce lundi à Bratislava au lieu de me retrouver au bureau... snif!

Néanmoins, je retournerai un jour la bas certainement... il me reste d'ailleurs près de 500 couronnes (soit une fortune de 18 euros): de quoi financer là bas un week end complet!! Car en effet dans cette jolie ville de Bratislava où la vie est très agréable et l'environnement tout à fait aux standards de chez nous, le coût de la vie est à des niveaux défiant toute concurrence. On a tant de mal à dépenser son argent, qu'on ne sait plus quoi en faire. A chaque fois que l'on dépense un billet, ou vous en rend 5 autres; les billets se multiplient dans les poches et plus on dépense et plus on a l'impression de s'enrichir et on finit par repartir sans avoir pu dépenser ses 60 euros au bout du week-end... Le vol nous ayant par ailleurs couté 27 euros a/r ... ce fut un w-e pour le moins économique!
Et sympathique au demeurant, car au-delà de toutes ces aventures gays, ce qui reste marquant c'est la gentillesse des gens, des vendeuses dans les magasins aux mamys dans la rue, tout le monde et toujours pret à vous aider et vous conseiller, avec le sourire et sans jamais oublier de vous demander d'où vous venez. La ville de Bratislava est pourtant devenue assez touristique grâce à son hub Skyeurope et sa vieille ville entièrement refaite; mais les locaux ne semblent pas encore lassés des touristes! Alors on reviendra...

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En attendant, nos prochains voyages nous ferons découvrir de nouvelles destinations: notamment Rotterdam en octobre et l'Est de la France en novembre. Avis aux amateurs!? Pensez-y!

Ces petits w-e sont tjrs agréables. Après 48h à Bratislava, j'avais déjà l'impression d'être parti 4 jours. Les jours et les nuits sont tjrs tellement remplis dépaysant et tourbillonnatns, qu'on sent une vraie coupure, qu'on oublie paris et le train train. Lorsqu'on découvre un nouveau cadre, le temps semble toujours s'allonger: constatez, lorsque vous partez en vacances, les 1ers jours semblent toujours plus longs. De plus, après ces petits w-e, on rentre fatigué mais tellement content et enrichi de tant de nouvelles choses, qu'on se dit qu'on a bien fait de s'être évadé. Non vraiment je n'ai rien manqué, ni l'éternel shopping au milieu de la foule moutonniere de la rue de rivoli du samedi ni l'éternel verre sans intéret dans le bar à dindes du marais. Ce quotidien qui ne semble pas spécialement désagrable lorsqu'on évolue dedans sans se poser de question révèle finalement toute sa fadeur molle et ecoeurante lorsqu'on y réfléchit à 1500 km de distance. Alors vive les voyages!

Quant au long week-end de nouvel an, nous allons surement décider aujourd'hui avec Benoit, Shinjuku et P-A entre Berlin ou Kiev. Les vols pour cette période sont très bon marché actuellement. La aussi n'hésitez pas à venir, car plus on est de folles plus on rigole, comme dit l'adage..!

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L ETE FUT CHAUD... SANS MAILLOT!


Hello boyz girls and others,

Voici ce petit - grand - mail de retour de grandes vacances...

Sans embage ni prologue je vais commencer par vous faire partager mon experience d'un endroit unique, où j'ai pu halluciner de jour en jour: le centre naturiste du cap d agde!

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Cap d'Agde: cap sur le sexe:
je vais conserver pour mes amis proches ce rapport sulfureux, un peu délicat à publier... :)

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Le reste des vacances fut agréable aussi, en compagnie notamment d arno, jcya, moussia, fania, benoit, olivier, simon... et bcp d autres amis croisés ou rencontrés en cours de route (shinjuku, mickael, cédric, P-A, nico et charles-antoine, emilien, seb, jean-david et nadjib, cyril, matthieu...).
Les vacances débutèrent en fait au terme d'un voyage en tgv dans un compatiment où un pauvre hétéro se retrouva inconfortablement coincé au milieu de notre meute de 8 pds en goguette. La soiree mousse de lausanne le 31 juillet (ma 3e mousse de l annee apres mannheim et cologne) fut ainsi notre 1ere étape. Apres moult ébats sexuels dans la mousse puis en after au sauna (et souvent au milieu du couloir, toutes les cabines étant prises d assaut comme d ordinaire), les vacances se poursuivirent à montpellier.

Plages gays, soirees jeunes au sauna, sorties à la villa... J ai ainsi pu satisfaire mes envies tous les jours avec des garcons differents. Mais je n'étais pas le seul bien entendu. JCya notamment, toujours en quete de conquetes sauvages a plusieurs fois disparu durant des intervales de 24h pour suivre par monts et par vaux des jeunes hétéros dont elle s'entichait. Elle finissait tjrs par reapparaitre a l hotel un beau jour on ne sait comment (en roller, a la rame, en ballon...?) - tjrs est il qu on la retrouvait tjrs par surprise en train de pioncer dans son lit apres des virées épuisantes et hautes en couleur.
Il faut dire que notre boite gay montpellieraine favorite grouillait comme toujours de jeunes hétéros tres mignons et tentants. Et il faut dire qu'en parlant de clichés à remettre en question comme je l'évoquais precedement, il convient de souligner que ces hétéros montpellirains - de souvent a peine 16 ans - mettent bcp d'ambiance par leurs looks fashion et leurs danses bien plus extravagants que ceux des gays toujours conformistes et clônés dans leur immanquable débardeur noir. Il suffit pour cela de comparer l'indolence d'une soiree purement gay comme la Dolly avec l'électricité ambiante de ces soirees mixtes du samedi à la villa.
La villa nous a par ailleurs proposé comme chaque année une nouvelle mode locale, typiquement montpellier-reine, symptomatique de la creativité de la jeunesse gay et surtout hetero locale. Ainsi comme chaque anne il y avait une nouvelle danse (que je ne saurais vous decrire et encore moins vous danser) et une nouvelle mode vestimentaire comportant bermuda baggy et casquette, toujours assortie de coupes de cheveux mi longs hautement déstructurées.

Bref, l'étape suivant fut barcelone pour son immanquable mousse où je me dégotai une tranche napolitaine en guise de dessert apres une remise de couvert avec de mes amants espagnols retrouvé de l an dernier.
Le lendemain, au terme de 7h de train nous arrivions a murcie. Murice, sa cathedrale et... oui, surtout sa cathedrale, mais si belle! Et aussi sa chaleur accablante en pleine nuit et des drag queens locales assez kitschs sans oublier un petit mec trouvé dans le bar gay du coin que j ai consommé dans les wc d'un bar hétéro... - jusqu a ce que la porte de toilettes fut inopinément forcée..!! (On s'est rhabillés et on a filé bien vite!) -
Alicante fut notre etape suivante, avec une soiree fort animée et compliquée en imbroglios amoureux dont je passerai les details (si je commencais a raconter toutes les histoirettes de chacun durant le sejour c'est un roman qu il faudrait que j ecrive). Disons en substance qu'il y a eu du jeune espagnol et qu emilien et benoit se sont fait jeter de la boite apres s'etre fait chopés ensemble dans les toilettes. La journee a la plage fut l occasion de retrouver le groupe de shinjuku et mickael, et l occasion pour jcya, la reine du désert, de retourner méticuleusement la dune comme a son habitude pour finir par dégoter au milieu de 50 papys un jeune mec sorti d'on ne sait quel buisson. C'est le bulldozer JCya, qd vous passez apres elle, tous les buissons ont été arrachés!

Benidorm fut ensuite l'étape reposante de notre périple. Et pour cause, cette station balnéaire géante de la costa blanca, véritable Manhattan sur mer avec ses grandes tours malades, frêles et laides, telles des adolescentes degingandées de 30 étages qui auraient grandi trop vite, n'offrait guere d activité, si ce n est regarder dans les rues bondées nuit et jour un défilé de papys ventrus qui se grattent les couilles, de mémés avec des cannes, de grosses en short et toute une panoplie de beaufs et de gamins criards en train de s'enfiler des crepes et des kébabs qui me donnaient envie de manger des fruits. Mais à Benidorm la deception concernait surtout le milieu gay. En fait de boites, il n'y avait que des bars dansants, remplis de vieux poilus et bedonnants tellement laids que je me suis mis a les prendre en foto en lieu et place de mes minets habituels. Heureusement Agatha, drag queen locale d origine belge, nous offrit un spectacle et une compagnie divertissante.

Puis ce fut la remontée via Barcelone (nouvelle tranche napolitaine dans la creme chantilly de la mousse (y avait un charter de napolitains cette année??)), puis via Argeles (sa population beauf du 93, mais aussi heureusement sa jolie plage gay tres sauvage et sa chtite boite gay avec ses provinciaux qui ont des airs de gamins hétéros de banlieue).
Ce fut ensuite le retour aux sources: à Montpel-city (ou je fus reconnu par hasard dans le hall de notre hotel par une ancienne connaissance toulousaine d'il y a 6 ans que j'avais oubliée et qui nous accompagna les 2 jours suivants). Puis nous glissames vers la luxure du cap d agde et son inénarrable camp naturiste dont je vous ai deja servi quelques tranches (mais pas toutes, car manquent notamment celles où j'ai pu oeuvrer a meme la plage avec un petit blond de 18a ramené de la villa en fin de séjour :) ). Bref, il ns restera encore tant à decouvrir la bas l'an prochain! D'ailleurs bcp de gays du cap que ns avons connus sur place et qui se sont aggrégés à notre groupe sont des habitués qui viennent chaque année... alors: à l année prochaine!!!



KOELNER BRATWURST


Halo Schatzy,

Retour de ce w-e a Cologne en compagnie de benoit arno et franzia; nous ne sommes restés sur place que 24h chrono (de samedi 17h arrivée en gare de cologne à dimanche 17h départ de la gare de cologne), mais notre programme a été comme tjrs si chargé que cela nous a paru au moins un w-e entier! Il faut dire qu en ne dormant quasiment pas, le programme d'activités s'en trouve nécessairement plus garni.
Coté sortie ce fut promenade-shopping, restau, glacier, bars gays, puis soirée mousse WET suivie de l'after au sauna Phoenix.
La soirée mousse fut plus remplie que celle de Mannheim, mais en moyenne un peu moins jeune et helas moins sex (le débodement sexuel mannheimien était d'ailleurs fort étonnant, connaissant les allemands et leur tempérament habituellement réservé). Il y avait néanmoins une backroom en forme de lave linge (la "Waschmachine") qui, après avoir surtout attiré les vieux torchons a fini tout de meme par attirer du beau linge un peu plus délicat en fin de soirée. L'eau de Cologne mousse bien!
Mais la fin de soirée la plus intéressante se déroula surtout au Phoenix sauna, où l'after avait attiré bcp de clubbers en mal de se rincer et de s'essorer après la mousse (il n'y avait pas d'option "rinçage" dans la Waschmachine). Et il faut dire que c'était nécessaire car la lessive OMO est certes mousseuse mais surtout bien corrosive et la peau me démange aujourd'hui encore.
Apres quelques distractions nous avons dormi sur place au sauna dans les rares espaces que nous avons pu trouver entre les garçons écroulés partout qui en fin de matinée squattaient les cabines et dormaient sur tous les canapés et les moindres recoins disponibles.
Le réveil en début d'aprem nous permit de manger une saucisse au bar du sauna (histoire à la fois de reprendre de l'énergie et de se replacer dans le contexte) puis profiter de la terrasse ensoleillée du sauna et de découvrir dans les sous-sols quelques nouveaux venus (un parisien en ce qui me concerne - c t bien la peine de venir jusqu a cologne! - heureusement que j'avais eu du schleu germanique teutonisant pur grand blond aux yeux bleus en début de matinée!)
Voilà pour un court w-e bien rempli, et aussi très gourmet. Les spécialités gastronomiques que nous avons pu essayer outre l'aryen colognois (généralement grand et souvent bien bâti, le torse dessiné et la fesse galbée) furent en sus le jarret, la schnitzel et la bratwurst (inévitable saucisse allemande qu'on aime tant...!!) dans une taverne typique avec des teutons qui gueulent en s'enfilant des bières (qu'on vous sert d'office sans que vous ne demandiez rien), et aussi des glaces merveilleuses sur la terrasse de l'un des nombreux glaciers colognois. (A ce propos: ne pas confondre "colognois" avec "colognais", qui est relatif à un village du gers - vous y trouverez p-e plus de foie gras mais surement moins de saucisse grillée au sauna! - rien à voir comme w-e!!! - )



GOD SAVE THE KITSCH


Hello les filles,

Ce dernier w-e se déroula à Londres en la royale résidence de Lady JCya, douillette et coquette, sise à Harrow on the Hill (la résidence - pas JCya).
L'essentiel de ce britanique w-e consista en quelques bars, un peu de repos et bcp de sauna.

Sauna tout d'abord, avec 2 nuits passées au Pleasuredrome, où ce fut l'occasion de gouter du britanique bien-sur, mais aussi du néo-zelandais, du canadien, du polonais (un ex plan retrouvé sur place) et de l'américain (style scally lad / council chav, de 18 ans, en short et a casquette ... c t craquant).
Les rencontres furent donc nombreuses, comme toujours dans ces sauna anglais où l'on ne va pas par 4 chemins: on se trouve souvent harponé au détour d'un couloir sans meme avoir eu le temps de dire ouf. Dans le sauna londonien, dès qu'un mec vous voit et qu'il est intéressé il le fait savoir dans la seconde. Comme vous le savez je suis exaspéré par le comportement parisien appelé "jeu de séduction" qui n'est qu'une perte de temps inutile de comportements hypocrites de pseudo-ignorance et de "m'as tu vu - je t ai pas vu" mêlé de timidité et d'arrogance; mais là à londres ca en devient tellement rapide qu'on a à peine le temps d'apprécier la tête du mec qu'on a en face de soi avant de fournir une réponse! Enfin, je ne m'en plaindrai pas...

Avec ces festivités humides et sous-terraines je n'ai du coup pas eu l'occasion de faire mes adieux au G-A-Y, à l'Astoria, qui fut jadis ma royale résidence secondaire lorsque le w-e je m'échapais de mon fief lancasterien pour descendre présenter mes amabilité à la reine et aux autres queens de la capitale du commonwealth.
Pour information, ce sera désormais la soirée "OMO" qui, les w-e et à partir de début août, occupera l'Astoria (...quid de la destruction du bâtiment qui était sensée chasser G-A-Y..??). Avec la très drag-queenesque Miss Dusty O comme DJ vedette (qui officiait autrefois à Popcorn et au Ghetto), il semblerait quel style demeure proche de celui de G-A-Y: c'est à dire musique commercial sucrée et paillette pour une clientèle dindo-pouffe qu'on espère toujours très jeune.

Outre ceci, un petit tour samedi dans les rues commerçantes de Harrow on the Hill (dont la platitude géographique me fait douter du nom) m'a tout de même permis de prendre l'air.
A la caisse du food hall de chez Marks & Spencer je m'étais malicieusement placé derrière un charmant pd de 17 ans à la follitude irréfragable qui faisait des courses avec maman et mamy. Elles étaient toutes 3 très british: mamy avec ses cheveux oranges, maman couleur prunes et petit pd couleur caramel. J'étais attendri devant ce spectacle de douce entente féminine intergénérationnelle dans cette séance shopping de week-end. Le jh ne m'apercut qu'une fois passé la caisse et, surpris, me jeta un regard de stupeur effrayée, le genre de regard qui traduit la crainte - en l'occurence fondée - qu'on lise en vous comme dans un livre ouvert, y compris vos penchants les plus secrets (ou le croit-on!).

Sinon voilà, pour le reste rien de nouveau sous le soleil... euh - les nuages britaniques: les personnes qui jacassent dans l'eursotar en s'enfilant bière après bière sont bien-sur des anglais, qui couvrent de leurs hurlements les bruissement de pages que tournent les français qui essayent de lire leur bouquin. Et une fois sur place au pays de sa majesté on retrouve toujours avec joie l'inimitable coté pratique british: fenêtres à guillotine, robinets sans mélangeur, WC à moquette avec urine incrustée depuis 1965, fentes à courrier sans boite aux lettres (c'est tellement mieux de marcher sur le courrier du voisin en rentrant chez soi) et je passe sur le reste... C'est là leur coté conservateur, et irrémédiablement kitsch, comme dans tout ce qu'ils font dans la vie, et qui s'accomplit toujours dans l'excès: jeunes diplômés en toge, magistrat portant perruques, bobbies et leur casque, la reine et ses filles vêtues commes des gateaux à la crème, mamies repeintes en fuchia avec colliers de perles intégré, cochonous en mini jupe la graisse à l'air, le murgeage de gueule inévitable du samedi soir, les gateaux d'anniversaire et leur inévitable glaçage dégoulinant kitsch et sans goût, bus et taxis overkitschs... Et le tout dans un pays super carré, où la loi elle aussi s'applique à l'excès: aucune place pour la négociation façon latine, le chauffeur de bus videra manu-militari le fraudeur et le taxi roulera sur le piéton qui traverse imprudemment. J'ai tant passé de temps dans ce pays que je le connais plutôt bien et que ce qui paraissait sympathiquement exotique au début finit parfois par devenir gentiment exaspérant... Heureusement qd meme qu'on s'y amuse! Indie-boys emos scallies chavs party-animals club-kids disco-dollies... God save the kitsch!

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Pour info pour ceux qui seraient (toujours) intéressés pour re-louer ou sous-louer mon ancien studio: c'est l'agence st louis en l ile qui le fait visiter; le gars de l'agence pense trouver un preneur très vite. Néanmois, si cela n'était pas fait d'ici la semaine prochaine, je suis disposé-à le sous-louer avant mon départ en vacances le 31/07.
J'espère bien ainsi me défaire de ce second loyer au plus vite. C'est qu'avec mon nouvel appart au loyer somptuaire, mon train de vie de starlette, mes tournées sabatiques internationales, ma carte Sephora qui chauffe et force dépenses vestimentaires tout autant superflues qu'inutiles, je peux donner l'impression de mener grand train alors que je n'ai jamais un sou en caisse et que mon salaire mensuel laisse toujours place à un déficit abyssal alors que le 15 du mois n'est pas encore atteint. N'ayant jamais un sou de côté hormis 15 euros sur mon Codevi, somme minimale pour le maintenir ouvert, je songe presque une fois de plus à un parallèle avec mon roman favori dont voici un extrait ci-après, toujours dans le Paris du XIXe siecle:

"Saccard en était arrivé à un tour de force quotidien. Il habitait un hôtel de deux millions, il vivait sur le pied d'une dotation de prince, et certains matins il n'avait pas mille francs dans sa caisse. Ses dépenses ne paraissaient pas diminuer. Il vivait sur la dette, parmi un peuple de créanciers qui engloutissaient au jour le jour les bénéfices scandaleux qu'il réalisait dans certaines affaires. Pendant ce temps, au même moment, des sociétés s'écroulaient sous lui, de nouveaux trous se creusaient plus profonds, par-dessus lesquels il sautait, ne pouvant les combler. Il marchait ainsi sur un terrain miné, dans une crise continuelle, soldant des notes de cinquante mille francs et ne payant pas les gages de son cocher, marchant toujours avec un aplomb de plus en plus royal, vidant avec plus de rage sur Paris sa caisse vide, d'où le fleuve d'or aux sources légendaires continuait à sortir.
La spéculation traversait alors une heure mauvaise. Saccard était un digne enfant de l'Hôtel de Ville. Il avait eu la rapidité de transformation, la fièvre de jouissance, l'aveuglement de dépenses qui secouaient Paris. A ce moment, comme la Ville, il se trouvait en face d'un formidable déficit qu'il s'agissait de combler secrètement ; car il ne voulait pas entendre parler de sagesse, d'économie, d'existence calme et bourgeoise. Il préférait garder le luxe inutile et la misère de ces voies nouvelles, d'où il avait tiré sa colossale fortune de chaque matin mangée chaque soir. D'aventure en aventure, il n'avait plus que la façade dorée d'un capital absent."

"Il se trouvait à bout de ressources, se soutenant par un miracle d'équilibre ; le matin même, il n'avait pu payer la note de son boulanger. Cela ne l'empêchait pas de préparer une fête splendide pour le jeudi de la mi-carême."



MARSEILLE: SA BOUILLE-A-BAISE ET SON VIEUX PORC...


Hello à tous,

Nous voila donc rentrés de w-e marseillais, où nous avons pu essayer quelques spécalités locales, dont la "bouille-à-baise" avec le "petit marseillais" (qt au vieux porc on l' a juste vu... pittoresque certes, mais il sentait la marée... ^^)

Sitot arrivés vendredi soir à 22h, j'avais donc déja trouvé moyen d'avoir rendez-vs avec 2 gars en même temps... Il faut expliquer que je contacte souvent sur des chats gays des garçons locaux aux fins de "préparation" de mon arrivée...
Sachant qu'en général il faut contacter 3 ou 4 mecs pour en voir 1 (le taux de défection étant toujours élevé), j'étais ce vendredi soir sensé en retrouver 4 séparément, un peu pret a la meme heure... Manque de pot , il y en a eu 2 qui m'ont confirmé le rendez-vous... Par un tour de passe-passe habile j'ai d'abord rencontré le 1er gars a 22h45 pour négocier le truc et lui, lui jouer quelques notes de pipo et fixer un nouvo rendez-vous le lendemain. Je l'ai donc vite quitté pour retrouver mon autre rendez vous 30 min apres.
Charmant garçon de 22a à qui j'ai fait découvrir le sauna ... et vs connaissez la suite habituelle: ils ne connaissent pas le concept mais la timidité disparait bien vite et nous avons passé un bon moment. Si bon que mr a demandé de garder la porte de cabine ouverte, de recruter un 3e, puis a disparu avec un autre gars avant de venir draguer mes amis... Bref, qd on se lache, on se lache...
La fin de soire se déroula au Cancan, la boite gay marseillaise.
Samedi ce fut la gay pride, chaude et ensoleillée, pleine de bogarçons bruns torse nu à la peau gorgée de soleil, dans la rue, sur les chars et dans la fontaine de la place Castellane (... il faisait tres chaud!). J'ai qt a moi réussi à me percher sur un char entre quelques pétasses.
Après le défilé, j'ai retrouvé mon rendez-vous écourté de la veille, un garçon de 17 ans pas forcement hyper beau mais jeune et distrayant, avec qui ns sommes allés découvrir un autre sauna (là aussi, mr se disait pudique au début et avait meme voulu emporter un maillot de bain... et bien-sur ca s'est terminé en foire à la saucisse).
Petit aparté pour dire exprimer le fait que je reste toujours dubitatif devant cette nature humaine si partagée: le différentiel - voire devrais-je dire le gap - entre cette hypocrisie bien-pensante de sexualité inassumée qui pousse les gens à se cacher à eux meme leurs propres instincts, et leur potentialité de débauche que l'on peu réussir à révéler si on use d'un peu de "doigté". Les gens sont bien compliqués dans leur tete des qu'il s agit de sexe.
Bref, apres cet intermede aquatique nous nous sommes ensuite rendus à la grande soiree officielle de gay pride, aux Docks des Suds, d'immenses anciens entrepots transformés en dancefloor, bar, backroom et tout le reste. Nous y avons retrouvé Sébastien (spécialiste "es-backrooms"). Bonne musique, bcp de monde; on s'est amusés mais sommes ensuite rentrés sagement.
Dimanche nous avons pris le chemin de la plage (malgré le "mauvais temps" selon les marseillais (nb: un nuage dans le ciel - oui là en haut à gauche)). Nous avons donc passé l'aprem à la plage bien nommée du "Mont Rose": plage gay avec quelques bo garçons près de l'eau et des moins beaux dans les buissons derriere. Nous l'avons trouvée en suivant quelques chemin de traverses où nous avons suivi quelques vieux rotis butchisant sortant du meme busque nous. Nous avons profité de la plage, de l'eau et des buissons.
En fin de journee ce fut le périple retour bus et métro au milieu d'une foule pas possible pour rejoindre le centre ville, puis prendre notre tgv pour Paris... où nous trouvames un repos bien mérité!

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Sur ce, une petite phrase d'Anne Roumanoff que je livre à votre sage méditation: "j'ai couché pour réussir et j en suis fiere!! ... ben oui, y'en a qui couchent sans réussir... et y en a aussi qui réussissent pas à coucher..!!!"



POUSSE-MOUSSE


Hello à toutes les demoiselles rayonnates en ces premiers jours d'été,


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Depuis mon dernier mail, il y a eu de nouveau déplacements dont voici quelques mots:

Le ptit w-e lyonnais du 14 juin fut sympathique (et une fois de plus pas bien reposant evidamment!)
La gay pride lyonnaise fut notre 3e de l annee et la plus agréable: bien fournie, ensoleillée et surtout tres jeune (comme toujours dans les gay pride de province...! - Non pas que je veuille faire état d'un esprit discriminatoire, mais j'apprehende un peu la gay pride parisienne que je n'ai pas faite depuis 2 ans, ses chars CGT, MJS et gay handicapés, sa musique claude françois rayée, ses gay retraités et diverses peuplades agées, sidaiques, crane rasé, butchisée, reliftée et autres machins du genre - enfin ns verrons bien).
Notre gay pride lyonnaise était donc elle bien jeune, et j'en ai profité au bras d'une pouffe de 16 ans que je connaissais (enfin au bras ou la main dans le calecon, tout dépendait du moment...). Notre cortège comptait notamment une machine à mousse sur le char du Pinks, que suiviaient donc assidument toutes les jeunes dindes en mal de lessiver leur t-shirt techno-pouffe. A l arrivée place Bellecour, la musique a encore continué pendant près de 2h et nous en avons profité pour grimper sur les chars arrêtés pour danser, papouiller, embrasser, frotte-frotter et pratiquer d'autres démonstrations colorées devant un public de passants médusé en arret sur le trottoir d en face et les objectifs des automobilistes arretés au feu rouge d a coté qui brandissaient leurs téléphones portables pour nous immortaliser...
Le reste du w-e fut bar, sauna, boite, re boite, re re boite et re sauna... et de bons repas à la maison chez mes parents, histoire de se régénerer.

Le w-e suivant, du 21 juin, fut quant lui placé sous le signe de la mousse a Mannheim en Allemagne (car la fete de la musique c'est bien... celle de la mousse c'est mieux!). Avec JCya Fania et Franzia nous avons retrouvé sur place mon ami local Michael pour aller mousser.
Si la boîte était largement surdimensionnée par rapport à la population (MS Connexion qui était la boite gay la plus réputée d'Allemagne voici encore 5 ans, est désormais en perte de vitesse, selon les dires des locaux à qui nous avons pu parler), la population en restait néanmoins jeune et chaude, et chacun de nous 4 a pu s'envoyer plusieurs petits allemands au cours de la soiree (en ce qui me concerne: 4 passages "privés" "one to one" dans les toilettes + des suceries diverses à 2 ou en groupe à droite ou à gauche dans la mousse).
La peau bien lessivée par la mousse il etait ensuite temps d'aller procéder au rinçage en after au sauna en compagnie d'un JH trouvé en fin de soiree (au sortir de la mousse il m'avait demandé ma serviette pour s'essuyer et je n'ai pas pu resister à ses petites fesses nues...).
Donc en résumé une soiree plutot sympa et surtout tres rentable sur le plan sexuel; la mousse était de grande qualité (épaisse et chaude, hauteur bien calculée), les garçons chauds eux aussi (ca tripotait bien plusque ça ne dansait), jeunes et tres germaniques (souvent blonds et grands... on les reconnait aussi à l'entrejambe rasé... c'est systématique chez les allemands!), les toilettes étaient toujours disponibles pour s'isoler à 2. Bref, au final, pas besoin d'etre 2000 dans une boite avec 10 personnes au metre carré pour passer une bonne soirée.
J'ai ensuite repris les tgv allemand (l'ICE) à 9h41. Ces trains allemands que j'avais deja pris sont vraiment fort beaux et lorsque l'on monte à bord, on se croirait bien plus dans un hall d'hotel que dans un sas de train. En prime mon wagon au retour était chargé d'un groupe de jeunes allemands de 15a, tous blonds et mignons avec leurs graves voix d'homme juste muée... mais je me suis tout de meme endormi comme un bienheureux.
D'ailleurs voici un ptit classement des soirees mousses que je connais:
BCN (Arena): jeunesse: **** sexe: *** ambiance: ****
Mannheim (MS Connexion): jeunesse: *** sexe: *** ambiance: **
Bruxelles (Cabaret - n existe plus): jeunesse: *** sexe: ** ambiance: **
Montpellier (Villa Rouge): jeunesse: *** sexe: * ambiance: ***
Nice (Blue Boy - n'existe plus): jeunesse: * sexe: **** ambiance: **
Les soirees mousse de Cologne et Lausanne restent à découvrir les 26 et 31 juillet!! Avis aux amateurs.

Apres une bonne sieste dimanche aprem g ensuite fait un tour nocturne au Sun City avec un amant régulier de 19a rencontré au meme endroit il y a 15 jours.
Décidément, apres vous avoir tant parlé de voyages, je dois qd meme rendre justice à notre sauna national et préciser que notre bon Sun City reste ma mere nourriciere avec cette semaine passée: un JH de 19 ans mardi, certes un chou blanc mercredi, mais un chou blond de 18 ans jeudi, un charmant slovaque de 19 ans vendredi... et je ne compte pas les rééditions, dont ce petit tour avec ce garcon de 19 ans dimanche; bref, meme si on ne voyage pas on trouve tjrs de quoi se consoler à paris.
Et mon choix est bien vite fait entre un tour au Sun City ou par exemple 3h de chat ("heu tu cherches quoi? T pas libre demain? moi par mercredi, toi pas jeudi...") 3h de boite ou bar (d'où si par miracle on arrive à ressortir avec quelqu'un voici la scene habituelle sur le trottoir à 5 h du matin qd on a faim et qu'on est crevé: "on va chez toi? chez moi? Comment? Taxi? Non, tu travaille demain à 8h? On se rappelle?" Et on se revoit jamais).
Autre détail stratégique que vs allez surement trouver d'une glaçante platitude pragmatique et calculatrice, mais qui offre son intérêt: si votre objectif est (comme pour moi femme active affairée que je suis) une maximisation du rapport rencontres/temps (et non rencontres/argent), mieux vaut passer (par exemple) 2h trois soirs de suite au sun qu'une fois 6h. En effet, vous croiserez un nombre de garçon bien plus important en 3 fois 2h qu'en une fois 6h, sachant qu a chaque fois que vous arrivez vous bénéficiez de garcons qui sont déja là depuis 1, 2, 3h ou +.
En fait en gros: lorsque vs arrivez vous avez un stock initial de 100, auquel s'ajoute mettons 30 par nouvelle heure (si on dit que les gens restent en moyenne 3h).
Ainsi en une fois 6h vous croiserez: 100 + 5*30 = 250 alors qu'en 3 fois 2h vous croiserez: 3*100 + 3*1*30= 390.
Vous croiserez donc plus de potentiel (390 au lieu de 250). Evidemment vs paierez 3 entrées et non une seule, mais me concernant, (étant donné d'autant plus que je travaille toute la journee) je prefere les garçons a l argent... L'amour n'a pas de prix ^^ !



UN TOUR SUR L'ILE


Mes chers concitoyens (en un mot) maraisiens, comment allez vous??
(D'ailleurs les pas-concitoyens suisses et belges aussi: comment allez vous?)


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Moi très bien...
Voici déjà à ce propos un petit résumé des épisodes precedents que vous avez pu manquer...


Un ptit tour à Tours: ses tourtes, ses tour-tereaux et ses tour-terelles

Apres un sympathique samedi a Tours dont j étais rentré dimanche matin 25 mai à 10h après une nuit blanche, j 'avais ensuite passé un sympathique dimanche chez moi: sortie du lit à 16h et retour au lit à 22h.
Oui apres un tel samedi, il y avait en effet grand besoin de repos! J étais d ailleurs rentré de Tours par un train plus tardif que prévu, ayant été retenu sur place par quelque "nécessité" tourangelle matinale.
Cette nécessité s'appelait Thomas (19 ans prepa HEC blond passif tout ça...).

Cette journée tourangelle fut par ailleurs sympathique dans son ensemble: petite gay pride de province sans prétention, mais jeune, avec plein de bo garçons, de cochonous divertissantes et autres créatures variées. Tout cela a démarré sous un temps maussade pour finalement se terminer sous le soleil... un temps très rainbow!
JCya était en alerte plus que jamais, trouvant cependant toujours moyen de draguer l'hétéro de service qui se trouve en marge de la gay pride, comme si les dizaines de follasses en string au milieu du défilés ne suffisaient pas ou étaient des proies trop faciles..!

J'ai pour ma part après la gay pride retrouvé le fameux Thomas sus-cité ("suce-cité" pourrait-on dire aussi), que j'avais contacté par internet. Après une petite ballade à 2 dans Tours (sa plage, son casino... euh pardon: sa cathédrale, ses vieilles maisons à pignon et bien-sur un pélerinage devant l'ancienne maison de mon arrière-grand-père), nous avons diné au restau avant de nous diriger vers le sauna local (qui n'était pas fantastique), puis en boîte au "GI" (qui était déjà un peu plus fantastique, ou en tous cas jeune et très remplie), avant de finir chez Thomas à 6H du mat (... ce qui s'avéra pour le coup réellement fantastique).
Je ne rentrerai pas dans des considérations peu poétiques, mais disons qu'en tous cas nous avons bien donné de nos personnes (surtout lui..!), et que ce fut hautement transpiratoire. Un cas de passif dominateur typique: doté en société d'un caractère affirmé voire agaçant, qui devient au lit un esclave soumis...


Lille aux Plaisirs


Quant à ce dernier w-e, c'est la ville de Lille qui fut soumise à notre investigation minutieuse et approfondie! Et le moins qu on puisse dire est que nous avons bien apprécié!
Sorti du TGV vendred ià 20h, je retrouvais mon ami Pierre-Clément chez qui je logeais. Mais nous ne sommes pas immédiatement allés chez lui, mais tout d abord à une pré-soirée gay sur invitation au Galeries Lafayette lilloises. Au programme: magasin reservé aux gays, boissons et cocktails gratuits, défilés de mode, -15% sur tout le magasin, et bien sûr des pouffes gay lilloises coiffées, maquillées, bronzées, slimées, m'as tu vu et pete-cul (...mais pas dans le sens physique du terme hélas..!)
Mais étant quelqu'un de pragmatique, j'ai écourté cet intermede modasse pour enchainer sur du concret avec un tour de sauna en compagnie d'un JH du coin rencontré par internet (je prefere les cabines de sauna aux cabines d essyage..), puis c'est seulement ensuite, l'air légèrement defait et "humidifié" que j'ai debarqué chez Pierre-Clément qui recevait des amis. Je suis vite allé me cacher dans la salle de bains entreprendre quelques travaux de ravalement de façade, avant de les rejoindre et aller avec eux à la Tchouka, la boite gay lilloise.
Samedi, apres l arrivée d 'Arnaud et JCya, nous avons filés à la gay pride. Il pleuvait, certes, mais le défilé s'est finalement pas mal étoffé à mesure du parcours, et les garçons parfois pas mal dénudés dans une ambiance "hollywood chewing gum - fraicheur de vivre" (notamment blondinet de 18 ans que ns suivions du regard depuis un bout de temps et qui a fini par se foutre à poil sur un char.... J'ai cru que JCya allait faire une syncope et Arnaud une crise nerveuse!)
Ces réjouissances visuelles ont été suivies d'un chti tour (oui, ici c "chti", ce n'est pas le hasard...) dans le vieux lille et ses bars gays, puis au restau. Du restau nous sommes ensuite allés au sauna (un ptit lillois de 20 ans pour moi), puis, etant donné qu'on ne me cale pas l estomac avec une seule crevette, je suis allé au Sling (le sex club lillois) rejoindre mon garcon de la veille. Apres quelques ré-jouissances je suis repassé par l hotel (nouveau ravalement) pour ensuite filer en boité: Pop Paradise puis Tchouka.... Après avoir donc ecumé Lille toute la nuit, notre lit fut ensuite très mérité..!
Mais pour un sommeil assez court hélas, car dimanche midi nous avons du quitter la chambre et sommes allés nous réfugier au Soho, le nouveau sauna lillois, magnifique, design, propre, tres agréable et rempli de beaux garcons assortis au décor.
Lorsque nous avions réservé notre billet de retour de Lille pour le dimanche soir 22h, nous nous étions originellement demandés si c'était au final un bon choix et comment nous allions nous occuper pendant ce long dimanche lillois... et bien finalement notre séjour au sauna de 13h à 21h30 nous a paru bien trop court..!!! Oui, mesdames messeiurs, 8h30 de sauna c'est bien trop court! En effet, chacun à pu oeuvrer pendant l'apres-midi avec plusieurs mecs differents, et à l heure ou nous partions il y avait encore tout un potentiel de garcons inexploité que nous avons donc du abandonner à contre coeur...
Oui vraiment il faudra revenir! Manchester Mining Corp ne laisse jamais un filon garçonifère à l'abandon! Il faudra donc revenir, avec des engins d'extraction perfectionnés pour creuser plus avant les fonds de backroom et passer au tamis l'eau du jaccuzzi et recueillir les precieuses pépites et paillettes...!

Et ce d'autant plus que les lillois sont assez timides et pas tres drague, y compris au sauna. Un point négatif pensez-vous? Non, que nenni! De cet état de fait il résulte que tout le monde est disponible et en attente, et qu'il suffit donc d aller vers eux pour se connecter. Il résulte aussi de ce peu d émulation concurrentielle un "mismatch" patent, notamment dans les couples (souvent un beau jeune avec une vieille moche), ce qui fait que l on peut sans hésitation pretendre à des garcons de grandes beauté. A Paris, ce sont les tres beaux avec les tres beaux, les moyennement beaux avec les moyennement beaux, etc... Le marché est tres fluide, les gens exigeants et au courant de leur cote sur le marché. A Lille, on a l impression que le niveau d exigence est bien moindre, au point que beaucoup de couples se trouvent tres depareillés. Ce qu'avec JCya nous qualifions de mismatch. Comme disais JCya: lorsque nous serons vieilles et décrépites, nous aurons encore de l avenir en province..!!
Notons d 'ailleurs qu'en province de façon générale, mais à Lille encore plus en particulier, le nombre de "couples" est incroyablement élévé, voire meme prédoiminant sur les célibataires dans le milieu gay. Cela-dit, beaucoup, fort heureusement, cherchent du divertissement extra conjugal.
Autre remarque sur laquelle je reviens: le lillois est timide. Et ce meme en backroom. Ainsi lorsqu'avec mon premier JH nous avions ecumé le sauna ou le sex club, nous avons eu à peine quelques curieux qui se sont approchés mais sans toucher, là où à paris on aurait récolté des mains dans tous les sens, et là où en angleterre on serait morts étouffés et ensevelis sous une meute affamée...
Bref, le lillois est bien sage.
Dernier point sociologique: le Nord est certainement l'un des département francais réunissant les plus fortes disprités sociales. Si "La vie est un long fleuve tranquille" a été situé dans cette région, ce n'est certainement pas par hasard. On y trouve du pierre-machin Lequesnoy proutprout aux coiffures l'orealesques comme du Jason cheap apprenti "tecktonicien" de surface venu du bassin minier lensois. Toute une diversité... Pour notre plus grand plaisir.
En tous cas, apres ce nouveau w-e marathon ma journee de lundi est placée sous le signe du repos au bureau puis d'une bonne nuit en perspective sur lille.. st louis!



PORTUGAYS ET PORTOGRAPHIE


Hello tous!

Nous voila rentrés avec JCya de nos lusiades lusitaniennes; et je dois dire, forts surpris et satisfaits de cette belle ville de porto, tant par ses monuments que par ses garçons!

La ville tout d'abord, située dans l'estuaire du Douro, au nord du Portugal, s'établit sur un versant escarpé du fleuve (je fais bien le guide Michelin, hein?): elle est donc entierement étagée, avec des vues superbes, pleine de petites rues pittoresques, parfois typiquement populaires avec leurs grosses mamas format "metre cube" (1mx1mx1m) et des jeunes filles enceintes jusqu aux dents, vivant dans des immeubles aux façades d'ajuleros sur lesquelles sèchent des culottes geantes; (le tout en face de magnifiques monuments: ici c'est encore le moment d' investir dans l'immoblier!!)
Porto c'est aussi et surtout des eglises baroques en veux tu en voila, toujours remplies de bigottes à toute heure de la journee...comme en lithuanie! Sauf que là en plus elles embrassent des vitrines abritant des mannequins ensanglantés représentant le christ nu dans son linceul... Il y en a ici dans toutes les eglises et c'est d'un trash tout catholique.
Outre ce petit côté ghorre, la ville se caractérise aussi par ses grands ponts metalliques en forme d'arche et à double tablier superposé, qui enjambent le fleuve à des hauteurs vertigineuses (l'un d'eux a été construit par Eiffel). Les vues sont tres belles, sur la vielle ville, les chais et les vieux bateaux à voile amarrés aux berges du Douro..
JCya retiendra aussi la gare, foisonnante de beaux jeunes garçons locaux... Nous avons aussi fait quelques magasins à la mode pétassière.

Côté sorties nous avions commencé vendredi soir par "Pride", une boite a l allure tres sympathique, où nous étions cependant arrivés un peu tôt (ici ça bouge plutôt vers 2h).
Ayant repéré un gars pas trop mal parmi les premiers arrivants je me precipite vers lui pour renseignements, qu'il me donne alors fort gentiment. Avec une moue dédaigneuse, il me déconseille alors la boite "Boys R Us", car "ce ne sont que des gamins de 15 ans".... Ni une ni deux, JCya et moi même prenons nos cliques et nos claques et filons immédiatement à Boys R Us!
Et sur place en effet nous trouvons une petite boite sans grande prétention (dimension genre CUD), remplie exclusivement de jeunes, dont un bon nombre de mignonets visiblement entre 15 et 17 ans. Pas une butch a l horizon, ni non plus de chasseur approchant de la trentaine comme on en voit tant à paris, du genre qui se repeignent en pseudo-ado et squattent systématiquement les soirées jeunes (... et dont quelque part nous faisons quelque part un peu partie..?? hum hum!!). Bref: ici a porto, nous avons trouvé une bergerie vierge et sans loup!! Ce fut notre repère pour les 2 soirees de vendredi et samedi.

J'en suis reparti vendredi soir avec un certain Paulo, avec qui je me suis dirigé vers un sauna pour un ptit after - sauna que nous avons entierement retourné et devasté jusqu' à la fermeture à 6h du mat.
Samedi c est un Luis de 17 ans que je ramenais à l'hotel vers 3h du mat: un beau jeune garçon local, galbé, bronzé, au fessier généreux et à la chevelure foisonnante tres modasse. C etait ma cible de la soiree, je l'ai eue: si dieu est dans les eglises portugaises la journee, il doit etre aussi dans les boites en soiree!
Apres de tres bon moments dont la décence commandera de faire l'élipse, je le raccompagne à la sortie de l hotel vers 6h. Le temps de remonter dans la chambre et c'est JCya debarque avec sa conquete de 18 ans, grand mince très sec et tres sex agrémenté de levres epaisses et sensuelles: bonjour Artur!
Le temps que JCya s'en occupe dans la salle de bains, et je récupere ensuite le "dossier", qui s'étend négligemment en serviette de bain sur mon lit. JCya descendant prendre le petit dejeuner (car oui à 8h, c'est deja l heure!) je me charge avec joie de terminer le dossier Artur, que je garde ensuite à dormir dans mon lit.
Enfin un peu de paix après ce tourbillon. Tel une de ces bigottes portugaises baisant le christ etendu dans son linceul, je me retrouvais alors en adoration contemplative, dans ce calme sombre et mystique du petit matin, devant ce corps nu, fin et sec, immobile et inconscient, négligemment étendu en travers du drap. Je le regardais, je le touchais. Il avait la position du Jésus de l'église. C'était mon christ; l'agneau, la passion... une vision religieuse. Dieu était bien en boite, et il m'a envoyé son fils... Oui, ça devait être ça..!? La parallèle est interessant...
J'ai pris quelques photos puis j'ai aussi fini par m'allonger et m'endormir.
Nuit tres courte de 3h30, petite "resucée" express au réveil, et il etait déjà le temps de vite quitter l hotel - qui nous facture 20 euros pour la personne supplementaire (...heureusement qu ils n'ont pas vu qu en realité il y en avait eu 2...!) - puis nous filons a l aeroport; aeroport où JCya a tout de même eu le temps de faire une derniere "inspection sanitaire" dans les toilettes avant d'embarquer. Bref, ce fut un w-e rempli jusqu au bout.

Et je dois dire bien rempli d'un point de vue qualitatif: temps agréable, belle ville, et des garçons dont le beauté et la jeunesse m'ont surpris par rapport à mon souvenir mitigé lisbonnien d'il y a 2 ans.
Quel contraste d'ailleurs entre les vieilles générations portugaises qui remplissent les eglises tous les jours de la semaine et leurs petits-enfants de 15 ans qui sortent lookés courir les boites gays a 4h du mat... voilà un pays qui evolue vite!!
Depuis que je sors dans le milieu gay, en France, en Angleterre et ailleurs j'ai vu les contrôles d'age se multiplier à l'entrée des boites si bien qu aujourd 'hui on n y vois plus guere de mineurs. A Porto, l'âge ne semble poser aucun probleme.
Et ce tant à Boys R Us qu'à Moinho, la boite gay locale où tout le monde se retrouve en after, et que je n'ai "helas" pas eu l'occasion d'essayer étant donné que j'ai a chaque fois quitté Boys R Us avec un "dossier" sous le bras. Mais JCya l'ayant testé pour moi m'en a rapporté des commentaires positifs, garçon çà l'appui. Aussi vous la conseillerai-je aussi, bien que ne l'ayant pas visitée.
Bref, les portugais sont des navigateurs qui ont conquis le monde, et ils nous ont conquis aussi, JCya et moi-même.

Et n'oubliez pas, si vous passez à Porto: Boys R Us vous attend! Toys R Us, Boys R Us... Tout cela me rémémore, non pas seulement un magasin de jouets (sex toys, toy boys??) mais aussi la charmante chanson de Sinitta, un tube dance sucré et kitsch typique de Stock Aitken & Waterman (le memes qui ont lancé kylie et les autres overkitscheries); alors chantons en coeur:

Toy boy -

Everbody's talking when they see me walking
with this little boy of mine

He's my play thing and I love him
I dress him up looking fine.
He ain't got money
people think it's funny
he gives me everything I need
He's my playboy and my love toy and I want everyone to know:

He's my toy boy
toy boy
I'm out with my toy boy
toy boy
Monday
Tuesday
Wednesday
Thursday
Friday
Saturday
Sunday night.

When I want a lover
don't need any other
I know he'll come running to me
He's my gigolo and my Romeo
And I want everyone to know:

He's my toy boy
toy boy
I'm out with my toy boy
toy boy
And when I get to take him home
I know he's gonna love me right.
He's my toy boy
toy boy...

Reste à en trouver la traduction en portugais.

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Voila donc ouverte notre nouvelle filiale de Porto. Comme dit JCya: "je me sens un peu comme un représentant de commerce".
Porchainement, nous irons conforter nos positions françaises en visitant nos succursales de Tours (ce week-end qui arrive!), puis Lille (7 juin), Marseille (4 juillet), et Bordeaux/Biarritz (14 juillet).
N'oubliez pas de vous joindre à nous pour cette tournée, puis pour les grandes vacances d'aout où nous irons visiter notre siège de montpellier et explorer le potentiel du marché de la costa blanca espagnole, tres prometteur d'après nos experts marketing.

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SUSSEX


Hello à tous,

Nous voila de retour de ce w-e atlantico-alpin, en compagnie d'arnaud et mickael.

Nous avons donc commencé ce w-e par la visite chaude et ensoleillée de Brighton, dans le Suce-sex... euh - le Sussex (la bonne orthographe je crois??), charmante ville balnéaire d'époque victorienne avec ses petites rues typiques, son fameux "pier" et son tres kitsch "royal pavillion", le tout à 1h au sud de londres; ville d'ailleurs surnommée "London-by-sea".
Mais Brighton est aussi fortement réputée pour sa vie gay, se concentrant en bord de mer, dans le quartier de Kemp Town.. que certains ont évidemment rebaptisé "Camp Town"! Car ici évidemment, pd anglais oblige, l'ambiance est tres camp et cheesy: musique pop, ballons de baudruche et drag queens d'un bon gout... tres anglais.
Le temps fut par ailleurs absolument inespéré: une température frôlant les 30 degrés l'apres midi et un magnifique soleil. J'ai attrapé des coups de soleil sur les bras et ce samedi apres midi fut notre 1ere plage de l'année! ...Enfin en realité, ma toute 1ere plage fut le vendredi à la belle étoile vers 4h du matin... avec un garçon local de 21 ans trouvé en boite: nous sommes allés en effet fricoter sur la plage à l'abri des regards indiscrets, au dessous du fameux pier. Mon pantalon blanc en est revenu d'un blanc un peu moins virginal.
Samedi soir permit aussi (me concernant) une autre petite rencontre, ramenée à notre hotel - par ailleurs judiceusement choisi par mes soins (je parle de l hotel): hotel gay en front de mer, incluant bar et boite (inutile bien-sûr d'espérer dormir avant 5h du mat, ce qui ne nous contrarie en rien).

Dimanche, bagages en main, nous primes l'avion depuis Gatwick (30min de train de brighton), pour Geneve, puis train direct de geneve-aeroport à lausanne, pour la Jungle de Pentecôte! Il y a avait du monde, comme toujours. Et tout cela se finit au sauna, comme toujours.
C'est en l'occurrence avec un jeune-vois (oui oui un genevois) de 19 ans que j'ai inauguré l'after sauna. Le petit agneau n'avait jamais mis les pieds dans un sauna et n'étais d'abord pas très chaud à cet idée. Une fois dedans il sé révéla bien-sûr bouillant et ce fut la grande débauche à tous les étages et dans tous les coins. J'eus ensuite affaire à un bernois puis un lausannois; et je crois d'ailleurs que tout le monde eut affaire à beaucoup de monde... car comme toujours dans cet eden de gaçons dénudés, personne ne fut en reste! L'after suivit son schéma habituel: euphorie tourbillonante de l'heure de pointe (de 5 à 7 (tiens, comme c'est curieux??)), puis estompement progressif de l'activité; regroupement autour du bar et douce paix de la mi-matinée; puis réveil progressif des plus insatitables lors de la remise en route du hamam; et ce fut l'heure de notre train pour paris.



BIRMINGHAM

Mesdemoiselles, mesdames,

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Nous voici donc rentrés de notre week end à Birmingham, magnifique... euh...enfin intéressante... enfin bref, une ville quoi.
Durement bombardée pendant la guerre, la ville est essentiellement moderne... bon disons le, par "moderne" j'entends un sac de noeuds autoroutiers qui encercle un centre ville façon shopping mall garni de tours sans charme et avec en son milieu une gare de béton hideuse cachant des quais sous-terrains sombres comme une mine de charbon.
Dans la rue piétonne du samedi apres-midi: toute la working class industrieuse défile, des councils lads, chavs et autres scallies, des papas de 23 ans en jogging avec des poussettes garnies de gamines habillées en rose bonbon eues avec leur seconde femme (le boudin rose à droite), le tout au milieu d'apprenti predicateurs blacks qui du haut de leur escabeau annoncent la fin du monde ou le retour de Jésus (on ne sait pas très bien) et de vendeurs de tabloids avec des femmes a poil sur toutes les pages.
Petite note positive qd meme pour les canaux et leurs anciens quais industriels qui ont fait l'objet d'un charmant réaménagement sous forme de promenade bordée de pubs et de terrasses de restaus.Très agréable.

Et coté gay me direz-vous?? Car évidamment je sais bien que 90% d'entres vous se foutent royalement ( - god save the queen - ) des considérations architecturales et sociologiques birminghamoises comme de leur première paire de chaussettes égarée lors de leur première partouze (eh oui on a tous déjà pratiqué la chasse à la chaussette perdue).
Donc, pour répondre à cette interrogation criante, disons que s'agissant d'une contrée britannique, on eut pu espérer un bilan de chasse un peu plus fourni. Certes, chacun a trouvé de quoi se substanter quelque peu (surtout mlle Fania - n est ce pas tres chere??), mais ce ne fut pas l'orgie plus que cela. Bilan: 1 mec pour JCya et 1 pour moi, c peu, alors meme que ns avons chacun emballé pas mal de garçons différents. Mais emballé n'est pas pesé, comme dit le dicton.
Et pourtant, avec 2 chasseurs aguerris comme JCya et moi-même, dotés des dernières technologies militaires de pointe, d'une artillerie lourde, d'une force de frappe organisée et d'armes d'attaque massives, le tout complété par une stratégie de campagne maintes fois affinée et mise en pratique sur de nombreux terrains y compris les plus difficiles et dans les contrées les plus reculées d'europe, on aurait pu s'attendre à des conquêtes plus nombreuses et des victoires plus éclatantes.

Néanmoins le gay Birmingham offre des charmes interessants: un quartier gay avec pas mal de bars et pubs où on picole, on danse, on picole et on discute et on picole; remplis de minets, de cochonous de superman de lapines de choses à antennes et je ne sais plus quels autres machins costumés. (Pour ceux qui s'inquiétaient de sa disparition il y a quelques années, sachez que Wonderwoman a pris du poids). Bref, le defilé du plus pur mauvais gout anglais était au rendez-vous; mais il faut dire à la décharge du peuple, qu'avec les robes de la princesse Anne et la reine et ses chapeaux, le mauvais exemple vient de haut et que les américains ont au final de la chance d'avoir à la place adopté Mickey avec sa culotte rouge.
Les faces britaniques sont qt à elles comme toujours ravagées par une malbouffe flagrante, des excés d'alcool et un système sanitaire et social déficient associé à une santé publique au rabais. Les boutonneux s'emboitent avec les vérolés, peut-être est-ce pratique au fond...?! Cela dit, ne noircissons pas le tableau, il y a avait aussi entre 2 cochonous et 3 vérolés quelques petits bijoux anorexiques comme on les affectionne par chez moi. La boite locale principale, le Nightingale, configurée sur 3 niveaux avec de vastes pistes de danse et des musiques différentes (handbag et hardbag, à la sauce britanique) est si vaste si jeune et si remplie - en ts cas le samedi soir - qu'il y a toujours de beaux garçons à decouvrir dans tous les coins. Sur ce plan là, le clubbing gay anglais nous change tjrs agréablement de la fadasserie parisienne, ses vieilles butchs et son ennui patent.

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*** Proposition de week-end Bordeaux-Biarritz 14 juillet ***

En ce 14 juillet prochain souhaitez vous defiler sur les champs ou partir à la chasse au poulet sauvage dans les dunes basques?
Le poulet basquaise nous attend!!
Arnaud et moi nous appretons à reserver un trip Bordeaux-Biarritz à l'occasion du w-e prolongé du 14 juillet!
A priori l'organisation sera la suivante:
- arrivée en tgv à Bordeaux vendredi soir 11 juillet; sortie en boite;
- samedi 12 juillet: visite de cette tres belle ville (parait il!), et re-boite;
- dimanche 13 juillet: on loue une auto et allons à la plage gay du Porge (fortement réputée...); arrivée à Biarritz le soir;
- lundi 14 juilet: plage gay de Bidart (dont on m'a la aussi à plrs reprises narré les bo garcons peu vetus, les charmants surfers et les dunes bien fréquentées)
- a priori on prendra le mardi 15 en rtt pour visiter biarritz et bayonne, avant de rendre la voiture puis rentrer sur paris en tgv. Il est aussi possible de rentrer lundi soir pour ceux qui ne voudraient pas poser de jour de congé.
Alors n'hesitez pas à vous proposer; un w-e de 3 ou 4 jours permet d'amortir le deplacement; et la location d auto par mon taf est a un tarif raisonnable! J'ai pour ma part bien hate de retrouver le soleil et la mer...



LIK, SPAT, SPET... C EST PLUS BEAU A VOIR QU A ENTENDRE


Hoi! (comme on dit en flamand)

Nous avons donc "splashé" au parc aquatique Aqualibi ce samedi soir à l occasion de la 2e edition de cette grande soirée gay; tout le monde en maillot... et moins si affinités!
Et des affinités il y en a eu quelques unes, grace à la rivière enchanté, à la douce torpeur des jacuzzis... et à la beauté suave des jeunes éphèbes neerlandophones (dank je jongen!).

Il faut dire que si la langue battave ressemble à une sorte de meuglement hideux, le garçon battave tient heureusement plus du joli poulain que de la grosse vache. Une langue si laide dans des bouches si jolies... quelle étrangeté! Bref, du bond aux yeux bleus, imberbe tout ci tout ça, il y en avait à foison. Les francophones étaient eux plutot minoritaires.
Cependant le problème demeure que bcp de ces charmants jeunes gens ont un "copain" et sont donc venu splasher accompagnés. Apres donc un court incident diplomatique (un baiser dans le rapido avec un garçon qui s'est ensuite fait engueulé par son copain) j'ai néanmoins pu trouver quelques garçons disponibles, et ai donc reussi a "faire mon chiffre". La soirée était certes tres amusante; mais entre les baignades, eclaboussures et autres bati-follassements aquatiques il ne faut pas en oublier les choses sérieuses: la drague!!!
J'ai donc d'abord inauguré le bal avec un ptit tour en cabine avec un amant local regulier; puis j'ai trouvé un ptit lillois de 18 ans qui ... s est soulagé dans le jacuzzi. Apres cette rencontre charmante mais sommaire j'ai finalement trouvé un jeune flamand de Gent répondant au doux prénom de "Wout" (... oui oui c'est le néerlandais: c'est toujours plus beau à voir qu'à entendre!); en tous cas 19 ans blond aux yeux bleus... un tour en cabine ensemble: que demande le peuple? Eh bien il demande encore d autres mecs, et g pu trouver ensuite dans le jacuzzi 3 liegeois (vous savez, avec de la creme dessus), de 19/21 ans, qui n etaient ma foi pas trop mal. Nous sommes ensemble allés visiter une cabine (le 3e liegeois n ayant fait que regarder car il a un "copain"............)
Bref, soirée bien garnie; meme si le concept de la cabine de rechange est tjrs un peu stressant, etant donné qu elles ne sont à la base pas destinées à cet usage et que des surveillants se promenent, en quête de délits sexuels (bande de voyeurs!!).

En tous cas, pour de nouvelles éclaboussures, surveillons la prochaine edition: www.splashparty.be !

Avec les yeux rouges et la peau bouffée par le chlore et les tobogans, nous avons rejoint notre hotel pour une nuit réparatrice.
Dimanche aprem fut l occasion d un trek dans la campagne belge parmi les moutons pour essayer de rentrer sur Bruxelles depuis Aqualibi. Mais au bout de 2 heures nous reussimes à retrouver un train et la civilisation; ... enfin si on veut puisqu en l occurrence nous passames la fin d aprem au cocoon. Soirée pas bien extraordinaire; heureusement qu'on avait eu davantage de divertissement la veille..!

Et aujourd hui, comment ca va? Comme ci, comme ci, comme ça...
...comme dit la chanson du celebre ex-jeune boys band battave de 1983 (qu arno vient de me rappeler, merci merci...!). Oui vraiment, meme qd ils parlent français, ça reste plus beau à voir qu a entendre! - (image attachée à ce mail à l appui!) -



VILIUS IN VILNIUS (ET PAS DE CONNASSES A KAUNAS)


Coucou à tous,


Me voila rentré d' un w-e de 3 jours à Vilnius, capitale de la Lithuanie, pays ma foi sympathique.

Sitôt arrivés vendredi soir à 23h30 à l'aeroport avec Arno, nous avons bien sur couru de tout urgence en boite.
D'abord à Mens Factory où nous fumes un peu deroutés de ne voir que des hétéros.. avant de finalement atterrir au bon endroit, "Soho Club", la boite gay locale qui marche, sans grande pretention, mais jolie, sympa, jeune, gay, avec de la bonne musique pop internationale bien mixée... et des garcons peu farouches qui soutiennent le regard sans complexe. D'ailleurs nous en avons bien sur profité, tant Arno que moi et qui plus est avec une synchronisation parfaite puisque nous sommes rentrés dans les toilettes avec nos mecs respectifs au meme moment (évidamment des jeunes bo blonds au physique tres local: Thomas pour moi, Vytautas pour Arno).
Mais outre ces ré-jouissances sanitaires, j avais aussi par ailleurs posé des jalons aupres d un autre tres charmant jeune homme de 22 ans: Vilius! Vilius de Vilnius (ca tombe bien!) Vilius avec qui je m etais bécoté en debut de soiree, mais qui vit en couple avec un autre garcon.

Vilius est étudiant en direction de théatre (direction de la mise en scene, costumes, decors...), et aussi mannequin a ses heures perdues; notamment pour le magasin modasse local ou sont vendus les energie diesel et autres replay. Voici ses fotos sur le site de son agence:

www.majorimagegroup.lt ; mettez la page en "english", cliquez sur "men", puis sur "page 2" et sur "Vilius". Vous y verrez quelques fotos de Vilius (perso j aime bcp celles de la page 4!) (J'attache d ailleurs une de ces fotos à ce mail)


Vilius etait justement en vacances a paris la semaine passée. Rencontré donc vendredi soir au Soho Club de Vilnius, il nous a rapelé dès le samedi midi et nous a rejoint avec son copain Aystis, pour nous offrir une visite guidée détaillée de la ville, le tout sous un soleil inespéré et un magnifique ciel bleu. Tous les 4 avec Arno Vilius et Aystis nous avons donc fait visite de la vieille ville et de ses inombrables eglises catho lithuanienne ou polonaises ou orthodoxes russes (je crois que je n ai jamais visité autant d eglises en une journee) puis restaurant pour gouter des plats typiques du coin (... je vous le cache pas que c du bon plat traditionnel local: des pommes de terres, de la creme, du pain, du babeurre et encore de la creme!! Super régime..!)

De passage à l hotel en fin de journee, me retrouvant finalement seul avec Vilius, j'ai enfin réussi à mettre le couvert avec lui! (Mais cette fois si sans pomme de terre... mais tjrs pas mal de creme ^^)

Puis nous nous sommes retrouvés tous les 4 chez Vilius et Aystis qui nous ont invité chez eux à deguster du fromage et charcuterie locaux avec du vin qu'ils avaient ramené de France. Tout ca s etant ensuite fini en boite (mais, info pour ceux qui voudraient venir decouvrr la gay luthuanie: c'est le vendredi soir la soiree principale).

Dimanche avec Arno nous avons fait un petit a/r à Kaunas, la 2e ville du pays et ancienne capitale temporaire, qui elle non plus ne manque pas d eglises de tous styles.
Dailleurs il est tjrs amusant d apparendre qu a l epoque sovietique telle eglise avait ete reconvertie en gymnase, telle autre en usine ou encore telle autre en ecole. Aujourd hui, des qu on pousse une porte, à n importe quelle heure et n importe quel jour: ... il y a une messe!! Nous n avons vu presque que des eglises remplies ... c est certes pour le moins vivant... mais ce pays me semble un peu trop croyant!

Dimanche soir nous avons rejoint Vilius et Aystis au Skybar, au 22e etage de l Hotel Lithuania pour prendre un verre en profitant de la vue nocturne sur la ville, puis nous avons fini au casino au sous sol (les slut machines ne peuvent resister aux slot machines...)

Lundi Vilus nous a de nouvo rejoints Arno et moi pour une petite visite complémentaire de la ville, puis nous lui avons dit bye bye du taxi qui nous remmenait vers l aeroport.

Vraiment, ce fut un bon w-e et une bonne rencontre, idealement tombée dès le 1er soir; un guide ideal, service tout compris: vistes, restaus, sorties (... et divertissements privés au lit!! ^^ )


Voici sinon quelques impressions complémentaires sur ce pays:
- un pays qui semble changer tres vite (beaucoup d endroit refaits a neuf (surtout la vieille ville et le nouvo quartier des affaires), d autres endroits encore sinistrés façon post-sovietique); on sent bien que le pays devait etre different il y a 10 ans, et il sera encore certainement complètement transformé dans 10 ans de +.
- enormement de grosses bagnoles partout, bien plus qu a paris (mercedes, bmw et surtout audi, et vraiment pas les plus petites): le pays s enrichit et les gens sont fiers d afficher leur reussite; ils ne sont certes pas plus riches que les francais mais investissent bcp plus dans les signes de leur reussite et surtout surtout surtout dans leur voiture.
- un pays un peu trop croyant et pratiquant; d ailleurs les garcons sont tres open en boite, mais pas de geste equivoque en exterieur.
- les gens sont grands blonds et aux yeux bleus; les garçons sont pas mal, mais surtout ce sont les filles que j'ai trouvées magnifiques (ce qui n est pourtant ma tasse de thé habituellement !!)
- tous les jeunes a qui on a parlé parlent un anglais nickel, et toujours quelques mots de francais si ce n est un tres bon francais (comme Thomas ou Aystis).
- on a bcp de mal a depenser nos sous... la vie est si peu cher (3 à 4 fois moins qu en france), que les prix en litas correspondraient chez nous aux prix en euros. En 3 jours je n ai depensé que 100 euros sans me priver de restau ou de taxi ni de la provision de chocolats que j ai ramenée ^^ .
- precisions geo-historiques: la lituanie est un ancien pays, le lituanien est une langue balte et non slave (aucun lien avec le russe ou le polonais) et la population est balte et non slave. Les seuls similarités ethniques et linguistiques sont partagées avec les lettons (mais pas plus que le francais avec l italien ou l espagnol par exemple).
- pour voir un bo garcon local..... n oubliez pas de voir les foto s de vilius sur www.majorimagegroup.lt !


POULES, LAPINS ET AUTRES CLOCHES


Helloô

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Le w-e passé à milan voila 8 jours fut un nouveau w-e de grand n importe quoi tres garni (et pas bien culturel...! ^^) et bien sur epuisant. M'etant couché le "samedi soir" à 9h dimanche matin, et levé dimanche a 15h, pour enchainer sauna et boite jusqu a 3h30 lundi matin... heure ou ns sommes allés chercher notre avion de 6h30 pour paris... suivi d'un coup de ce RER merveilleux et hop: direct au taf avec la valise (- état de fraicheur non garanti à l arrivée lundi a 10h au bureau -).

Le w-e milanais fut donc bien rempli: shopping, saunas boites et rencontres pour tout le monde - y compris au sauna du mannequin russe pour JCya et du mannequin allemand pour moi (une sorte de barbie cléopatre tres coneptuelle). A Milan, capitale de la mode, on vient autant pour les fringues que pour les porte manteaux!

Le sauna Royal Hammam qui reste d'ailleurs une valeur sure du gay milan; JCya l'ayant testé de façon continue le dimanche de 4h30 à 20h (g t pour ma part rentré dormir 5h à l'hotel entretemps). Et il faut dire qu'elle n'était pas la seule, car la bas bcp de jeunes sous l emprise de diverses substances debarquent de boite au petit matin pour cet after sauna et restent sur place tout le dimanche à trainer, danser et se saouler en serviette.
En revenant au sauna sur les coups de 16h c t en effet les memes jeunes, pseudo mannequins et autres escorts bresiliennes qui etaient tjrs la, complètement défoncés, plus excités que jamais ou au contraire tombés dans les vaps. Bon evidamment ce n'est pas avec ces gens là qu on entreprend le + d activités sexuelles; heureusement que d'autres protagonistes étaient la pour nous satisfaire! Et nous sommes repartis pleinement satisfaits (6 mecs me concernant).

Bref, ce fut un bon w-e.
Nous avons au passage traumatisé le pauvre veilleur de nuit de l'hotel - une sorte de traine-savate à queue de cheval qui ne parlait pas anglais - qui fut d'abord affolé de nous voir debarquer vendredi a 2h du mat avec armes et bagages, et une JCya tapant du poing sur la table pour avoir la clé plus vite (nous etions pressés d aller en boite). Il nous vit resortir aussitot apres et ecarquilla les yeux qd on lui repondit qu on rentrerait vers 5 ou 6h. Notre retour de boite dimanche soir a 3h du mat suivi de notre check out definitif a 4h avec une JCya passée de la casquette au costume cravate laissa notre receptioniste favori tout aussi perdu. Je crois que du début à la fin il n'a rien compris.

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Quant à ce w-e de paques, chocolat oblige... mais surtout lapins de paques obligent !!! - nous sommes partis en suisse, a lausanne, pour la tres fameuse soiree jungle.

Apres un ptit tour "apperitif" au sauna avec un amant bernois de 18 ans dimanche en fin d aprem, je me suis donc dirigé avec niklas vers le mad pour la soiree jungle proprement dite. Les 5 étages étaient ouverts; du monde, trop de monde.. excellente musique mais guere possible de bouger!
Pour respirer à plein poumons l air marin, retour donc au sauna sur les coups de 3h30 du matin..... jusqua midi 30!
Les "affaires" ont mis un peu de temps a demarrer me concernant, mais g ensuite largement "fait mon chiffre": un suisse-allemand blondinet de 19a (passive tres tres salope qui à la fin baignait dans son jus comme une bienheureuse devant 5 vieux qui etaient venus nous mater (a 6h du mat y a plus de cabines de libre)) , un autre de 18 ans bisexuel, un italo-argentin de 25 ans et un brésilien de 19 ans + des bricoles à droite à gauche (notamment avec la kosovarde de 21 ans de la soirée de janvier dont je vous avais parlé dans un mail précédent - mais là rien d exclusif car je crois que tt le monde lui est passé dessus!). A chaque fois je pensais etre completement terminé et achevé mais a chaque fois je reussis à resortir une energie venue de je ne c ou; et l action s est de plus bien prolongée jusqu a la fin puisque mon coup avec le bresilien eut lieu a midi, juste avant de partir à la gare.

Mais la personne qui a certainement le plus rentabilisé ses 10 euros de saunas est sans nul doute JCya, avec un record de 33 heures de sauna! Oui madame, monsieur 33 heures dans les murs du pink beach, de dimanche matin 3h30 du mat à lundi midi 30! Le tout sans sortir, car JCya a préféré éconmiser la soire jungle pour "s occuper des brebis égarées au sauna" (dixit). Dans le train de retour vers paris JCya pensais que nous etions dimanche... non non c t bien lundi... le sauna pink beach fait perdre tout notion temporelle, et d ailleurs toute reference à la vie exterieure.

Je ne descendrai pas une nouvelle fois des lignes et des paragraphes entiers sur ce sauna merveilleux en ce saint w-e de Jungle, mais ce lupanar idyllique, cet éden rempli de garcons peu vêtus demeure un doux reve dont je ne me lasse pas. De l attente fébrile des premiers arrivants de boite, a l activité tourbillonante du milieu d'after, jusqu au tableau décadent surrealiste de fin de matinée... chaque moment est une experience unique.

En parlant de surréalisme, comment ne pas vous décrire ce tableau de fin d after; imaginez le sauna vers les 11h du matin: le personnel de ménage commence à remettre les lieux en ordre: un vieux moustachu avec un aspirateur et une bonnefemme (oui oui une vraie) avec un balai-serpillere ziguezaguant difficilement devant le bar et sous les films porno pour essayer de faire le menage entre la foule des gens et pochetrons avinés qui s agglutinent au bar, incluant 2 vieilles drag queens en robe et pied nus avachies sur leur tabouret en train de s enfiler une biere. Une bande de soiffards un peu excités menée par un gros qui se promenait à poil s etaient mis leur serviette en bandeau sur la tete et criaient "libérez le tibet"; juste à coté un black dans le canapé essayait de dormir avec des coussins sur la tete et dans le coin tv 2 mecs etaient en train de se toucher devant le télé-achat du matin. Pendant ce temps JCya faisait une derniere "vérification" (dixit) des quelques restes qui trainaient encore dans les couloirs vers les cabines.

Me reveillant dans le tgv à l approche de paris, je me suis demandé si tout ce tourbillon n avait pas été juste un reve. J avais juste encore assez mal aux fesses pour me rassurer et me dire que le bresilien etait bien passé par la.
A ce propos un dernier mot: je n ai "essayé" que peu de bresiliens dans ma vie, mais je crois que leur réputation sur leur performance sexuelle n est vraiment pas une légende, mais une realité amplement justifiée. En l occurence au pink beach, c etait le groupe entier des 3 bresiliens qui m avait sauté dessus alors que je m interessais à l un d eux: une grande crevette de 19 ans, genre 1m85 55 kg tout mouillé, hyper fin, mais finement dessiné abdos inclus, entierement imberbe et divinement bronzé, cheveux blonds évidamment (comme toujours ils essayent de "s europeaniser" au maximum).
Les 2 autres ne m interessaient pas trop mais sy prenaient tres tres bien je dois reconnaitre. Comme je ne leur renvoyais guere leur interet pour moi ils ns ont vite laissé tranquille avec ma grande crevette. Ce garcon était une mecanique active divinement huilée, à la precision d un metronome. Je ne suis pas tres passif et ne cours donc pas apres des performances pointues mais je dois dire que la plupart des "actifs" sont souvent bien mollassons. Ce bresilien lui était precis, net regulier et sans bavure. Du travail "léché". Du travail bresilien, hautement consciencieux!

Sur ce, de retour au bureau ce jour je lis sur internet que les hommes ont eu en moyenne 11 partenaires sexuels dans leur vie, et les femmes 4 (les hommes montant un peu le chiffre pou se flatter et les femmes le minorant car ne comptant pas les relations trop courtes ou insignifiantes à leurs yeux). Certes je sais que dans cette statistique tout le monde n est pas encore en fin de vie et que certaines personnes interrogées n'ont encore "que" 20 ou 30 ans.... mais tout de meme, voir une société où on parle tant de sexe alors qu on en fait si peu...je suis ebahi! Je decouvre en w-e autant de nouveaux partenaires que les gens en decouvrent en une vie??? J'ai l'impression d etre un martien. Heureusement que je suis gay, et merci aux saunas; car 11 mecs dans ma vie je ne saurais plus où ranger ma frustration et je crois que je serais deja devenu fou! - (dixit moi meme) -



LES DEMOISELLES PETASSIERES DU PALAIS MADAME


Ciao tutti!

Ce fut ce w-e un sympathique week end turinois, dont nous sommes rentrés lundi matin meme ... lever à 4h30, vol de 7h10, arrivée à paris a 8h40... et au bureau pour 10h! ouf! 3h de sommeil, puis direct de l avion au bureau c'etait un peu dur, mais on y survit. Sur la piste de danse turinoise dimanche soir on avait du mal à imaginer qu on serait au bureau à paris quelques heures plus tard; ca au moins c un w-e dont on a profité jusqu au bout!

En ts cas j'ai été agréablement surpris par l'interet touristique cette ville de pres de 2 millions d habitants. Je ne sais pourquoi, depuis la france, on voit toujours dans les villes d italie du nord un vague paysage industriel noir et cracra (p-e parce que c la ville de Fiotte.. euh.. de Fiat!?) alors qu il n en est rien!!
Torino est une belle ville, dotée perspectives monumentales et de larges avenues, bordées d'immeubles fin de siecle cossus au pied desquels courent des km d arcades, décorés de puissantes colonnes et de belles lanternes (le guide michelin indique qu il y a je ne c plus combien de km d arcades dans la ville ... c en ts cas bien joli).
Certes on ne trouvera pas à turin les traces de la grece antique comme en sicile ou les charmes de la rome antique ou baroque ou de la renaissance italienne comme à florence, mais il n en demeure pas moins qu il s agit d une belle ville, tout a fait interessante le temps d'un w-e.

Ce qui est interessant la bas aussi c est evidamment le style et la mode italiens... et les ados qui se promenent en groupe dans la via Garibaldi le samedi aprem!!! Le look local est toujours tres italien: ca brille, c clinquant, c rutilant! Comme a milan, l hetero de base est doré, argenté, strassisé, fourruré, moumouté, pouffisé, brulé aux UV et le tout surmonté de crètes et autres coiffures post modernes indefinissables. De l hetero comme ca, ca prete à confusion; et qu on les aborde dans la rue ou en boite on est toujours bien surpris d apprendre qu ils aiment... les filles...!
Car oui soulignons à ce propos que JCya, une fois de plus, n a pas démérité, et a oeuvré ardamment dans le domaine de la drague tout terrain: dans la rue, aux arrets de bus... et meme jusque dans une eglise où elle elle est allée quérir un numero de telephone auprès d un JH.

Néanmoins le bilan drague fut assez maigre: d une part car dans le milieu gay les garcons (bien que jeunes) n'étaient pas aussi bo que dans la via garibaldi, et d autre part car un certain nombres de ces garcons en boite gay etaient en fait hétéros. De toutes facons, la drague est ici assez dure. C est assez star attitude. Et finalement, avouons le objectrivement, l oeil est bien plus souvent attiré par le style et les fringues que la beauté réelle du garcons, qui est parfois assez mediocre.
Les italiens savent mieux que quiconque se mettre en valeur, mais si on regarde bien sous le clinquant le gel et les uv, il n y avait helas souvent pas grand chose de bien excitant chez la plupart des gays turinois (je parle des gays, les jeunes heteros de 16 ans de la via garibaldi restant eux un peu plus alléchants!) . En fait ces gays turinois sont un peu a l image du palais Madame: le chateau médieval en plein centre de turin, refacadé sur un flan avec un masque baroque degoulinant cachant la vieille batisse a l arriere.... bref: le royaume du paraitre!
Donc en gros l ambiance etait celle d un mini milan... mais avec des garcons moins bo et plus coincés qu a milan. Je pensais que dans le piemont je prendrais plus mon pied.. snif ^^
Y a eu vaguement du bisou-bisou et du tripotage dans le calecon mais rien de plus. Le garcon d hier soir preferais me presenter sa cochonou plutot que d aller visiter les toilettes avec moi (la cochonou modele "metre cube": une grosse miniature de 1 metre par 1 metre par 1 metre).

Sur ce voici une petite note sur la mode locale pour les plus trendy et "tendencieux" d entre vous (oui chacun de mes retours d italie comportera desormais une rubrique mode car c incontournable!). Premiere mention pour la salopette defaite (avec la partie superieure non attachée qui pend devant et derriere sur les jambes). C est a turin assez rependu chez l ado de la via garibaldi. Certes, on croise a l occasion en france un garcon qui, aux bo jours, se la joue vaguement négligé, avec un salopette a la bretelle defaite sur le coté. A turin les choses sont fort differentes en ce que les 2 bretelles sont defaites, que la salopette pend donc entierement, qu on met un par dessus un blouson (de preference une doudoune a matelassée brillante a capuche a fourrure), et que le look général est bien plus hyper fashionita poupouffe tres appretée que garcon boheme négligé sous le soleil de l été.
La basket est souvent dorée ou argentée, parfois montante. La coiffure est en general tecktonisante, (abstraction faite de la longueur dans la nuque: court sur les cotés, hyper destructuré sur le dessus - recette necessitant 2 pots de gel par semaine - ). Bijoux en argent et en strass (le brillant a l oreille c obligatoire!! et autour du cou etc...); jean porté sous les fesses etc... Et surtout on a la peau mate, tres mate... fonds de teint, uv, peinture au pistolet... je ne sais pas. A moins que ce ne soit un micro climat??!
A Turin le look "prout prout parisien" - grosse touffe de cheveux mi long et chemises et pullovers col V tres pres du corps - n existe pas. On prefere le brillant pétasse au raffiné péteux et les blousons tres volumineux aux petites vestes cintrées à la parisienne. C est look ptite puta turinoise qui change du look ptit merdeux parisien.
Avec JCya, qt on croisait a l occasion dans la rue un garcon avec grosse touffe de cheveux et veste cintrée, on se disait "tiens une parisienne". Pour les 98% de jeunes turinois restants nous avons consacré le terme de: "pétassière".
Ah les belles PETASSIERES de la via garibaldi... Quel lustre, c'est Noel en mars! Je ne sais pas réellement analyser ce que ce suffixe apporte au mot "petasse", ni davantage si ce nouveau mot sera consacré par l'accadémie francaise, mais je trouve qu'il décrit en tous cas avec une grande acuité ce que je percois de ces garcons turinois: le style "puta".
A l image d une butch factice gonflée aux hormones, le jeune turinois qui fait 30 kg tout mouillé se gonfle à la matelassure et a la fourrure. Ils me font penser aux images des lapins qu on dépèce, pendus par les pattes à une cordelette: on leur tire la fourrure et ne reste de ce gros lapin qu un animal tres maigre et dégingandé. C'est l idee de l ado turinois et son attirail: 20% de viande et le reste du volume en emballages.

A part ça sur place nous avons vu mon ami milanais Stefano ainsi que mon ami suisse-allemand Stefan, qui fait son année de médecine à Turin et nous a accompagnés en boite ts les soirs.
Stefan evidamment tranche vaguement au milieu de tout ca... c est un suisse.. un suisse-allemand... et pas de n importe ou: du saint gall - en gros ce qu on appelle "la suisse primitive" (région traditionelle conservatrice, qui pratique le fascisme ecologique et regarde Berne souvent comme le paysan du Montana regarde Washington ( - ne parlons pas de Bruxelles - )). Stefan est un garcon posé, métodique, soucieux, du genre a l avance à ses rendez vous et qui parle pas trop vite ( y a pas le feu au lac), et surtout tres gentil. Pas tres puta italienne! En tous cas une compagnie sympathique qui agrementa notre sejour et nous fis decouvrir les meilleure gelati de la ville.

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ZAG-MEAT
Samedi, c'était le zag-meat... euh pardon, le "zag-meet"!
Pour ceux qui l'ignorent, zagay est un site gay de PA/forum/chat réservé aux 15-25 ans (comme moi naturellement...!), encore assez confidentiel et où donc la plupart des membres se connaissent.
Je connais d ailleurs vaguement les modérateurs et piliers de ce site; ils organisent parfois des "meets" qui réunissent les "zaguiens" - non il ne s agit pas d une nouvelle race d acariens ou de la recidive d une mst homosexuelle du moyen age, mais simplement des gentils membres de ce gentil site qui forment une communauté où la vie est rose et gay.
Le rendez-vous était donc ce samedi passé à 14h place de l hotel de ville, où les zaguiens se sont retrouvés par sous-groupes (plan vigipirate oblige, on ne peut se retrouver a 100 personnes à la fois place de l hotel de ville); le tout au milieu de la foule du samedi, de la manif de soutien à Ingrid Bettencourt, des patineurs hivernaux et des affiches pour la lutte contre le sida qui tous occupaient le parvi (...oui, le touriste qui passait la cet apres midi n a pas dû tout comprendre).
Dans le petit monde de zagay beaucoup de connaissent et s appellent par leur pseudo. Ayant retrouvé "Cotueur" qui etait mon "parrain" (...ça tombe bien, ça s appelle comme ça dans la mafia zaguienne), je fis connaissance des membres de mon équipe, comprenant du minet de 16 ans bcbg, une pupute de 19 ans ultra- fashionisée venue expres de Cannes (en réalité Draguignan), un obélix et d autres jeunes pds de tous styles parfois connus d ici ou d ailleurs.
La premiere activité consista pour chaque équipe à se procurer sans bourse délier 10 objets spécifiés sur une liste. Après avoir trouvé le gobelet de fast food au fond d'une poubelle rue de rivoli (merci au ptit bourge qui a pas eu peur de se salir les mains), il fut question du tampax. La draguignanaise en slim et sac a main fit le tour des jeunes filles dans la rue, avec un succes d'abord mitigé, et failli se ramasser une baffe de la part du copain de l'une d'entre elles avant de changer de stratégie et de prétendre que c t pourr sa copine... oui oui on y crois t'as l air si hétéro... mais ça finit par marcher! Devant ensuite faire une foto d'un membre de l'équipe avec une dame à lunettes carrées, et les passantes de la rue de rivoli se montrant peu coopératives, la draguignanaise (encore elle) finit par tchatcher une vieille sur un pretexte bidon pendant qu'on prit une foto à l arrache à distance. Le reste fut plus facile a trouver (la capote notamment.. il suffisait de faire nos poches (sic)), et 2 membres de l'équipe trouverent meme chacun une banane ce qui permit de manger la seconde.
De retour place de l'hotel de ville, les groupes commencerent à coaguler, la police à regarder lattroupement un peu de travers et un clodo à nous faire chier, le tout sous le regard dubitatif des gens assis sur les bancs qui ne comprenaient pas trop le rapport entre ce defilé de mode de slims et de cheveux ebourrifés et la reunion de soutien pour Ingrid Bettencourt.
(Les jeunes homosexuels parisiens soutiennent Ingrid Bettencourt... c'est ça??)
Vers 17h ce fut le depart pour la salle (sans crier comme des gorets dans le metro comme precisé par les organisateurs qui etaient au final les plus bruyants).
Dans la salle il était prévu des jeux quizz etc... ce qui n'eut finalement pas lieu. Musique, bonbons, dragouille... les gens finirent rapidement par partir s acheter de l alcool et fumer sur le trottoir - c'était bien la pein de louer une salle.
Tout ça fut donc tres charmant et gentillet, mais pour trouver du concret c'est comme toujours au sun que je finis ma journée et meme ma nuit (jusqua la fermeture a 6h du mat); avec 4 mecs dans la soiree je rentrai finalement chez moi substanciellement substanté.


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LA COIFFEUSE ANORMALIENNE FAIT DES SOUSTRACTIONS
Me voila rentré de ces 10j à Lyon; opéré de ma hernie, je suis tjrs vivant - i will survive...!
Ce fut donc 10j de repos à regarder des films chez mes parents et a chatter sur internet chez mon ami lyonnais Christophe: chez lui avec son coloc, chacun sur son ordi: c t le concours de la collecte de numeros!
Par aileurs comme vs le savez: qu il pleuve qu'il vente, maladie, plâtre ou tremblement de terre: on ne me privera pas de toute sortie! Me sentant donc à peu pres opérationnel, je me suis aventuré en boite le dernier w-e, à l'inusable UC, la ptite boite lyonnaise ou l air est desormais respirable grace a la nouvelle loi! Tjrs tant de jeunes... vraiment c l avantage de la province! G ainsi trouvé une coiffeuse tecktonik de 16a le vendredi et un normalien de 22a le samedi (oui on passe du coq a l ane... ou l inverse! lol).
J'ai appliqué a ma coiffeuse le petit test que je vous recommande pour vérifier si un gars ne vous ment pas sur son age: apres lui avoir demandé son age, demandez lui son année de naissance... et vs verrez s il vs repond du tac au tac... ou pas! La coiffeuse m ayant en l occurence annoncé "18 ans et demi" (sic), sa cochonou (incontournable, tant de pas sa récurence que de par sa circonférence) pouffe (eh oui les pouffes ca pouffe) et affirme que ma coiffeuse a en realité 16a... Ma coiffeuse à crète decolorée insiste qt a elle sur ses 18 ans virgule 5...Je lui demande alors son année de naissance. Surprenament elle me repond du tac au tac... mais en se gourant: 1988! Ce qui lui ferait 19 ans allant sur ses 20 ans... Ah la la , les additions et les soustractions... pour faire du calcul mental il faut du mental...on comprend pkoi elle est coiffeuse!


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IL FAIT CHAUD AU KOSOVO !

Non non je ne vous propose pas un voyage au kosovo... mdr - le titre de cet e-mail vs allez ven decouvrir la raison...
J'ai passé cette derniere soiree de samedi au fameux sauna Pink Beach à Lausanne, pour la nouvelle soirée naturiste mensuelle. Petit compte-rendu de cette soiree sans serviette, "tout nu et pas bronzé"... mais bien baisé!

Je suis comme vs savez un habitué du pink beach, lieu inénarable de multiples aventures décadentes post- soirée Jungle... Mais s'agissant de cette soiree, c t ma premiere. De samedi 20H à dimanche 8H30: ce fut donc 12h30 de joyeusetés.
Au début je ne fus pas emballé plus que cela devant l'afflux de vieille viande defraichie qui se pressa dès 21h, début officiel de la soiree. Je n'avais vu que 2 jeunettes, mais deja occupées entre elles.
Un moment assis dans le couloir pres du chat du sauna (un gros matou obese qui a perdu depuis longtemps toute horloge biologique et toute notion de ce qu'est un arbre ou un oiseau), je regardais comme lui d'un oeil blasé et vaguement degouté les vieux qui passaient devant nous le machin a l air (oui, c t un matou mateur).
Je réussis qd meme à retrouver et remettre le couvert avec un français que je connaissais deja.

Sergio, mon ami de neuchatel, m'ayant informé de sa présence à lausanne et de son projet de sortir au 4310 (la boite gay lausanoise qui venait de rouvrir apres travaux), je me décidai donc sur les coups d'1h30 à me rhabiller pour le rejoindre, avec projet de revenir au sauna pour l after.
Je venais donc donc tout juste de sortir du sauna à 1h30 du mat... lorsque je croise sur le trottoir 3 dindes émechées et hurlantes qui me font des "hello" en passant avant de penetrer dans le sauna... Je reste un moment interloqué sur le trottoir, bete et immobile comme un lampadaire, et decide finalement de re-rentrer dans le sauna (dont fort gentiment on ne me refait pas payer l entree!)

Je fais donc rapidement connaissance in english des 3 pouffes de 21, 22 et 22a, qui me disent venir de Zurich... Fort etonné de ne pas avoir reconnu dans leurs bouches (par ailleurs charmantes) la langue allemande (meme en imaginant un accent suisse-allemand "schwyz-dutch" version pd-follasse hurlante), mes zurichoises m'apprennent finalement que, vivant en suisse, elles sont néanmoins d'origine kosovarde et parlent donc albanais entre elles.
N'ayant encore jamais gouté de "mets" kosovar, la situation me convenait fort bien.
Elles tenaient d ailleurs vicéralement à leur identité independantiste "kosovarde" et il n'y avait pas de nationalité "serbe" qui tienne lieu à leurs yeux.

La minute politique passée, je me mis donc tout de suite à l'oeuvre dans le jacuzzi avec 2 des serbo-albano-kosovardes, où nous fument vite rejoints par une suissesse blonde décolorée. Les kosovardes etaient completement déjantées; et le moins que l'on puisse dire est que nous miment l'ambiance (si toutefois il eut été constaté qu'il en manquat..) Au programme; fellations et bouffage de q sur les bord du jacuzzi sur fonds de piaillements albanophones; nos voisins de baignade éclaboussés de toutes parts rigolaient en se rinçant l'oeil.
Apres quelques tours avec mes 2 furies dans le hammam, le sauna, les douches et les cabines (j'économiserai les détails), nous retrouvament le bar, ou mes 2 kosovardes hurlantes ont commencé à se saouler, shot de tequila sur shot de tequila. Apres que la blonde eut vomi dans les chiottes elles partirent tomber dans les pommes dans une cabines.

Je mis donc a profit ce moment de répit pour inspecter les nouvo arrivants sortant de boite. Je mis alors le grapin sur une résidente suisse d'origine roumaine (oui: entre le français, les kosovardes et la roumaine g pas mangé bcp de ptit suisse lors de cette soiree.. mais n oublions pas que la suisse est tres internationale et qu y vivent plus de 20% d etrangers).
Plus tard, je trouvai enfin sous un tas de coussins 2 suisses en train de se reveiller. L'un etait bien mimi et les 2 tres sympa, mais hélas ils etaient ensemble, et d'ailleurs le mimi mit les voiles pour rentrer chez lui.

C'est alors que, à 7h du mat, alerté par des cris de dinde en folie, je retrouvai mes kosovardes résucitées, qui, sorties de leur léthargie, refaisaient le tour du sauna en chatouillant sous les aisselles les gars qui pionçaient sur les canapés. Nous rejoignimes alors le bar.

A cette heure avancée les gens qui n'étaient pas en train de ronfler sur les canapés començaient à etre un peu émechés, et l'ambiance était animée: la kosovarde blonde etait assise sur moi et mimait toutes sortes d'activités sexuelles qui amusaient fort nos voisins de bar (je rappelle que nous sommes tjrs tout nus), tandis que les 2 autre kosovardes continuient à gueuler je ne sais quelles paillardises en patois albano-kosovar tout en boulotant le croque monsieur d'un gars qui fut tout étonné de ne plus trouver sa commande. Plus loin, le mec dont le copain venait de se barrer était déjà en train d emballer ma roumaine et des mecs vaguement bourrés criaient "aubergiste!" en tapant sur le bar. N'importe qui parlait de n importe quoi avec n'importe qui, tout le monde rigolait et le gros chat en plein jet lag trainait misérablement sa graisse au milieu de ce capharnaum.

Les rapports sexuels avec la blondasses commençant à etre de moins en moins mimés et de + en + réalistes, nous quitames le bar pour aller nous reproduire de nouvo dans vers le jacuzzi puis dans les étages, et c'est a 8.15 am que je dûs a grand regret abandonner le joyeux petit monde du pink beach pour rejoindre mon tgv.
Je dormis pdt les 3h50 de voyage, et me recouchai a 14h30 à Paris pour ne me reveiller qu a 20h30...
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#Posté le mardi 08 février 2005 01:12

Modifié le dimanche 27 décembre 2009 09:31

Paradoxe juvénile

Le bonheur...?

Entre ce que l'on croit être, ce que l'on voudrait être, ce que les autres croient qu'on est, ce que l'on pense que les autres croient qu'on est et ce que l'on voudrait que les autres croient qu'on est... et ce qu'on est véritablement... il y a toujours une marge certaine : des informations incomplètes, des déviations inconscientes, des jugements subjectifs ; personne ne se connaît totalement et personne ne connaît quelqu'un d'autre véritablement. Les pulsions profondes de chacun sont souvent domestiquées, maquillées, cachées, déviées et ce souvent de façon inconsciente et de telle façon que l'on peut penser se connaître sans que ce soit le cas, et de sorte également que deux personnes au fond très semblables puissent apparaître très différentes car chacun pourra traduire par des artefacts différents des pulsions pourtant identiques.
Ceci étant dit, je ne vais pas recopier tout Freud.
Une seule chose est sûre : chacun, selon les moments et les circonstances voire de façon simultanée est habité de pulsions jugées « contradictoires ». Chacun a des envies morbides, des désirs de partage, des pulsions sexuelles, des besoins sentimentaux, relationnels, matériels etc....
La clé du bonheur maximal et donc de l'équilibre semble être :
- d'identifier ses désirs/besoins/pulsions/fantasmes : ce qui exige une certaine recherche en soi impliquant l'absence de toute auto-censure morale ou jugement de valeurs conscient ou inconscient qui pourraient maquiller les vraies envies;
- d'assumer ces désirs/besoins/pulsions/fantasmes , afin :
- d'agir de sorte à combler ses désirs/besoins/pulsions/fantasmes afin d'aboutir au plaisir que procure leur accomplissement, et si possible sans laisser ce plaisir se voir diminuer ou entraver par une quelconque culpabilité, gêne ou autre sentiment purement subjectif qui n'impacte que soi dans son fort intérieur et nous empêche parfois de maximiser notre jouissance alors que l'acte en question n'emporte par ailleurs aucune incidence réelle sur la personne ou même un tiers sur d'autres plans.
De cette façon, on passera d'une logique de maximisation du bonheur personnel inconsciente et déviée par des barrières subjectives à une logique de maximisation du bonheur personnel consciente, plus efficace et sans borne inutile. Minimiser sa frustration ; ajuster son équilibre.

Voilà le programme de ma vie : jouir le plus possible et profiter au mieux avant que la mort ne me sépare. Etre ni moral ni immoral mais seulement amoral afin de vivre la meilleure plénitude. Pragmatique et réaliste le plus possible : épicurien je suis ; épicurien tout le monde est, même si cela est souvent inconscient, refoulé, masqué, dévié, dénommé autrement ou décoré d'une panoplie de bons sentiments qui ne servent qu'à se justifier et qui sont pourtant déjà compris comme les autres dans l'épicurisme.


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Mais avant de poursuivre ce disours sur le but de la vie qu'est le bonheur; replaçons le dans son contexte tel que je le perçois:
Mon urgence de vivre

Etre en vie, c'est être en instance de mort.

La jeunesse donne le goût de la croissance et du progrès.
Puis dès 18 ans, le déclin s'amorce, lent, inexorable, imparable.
La mort grignote. La chair s'effondre, les facultés diminuent.
Seul l'esprit apprend et progresse... mais pour un temps limité encore, car un jour la sénilité arrive ... à moins que le corps ne meurt le premier.
La vieillesse c'est donc se voir pourrir, se diminuer jour après jour. C'est simplement effroyable si l'on y pense.
Imaginons un instant. Si nous n'avions jamais vu de personne âgée de toute notre vie et en découvrions une subitement, visuellement, ne serait-on pas extrêmement choqué de voir ainsi cet être en dépérissement, ou disons le directement : cette sorte de cadavre animé ??
Et même sans attendre ce 3e âge dont je parle là, les premières rides les premiers cheveux blancs sont tous autant de signes odieux de la mort qui s'insinue... Passé 20 ans on est déjà malade de cette maladie incurable qu'est la mort.

N'ayant le temps de m'étendre par écrit de ce sujet qui me préoccupe chaque jour, voilà un passage de « Bel Ami », de Maupassant, qui je crois exprime ce que je ressens encore mieux que je ne pourrais le faire :

" La vie est une côte. Tant qu'on monte, on regarde le
sommet, et on se sent heureux ; mais, lorsqu'on arrive en haut, on
aperçoit tout d'un coup la descente, et la fin qui est la mort. Ça va
lentement quand on monte, mais ça va vite quand on descend. A votre
âge, on est joyeux. On espère tant de choses, qui n'arrivent
jamais d'ailleurs. Au mien, on n'attend plus rien... que la mort. "

Duroy se mit à rire :

" Bigre, vous me donnez froid dans le dos. "

Norbert de Varenne reprit :

" Non, vous ne me comprenez pas aujourd'hui, mais vous vous
rappellerez plus tard ce que je vous dis en ce moment.

" Il arrive un jour, voyez-vous, et il arrive de bonne heure pour
beaucoup, où c'est fini de rire, comme on dit, parce que derrière
tout ce qu'on regarde, c'est la mort qu'on aperçoit.

" Oh ! vous ne comprenez même pas ce mot-là, vous, la mort. A votre
âge, ça ne signifie rien. Au mien, il est terrible.

" Oui, on le comprend tout d'un coup, on ne sait pas pourquoi ni à
propos de quoi, et alors tout change d'aspect, dans la vie. Moi,
depuis quinze ans, je la sens qui me travaille comme si je portais en
moi une bête rongeuse. Je l'ai sentie peu à peu, mois par mois, heure
par heure, me dégrader ainsi qu'une maison qui s'écroule. Elle m'a
défiguré si complètement que je ne me reconnais pas. Je n'ai plus
rien de moi, de moi l'homme radieux, frais et fort que j'étais à
trente ans. Je l'ai vue teindre en blanc mes cheveux noirs, et avec
quelle lenteur savante et méchante ! Elle m'a pris ma peau ferme, mes
muscles, mes dents, tout mon corps de jadis, ne me laissant qu'une
âme désespérée qu'elle enlèvera bientôt aussi.

" Oui, elle m'a émietté, la gueuse, elle a accompli doucement et
terriblement la longue destruction de mon être, seconde par seconde.
Et maintenant je me sens mourir en tout ce que je fais. Chaque pas
m'approche d'elle, chaque mouvement, chaque souffle hâte son
odieuse besogne. Respirer, dormir, boire, manger, travailler, rêver,
tout ce que nous faisons, c'est mourir. Vivre enfin, c'est mourir !

" Oh ! vous saurez cela ! Si vous réfléchissiez seulement un quart
d'heure, vous la verriez.

" Qu'attendez-vous ? De l'amour ? Encore quelques baisers, et vous
serez impuissant.

" Et puis, après ? De l'argent ? Pour quoi faire ? Pour payer des
femmes ? Joli bonheur ? Pour manger beaucoup, devenir obèse et crier
des nuits entières sous les morsures de la goutte ?

" Et puis encore ? De la gloire ? A quoi cela sert-il quand on ne
peut plus la cueillir sous forme d'amour ?

" Et puis, après ? Toujours la mort pour finir.

" Moi, maintenant, je la vois de si près que j'ai souvent envie
d'étendre les bras pour la repousser. Elle couvre la terre et
emplit l'espace. Je la découvre partout. Les petites bêtes écrasées
sur les routes, les feuilles qui tombent, le poil blanc aperçu dans
la barbe d'un ami me ravagent le coeur et me crient : " La voilà ! "

" Elle me gâte tout ce que je fais, tout ce que je vois, ce que je
mange et ce que je bois, tout ce que j'aime, les clairs de lune, les
levers de soleil, la grande mer, les belles rivières, et l'air des
soirs d'été, si doux à respirer ! "

Il allait doucement, un peu essoufflé, rêvant tout haut, oubliant
presque qu'on l'écoutait.

Il reprit : " Et jamais un être ne revient, jamais... On garde les
moules des statues, les empreintes qui refont toujours des objets
pareils ; mais mon corps, mon visage, mes pensées, mes désirs ne
reparaîtront jamais. Et pourtant il naîtra des millions, des
milliards d'êtres qui auront dans quelques centimètres carrés un nez,
des yeux, un front, des joues et une bouche comme moi, et aussi une
âme comme moi, sans que jamais je revienne, moi, sans que jamais même
quelque chose de moi reconnaissable reparaisse dans ces créatures
innombrables et différentes, indéfiniment différentes bien que
pareilles à peu près.

" A quoi se rattacher ? Vers qui jeter des cris de détresse ? A quoi
pouvons-nous croire ?

" Toutes les religions sont stupides, avec leur morale puérile et
leurs promesses égoïstes, monstrueusement bêtes.

" La mort seule est certaine. "

Il s'arrêta, prit Duroy par les deux extrémités du col de son
pardessus, et, d'une voix lente :

" Pensez à tout cela, jeune homme, pensez-y pendant des jours, des
mois et des années, et vous verrez l'existence d'une autre façon.
Essayez donc de vous dégager de tout ce qui vous enferme, faites cet
effort surhumain de sortir vivant de votre corps, de vos intérêts, de
vos pensées et de l'humanité tout entière, pour regarder ailleurs, et
vous comprendrez combien ont peu d'importance les querelles des
romantiques et des naturalistes, et la discussion du budget. "

Il se remit à marcher d'un pas rapide.

" Mais aussi vous sentirez l'effroyable détresse des désespérés. Vous
vous débattrez, éperdu, noyé, dans les incertitudes. Vous crierez " A
l'aide " de tous les côtés, et personne ne vous répondra. Vous
tendrez les bras, vous appellerez pour être secouru, aimé, consolé,
sauvé ; et personne ne viendra.

" Pourquoi souffrons-nous ainsi ? C'est que nous étions nés sans
doute pour vivre davantage selon la matière et moins selon l'esprit ;
mais, à force de penser, une disproportion s'est faite entre l'état
de notre intelligence agrandie et les conditions immuables de
notre vie.

" Regardez les gens médiocres : à moins de grands désastres tombant
sur eux ils se trouvent satisfaits, sans souffrir du malheur commun.
Les bêtes non plus ne le sentent pas. "


Je ne crois dans aucun arrière-monde ni dans aucun de succédanés factices de la vie que certains s'accomodent à trouver dans le testament le patrimoine la descendance ou je ne sais quelle quelconque création ou achèvement personnel. Les générations passent, les arrière-arrière-arrière-arrière petis-enfants ont tout oublié de leurs dizaines te centaines de grand-parents ; les siècles et les millénaires passent... Il n' y a aucun moyen même factice, de se survivre.
Se voir mourir est une horreur. Ne plus vivre est un drame. Tout cela alors que d'autres continuent à jouir de la vie et de la jeunesse, c'est encore pire. Je jalouse ces bébés qui naissent et je plains ces aînés qui se périment.
Aujourd'hui je m'acharne à presser jusqu'à la moelle les résidus de jeunesse qui me restent pour en tirer le plus de pulpe et de jus possible avant qu'il ne soit trop tard. Je suis en urgence de vivre, de profiter et de jouir. Dans ma tête j'ai 90 ans et je me meurs. J'ai une conscience du temps qui est celle d'un vieillard.
J'arrêterai donc ici ces lignes pour vite vite retourner dans ce tourbillon de jouissance, qui un jour je l'espère me permettra de me dire que « j'ai vécu » et de m'éviter tous les regrets du temps perdu et des occasions manquées. Laissez tomber vos vanités et vos plans de trop long terme.
Suivez-moi, il est temps encore !

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( L'épicurisme en quelques mots :

Nature et condition de l'homme :
Les hommes sont, corps et âme, des agrégats d'atomes matériels.
Ces agrégats se déferont un jour et leurs éléments iront s'associer à d'autres éléments pour former d'autres corps. La mort n'est rien d'autre que cette désagrégation. L'homme, ramené à l'état d'atomes dissociés, se trouve, après la mort, dans la même situation qu'avant sa naissance et ne souffre pas davantage. Il faut donc bannir la crainte de la mort et d'un châtiment dans un au-delà qui n'existe pas.
L'homme et le monde : la connaissance :
L'homme peut atteindre la connaissance par la sensation. Les sens sont touchés directement, physiquement, par les simulacres des objets, sortes d'émanations très ténues de ces objets dont ils ont toutes les caractéristiques (forme, couleur...)
Un autre critère de vérité réside dans les affections et les prolepses (ou anticipations), sorte de généralisations possibles à partir d'expériences personnelles.
L'âme, mortelle, est composée de 4 éléments, correspondant plus ou moins au feu, à l'air, au vent et à un quatrième, plus subtil et mobile. On peut y distinguer deux parties: l'une est liée au corps et aux sensations ; l'autre, indépendante, permet d'exercer la volonté et de choisir, parmi les simulacres, celui qu'on privilégie pour atteindre à la connaissance : il existe donc un principe de liberté, qui se manifeste par ce choix. Cette division de l'âme en deux parties permettra aussi de distinguer deux sortes de plaisir et de souffrance : ceux qui sont liés directement au corps et indirectement à l'âme et ceux qui sont attachés directement à l'âme.
En résumé:
Le plaisir, sensation procurée au corps et à l'âme par l'équilibre parfait des atomes qui les constituent, est le souverain bien. C'est donc le plaisir qu'il faut rechercher. "Nous disons que le plaisir est le commencement et la fin du bonheur". Pour Épicure, le plaisir s'identifie donc au bien, car il est dans la nature de l'homme de rechercher le plaisir. La douleur qui est un dérangement de l'état naturel, est provoquée par un désir insatisfait, or l'on ressent du plaisir lorsque l'état naturel est recouvré).

Pour être pleinement épicurien, il faut prendre conscience de la vérité de l'utilitarisme et savoir être cyrénaïque.

(L'utilitarisme en quelques mots:

Le mot utilitarisme employé en philosophie fait référence à une certaine théorie de l'acte juste, théorie dont les défenseurs classiques sont Jeremy Bentham, John Stuart Mill et Henry Sidgwick. L'acte juste dans une situation donnée, c'est-à-dire l'acte qu'il faut choisir, est, selon l'utilitarisme, celui qui produira le plus grand solde possible de plaisir, compté positivement, et de douleur, comptée négativement, pour tous les êtres affectés par cet acte. Si aucun acte possible ne produira de solde positif de plaisir, alors l'acte juste est celui qui produira le plus petit solde de douleur).

( L'Ecole Cyrénaïque en quelques mots:

Le but unique est le bonheur de l'humain, et ce bonheur consiste dans le bien. Or, le bien est dans le plaisir. Le plaisir est donc le but suprême de la vie. Rien n'est bon ni désirable que comme moyen d'arriver au plaisir).

Et je pense que pour être le plus possible épicurien, et donc tirer le plus de plaisir possible de sa vie, il convient de ne porter aucun jugement de valeur sur les choses, les êtres et leurs actions: en un mot, il faut être sceptique. Il faut prendre conscience qu'il n'y a ni valeurs universelles ni devoirs inconditionnels.

( Le scepitcisme en quelques mots:

L'idée principale du scepticisme est que tout se vaut, que tout est égal à tout, que rien n'est ainsi plutôt qu'autrement, que toute chose ne vaut qu'en fonction de la manière dont on l'appréhende. Appliquée aux valeurs, cette idée débouche sur l'indifférence: tenons-nous tranquilles et ne portons plus de jugements, soyons «sans opinion» sur les choses. Cette abstention caractérise le scepticisme pyrrhonien et est beaucoup plus radicale que la suspension du jugement, l'époché, que préconiseront plus tard les disciples de l'école de Sextus Empiricus (IIe-IIIe siècle apr. J.-C.). Ces derniers refusent de choisir entre deux thèses contradictoires, car ils ne désespèrent pas, un jour - mais quand? - de trouver la vérité, alors que Pyrrhon ne croit plus en la possibilité de la connaissance et ne cherche qu'à vivre).

Et pour le reste, ce qui ne dépend pas de nous: savoir être stoic. Le stoicisme: ne pas chercher à lutter contre le destin et faire bon accueil à ce qui nous arrive. C'est ainsi que l'on trouve la tranquillité de l'âme.

Voilà très succintement brossée ma vision de la vie.
Ma devise: il est urgent de jouir.

- Pour plus de détails sur mes idées politico/philosophiques: voir le dernier article p.8 de ce blog.
- Pour mes idées en matière de religion: dernier article p.21 de ce blog.
- Pour quelques courtes réflexions personnelles sur l'homosexualité: dernier article p.19 de ce blog)


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Pour en revenir à certaines préoccupations en particulier qui doivent être celles de certains qui ont abouti sur mon blog via son adresse sur un site de chat :
J'aime la bonne baise, chaude et sans complexe, directe et anonyme ; j'adore avoir mon petit chéri d'amour doré que je chois et que je couvre de câlins, et avec qui je fais des sorties romantiques main dans la main... eh oui aimer la glace au chocolat n'empêche pas d aimer la glace a la vanille aussi... Et je ne pense nullement faire exception. Seulement je ne me voile pas la face, ce qui évite par ailleurs de faire du mal à soi ou aux autres, en se persuadant de déguiser les sentiments en ce qu'ils ne sont pas. Il y a tant de façons de s'attacher à des personnes. L'amour familial et filial je l'ai, l'attachement amical je l'ai aussi plus ou moins. Reste donc la quête de l'amoureux, des plans ou d'un garçon régulier ami/amant, amant tout court ou que sais-je... amour sans sexe, sexe sans amour, tout est possible ; à toi de me proposer la vanille ou le chocolat... ou d'autres parfums : l'éventail des relations est si large !
Halte à cette dualité dichotomoque judéo-crétine: il n' y a pas que le "plan" et le "copain"!
20 siècles de cette dictature religieuse moralisatrice ont biaisé et pourri le fond de nos êtres. Toujours prompte a suspecter tous les plaisir et à culpabiliser la jouissance et singulièrement celle de la chair, cette morale frustrée a fini par s'effriter, mais ne reste que trop prééminente. Ainsi n'autorisant que le sexe dans une optique reproductive, elle a peu à peu permis le plaisir, mais au sein du couple légitime uniquement et par des voies sélectionnées. Aujourd'hui on accepte la joie de la chair même hors mariage, mais toujours dans les limites de ce totalitarisme mental de l'existence d'un semblant de couple et de sentiments. Soyons explicites: "Il ne s'intéresse qu'à ton Q, et pas à ton QI"... et alors? si c'est réciproque? N'a-t-on pas le droit de ne s'intéresser à une personne que pour sa plastique? Est-ce pire que de ne pas s'y intéresser du tout? Où est le mal? Cette hypocrisie morale ne vient en réaliter que créer des complexes de frustration personnelle et développer des problématiques d'égo mal placé, empêchant les individus de prendre simplement et sainement leur plaisir.

Et en ce qui nous concerne, chers gay chatteurs, quel est le résultat concret ce modèle hétéro-judeo-crétin et de ce moralisme ambiant de gamins élevés à regarder Cendrillon? Voilà ce à quoi on aboutit : des simulacres de couples, des imitations de sentiments de pacotilles ; des individus qui n'osent concevoir de bécoter ou de coucher avec quelqu'un sans aussitôt culpabiliser s'il n'est pas légitimement et dûment « marié » avec lui. Eh oui, la morale pudibonde est loin d'être moribonde, elle s'insinue avec force dans les jeunes têtes homosexuelles, créant de la culpabilité là où il n'y a nul lieu d'en avoir et vient ravager les relations homos. Et plus on s'acharne à maquiller la réalité des « sentiments », à passer du vernis sur ses envies et ses actes, plus on va chercher à prétendre qu'est ce qui précisément n'est pas, et plus ces amours en toc et ses amoureux en stuc de mauvaise façon se craquelleront et on continuera à naviguer dans un champ de ruines d'illusions stupides rouillées, ébréchées, au milieu d'un nuage de plâtre fumant des décombres de rêvasseries naives. Bref, avec un nouveau « copain » tous les deux jours, le frustré de l'amour se fait en sus frustré du sexe. Au lieu de cela, mieux vaut laisser venir, prendre le plaisir là où il est, honnêtement et sans jouer de violon. Car : où se situe la « perversion » (mot très à la mode, emloyé à tort et à travers) ? L'être humain tend au coit. Ce qui tend au coit est le contraire de « pervers ». Ce qui n'y tend pas et tient de la "parasexualité" est en revanche "perversion" en ce qu'il y a déviation des pulsions vers d'autres péoccupations. Pas besoin de relire tout Freud pour retenir ça. Je connais nombre de garçons qui draguent, qui couchent... Et ce sont souvent des garçons très naturels, polis, honnêtes et équilibrés. Là où d'autres se refusent à assumer leurs pulsions sexuelles et leurs fantasmes, eux les identifient, les assument, et les réalisent avec bonheur. Sont-ce ces coucheurs les « pervers » ? Selon la majorité bien-pensante : oui. Cette même majorité bien-pensante qui vit dans la contradiction de ses pulsions naturelles et de sa pseudo-morale, et finalement dans le déni d'elle-même et donc dans la frustration et le mal-être. Se priver du plaisir, but de la vie, c'est là que se situe la perversion. Le fantasme m'apparaît comme bien plus naturel. Les choses ne renferment aucune valeur en elle-même. C'est vous, esprits humains qui vous acharnez à vouloir en attribuer. Pour en revenir à des considérations pratiques: un "plan" est un plan. L'un ne se donne pas plus qu'il ne prend l'autre; c'est une relation d'égalité, qui n'a en elle-même rien de dégradant et qui est destinée à apporter du bonheur. J'en suis persuadé: le sexe est mentalement sain; en revanche tout ce qui relève de la parasexualité comme notamment les comportements de séduction égocentrique non suivis de passage à l'acte relèvent de la perversion mentale.

Et sans plagier Freud, il me semble tres clair que toutes les ambitions, les pretentions, les vanités les plus variées de ce monde sont toutes liées a une tension sexuelle inassouvie sous-jacente. Les pulsions sexuelles inassouvies sont source de frustrations et sont déviées en toutes sortes de violences (au sens le plus large). Et même si certaines d'entre elles telles l'ambition incitent au travail et peuvent donc être source de richesse et de progrès, il n'en reste pas moins qu'un monde plus libéré sur le plan sexuel serait certainement bien plus pacifique!

Je ne parviens pas a comprendre ce besoin systématique d exclusivité dans une relation sexuelle et/ou sentimentale (...sauf - et encore peut-etre seulement - a parler du grand amour, ce qui est autre chose. Et je dis "et encore" car de nature je dissocie beaucoup le sexe et les sentiments, mais ce la ne concerne que moi et jen peux prétendre témoigner au nom des autres).
Apres tout pour l amour familial on a bien plusieurs parents (un pere une mere et puis le reste de la famille), pour l attachement amical plusieurs amis... mais on ne devrait avoir qu une seule personne sur le plan sentimental et de plus sexuel à la fois... ca me depasse un peu. et j'ai l impression de trouver - au moins parfois - derriere ca soit un relan de morale judeo chretienne soit des gens en mal de reconnaissance et de confiance en eux memes ou au contraire avec une fierté mal placée.
Enchaîner les garçons (au sens figuré...) permet de gagner en expérience, de cerner mieux et plus rapidement la personne qui se trouve en face et de savoir plus précisément ce qu'on veut surtout ce qu'on ne veut pas. Et bien-sûr ca permet aussi et surtout de prendre du plaisir! Et le terme "enchaîner" n'est pas nécessairement péjoratif. Précisément parce que chacun est unique, j'ai envie de rencontrer et de profiter de chacun. So many men, so little time... La vie est courte.

Mon expérience amoureuse, pour en venir à elle, est donc celle-ci: des « exs » j'en ai 3.
Définition de l ' « ex » : ancien petit copain.
Définition de « petit copain » : garçon pour lequel j'éprouve un sentiment amoureux fort qui est partagé et qui entraîne une relation qui me fait sentir toute autre relation sexuelle ou sentimentale avec une autre personne complètement sans intérêt et même totalement indésirable.

Autrement dit, je ne conçois la fidélité que naturelle. Si on se force à être fidèle, on est dans la mauvaise voie, celle du mensonge à soi et à l'autre, ce qui finit toujours mal. (A la limite peut-on être éperdument amoureux de quelqu'un et ressentir des pulsions purement sexuelles vis-à-vis de tiers ? Peut-être. Je ne sais pas. Je n'ai sûrement jamais expérimenté de relation suffisamment longue pour ressentir éventuellement ce besoin (et c'est visiblement avec le temps qu'il se fait jour). Dans ce cas, de toute évidence, il convient d'en parler. Réprimer cette envie ou la réaliser de façon cachée sont tout sauf des solutions.)
L'amour est un sentiment rare, qui peut être très fort mais aussi bref. Ne pas confondre intensité et durée ; il n'y a aucun lien de nécessité. S'engager pour toujours n'a aucun sens. Tout se passe au jour le jour; ne nous leurrons pas juste dans le but de nous rassurer. Et soyons lucide: n'oublions pas que la nature a conçu l'esprit humain pour que l'amour entre procréateurs dure simplement le temps d'assurer la descendance de l'espèce.
L'amour est certainement un des sentiments qui apporte le plus de bonheur. Ce n'est pas pour autant qu'il faut l'inventer là où il n'existe pas, ou que dans son attente il faille se priver des joies du plaisir physique, qui, s'il peut être jugé moins intense et durable, est de toutes façons de nature complètement différente et n'interfère nullement avec ses chances de trouver l'amour.
A titre personnel, avec le temps et l'expérience, je pense que comme toute personne j'ai de moins en moins un c½ur d'artichaut ; je sais bien ce que je veux et surtout ce que je ne veux pas. En rencontrant quelqu'un je ressens très vite si ma potentialité de tomber amoureux est réelle ou non ; et en tous cas, chez moi, je constate que si elle ne se réalise pas rapidement elle ne se réalisera jamais.
Sur ce je ne crois pas avoir pour habitude d'inventer des sentiments ou de jouer du violon à des tiers dans l'intention seule de coucher avec eux, et je prends en conséquence toujours garde aux mots que j'emploie.
Ma vision des choses étant établie, je suis ouvert à tout. Et rien n'empêche rien !

Des commentaires? remarques? suggestions? avis? Une critique à formuler? Une opinion à émettre? Une question à poser? calixte22a@voila.fr


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#Posté le mardi 08 février 2005 01:14

Modifié le jeudi 18 octobre 2007 07:59

Queer Nation

Queer nation

Voici mes petits écrits sur le milieu gay...
(Attention, ils datent déjà d'il y a quelques années; tout n'est plus très à jour...)




Synopsis



Ce n'est pas un roman, ce n'est pas une belle histoire.
Ce n'est pas non plus une étude ethnologique plate neutre et descriptive.
C'est une sorte de compilation, à contenu para-sociologique, et au ton pour le moins satirique, sur un milieu, envisagé d'un certain point de vue.
Loin de véhiculer l'image documentaire des homos comme la plupart des ouvrages le font (« ils aiment Dalida et gnagnagna.... »), ces écrits mettent au placard les reportages bienséants et politiquement corrects de la TV qui nous montrent sempiternellement Robert et Raymond qui vivent ensemble depuis 20 ans dans leur 2 pièces de saint Ouen avec leur chien, leur chat et leur poisson rouge...
Même s'il faut avouer que dans cet ouvrage on voit assez peu la lumière du jour, il ne s'agit pas non plus d'un reportage sensationnel pour tabloids, en direct des backrooms sous-terraines du Marais.
Ni plus trash que la réalité ni mieux-pensant que la bienséance le commande, cet ouvrage dépeint simplement la réalité que l'auteur (moi !) a pu constater en près de 4 années de pérégrinations intensives et extensives dans le milieu gay parisien, mais aussi dans divers milieux étrangers et notamment londonien.
Donc : place à la réalité et à toutes ses folies !
Cet ouvrage n'est absolument pas militant, ni pour ni contre le communautarisme gay.
Il n'a d'ailleurs l'ambition que de dépeindre le milieu gay et les seuls gays qui le fréquentent ; et plus spécifiquement le milieu gay « jeune ». Je ne demande donc pas à tous les homos, notamment plus âgés ou hors milieu, de s'y reconnaître !
C'est un ouvrage basé uniquement sur du vécu ; tout est tiré de la réalité, sans sucre ajouté, sans colorant ni conservateur. Bref c'est du pur Marais pressé qui conserve toute sa saveur ses vitamines et son poppers.

Dans ce livre, on retrouve tout de ce milieu qu'on adore et qu'on abhorre
Car c'est bien connu : « le milieu est pourri » ; et chacun sait de quoi il parle, il y passe bien souvent sa vie...
Et c'est bien tout ce paradoxe qui ressort des lignes de cet ouvrage.
Le ton est acide, satirique et sarcastique... comme le milieu lui-même !
J'ai essayé ici de reprendre tous les travers de ce petit monde et de les retranscrire sous un ½il certes critique, mais toujours humoristique et au final pas nécessairement si malveillant que cela. Et de toutes façons il ne s'agit pas de jeter la tapette avec l'eau du Marais !
A travers ces pages écrites à l'origine pour mon simple plaisir « littéraire » personnel, j appréhende le milieu gay tel qu'il est et je m'en amuse ; l' « auteur » que je suis n'est militant de rien du tout et s'amuse simplement de l'incroyable diversité que l'on peut trouver dans cette cour des miracles.
Bref c'est un cliché hors des clichés... c'est un cliché vrai !

Cet ouvrage s'adresse avant tout idéalement à un public certes assez restreint, constitué de jeunes gays qui fréquentent le milieu et qui disposent en même temps d'un certain recul sur celui-ci.
Boîtes, saunas, bars du Marais, chat, Internet, modes, cultures et attitudes... rien n'est laissé de côté.
Et chacun aime y retrouver ce qu'il y a vécu et identifie très vite ce qui est dit à sa propre expérience. Car nous sommes tous a la fois acteurs et spectateurs de ce monde rainbow coloré à coups d'UV et de fonds de teint multicouche.
L'homo hors milieu ou l'hétéro non averti ne saisira ainsi peut-être pas toutes les allusions et le implications de ces écrits sur ce milieu gay qui lui est donc étranger, de même qu il ne pourra réellement en vérifier la justesse de la critique. Néanmoins il trouvera sûrement ici de quoi à la fois satisfaire et éveiller plus avant sa curiosité, et au final apprendre un certain nombre de choses.

D'ailleurs cet opus, s'il tend à aborder tous les domaines de la vie gay , demeurera toujours incomplet tandis qu'il sera dans le même temps inévitablement obsolète sur de nombreux points lorsque le lecteur parcourra ses lignes. Car ce milieu est vivant et effervescent et que tout y change très vite, (pour le meilleur et souvent pour le pire).
Alors ajustez vos lunettes Dior et bonne lecture !








Tome 1 : terminé en août 2001 (incluant quelques retouches ultérieures); description satirique du milieu ;
Tome 2: évocation de protagonistes du Marais et narration de petites histoires pittoresques ; généralités sur les comportements gay.


TOME 1



Le travail ethnologique qui se trouve présentement sous vos yeux déjà admiratifs est le résultat de près d'une année de clubbing intensif de part et d'autre de la Manche. Il a également implique l'arpentage de dizaines de terrasses de café et l'exploration risquée de nombreuses backrooms. L'étude de la vie comparée des night-clubs et autres endroits gays ici décryptée m'a demandé un grand effort de sorties et d'amusement que le lecteur saura considérer. Enter the Blair Queer Project...


CHAPITRE 1
Boîtes et mises en boite

Am strass glam ! Commençons tout d'abord a Paris, où la population gay-clubeuse s'avère être une population très hétérogène, (quand elle n'est pas certains soirs carrément hétéro).
La première espèce est le minet parisien, descendant du légendaire titi parisien, mais en plus polissé et mieux léché. Cette mutation physiologique de Titi en 'ros minet ne l'empêche pas de demeurer un volatile aisé à plumer. Vêtu de façon variée de Calvin Klein en haut et de Dolce & Gabbana en bas ou l'inverse, le minet parisien fait les grandeurs des soirées “Over-Kitsch” du dimanche soir.
Mais à 4H sort de sa tanière une autre espèce: la butch. Là commence l'”over-quiche”. On aura beau tenter de créer des soirées over-kitsch ou over-disco, a Paris, tout se finit toujours inévitablement en boom-boom technoide pour gym-queens steroidées.
On notera d'ailleurs que le programme demeure invariable d'un dimanche a l'autre, enchaînant toujours les mêmes Madonna à la suite des mêmes Whitney Houston avant de finir en Michael Kaiser. Il n'y a que le décor que l'on fait mine de modifier d'une année sur l'autre, en passant un bar d'un coin a un autre ou en remplaçant les écrans de télé par de nouveaux écrans de télé.
Mais tous ces menus changements permettront bientôt a notre clubber intensif de monter en grade, et de pouvoir expliquer au nouveau venu ébahi devant tant d'expérience qu'il n'était pas venu depuis longtemps parce que ça le gavait, mais qu'autrefois c'était comme ci ou comme ça, et que en tous cas, c'était bien mieux (et sans parler des soirées mousse).
A Paris, le Queen est la cathédrale de la nuit gay, et jusqu'à il y a peu (moi aussi je suis un gradé...) dieu y résidait en personne dans les toilettes, réincarné en Mr Pipi, un garçon un peu schyzo qui règnait en maître sur ses 8 cuvettes, avec son balai de chiottes pour sceptre, et qui chaque soir accomplissait avec brio le rôle habituellement confié à une barre de bois et deux clous, consistant a distribuer des sopalins. Mais s'agissant de dieu, la distribution était bien-sûr toute différente, elle s'accomplissait toujours d'un geste noble et ample, comme s'il s'agissait d'hosties, un regard tourné vers le plateau a oboles. Heureusement, dans les chiottes elles-mêmes, on avait pas encore remplacé le porte-PQ par un grand-prêtre, et l'on continuait d'y jouir d'une certaine intimité.
Mais heureusement Galia est toujours au rendez-vous, et officie en déesse de la nuit.
Au Queen, il y a les endroits ou il faut être, et les endroits qui font plus plouc. Car il ne s'agit pas uniquement de se trouver dans "l'endroit" qu'est le Queen, il faut être dans l'endroit de l'endroit.
Là ou il faut être soi-disant, c'est dans ce panier a écrevisses dénommé "carre VIP" (que nous avons rebaptisé de notre côté « carré Vieilles Pies »). Il s'agit d'un vivarium où on parque les vieux, les nanas et les hétéros. Tout un petit monde d'une bêtise qui n'a d'égal que la vacuité intellectuelle. Du second choix qui se prend pour du premier choix et passe sa soirée assis à boire et à faire semblant de s'amuser. Ce carré est un triangle d'or ou l'on entasse les gros poissons sous un filet de pêcheur pour mieux les écailler de leurs biftons. Ici pas de pause entre les poses : on est une star ; enfin tout du moins l'alcool aide-t-il à le faire croire. L'intérêt du carré, c'est d'y être. Et l'intérêt du Queen c'est de continuer a perpétuer des endroits d'endroits avec passe-droits et privilèges, en multipliant les plateaux à pourboire pour permettre a des clients pas forcément fortunés de montrer leur aisance et leur bêtise au passage. On a d'ailleurs créé un second vestiaire deux fois plus cher que l'autre, pour permettre au client ostentateur de marquer sa différence. Sûrement celui-ci ne voudra-t-il jamais payer le prix "petit sac"; mais qu'il ne se soucie davantage, tout ce qui est plus gros qu'un porte-monnaie est au Queen aussitôt qualifié de gros sac, avec tarif approprié, pour VIP comme non VIP (car pour les prix élevés, l'égalité règne; on n'est pas chez Leclerc, non mais!). On ne voit d'ailleurs que rarement de vrais VIP au carré VIP. Ce qui fait le VIP, c'est le porte-monnaie. Mère Thérésa serait abandonnée a même le dance-floor.
Pour le reste de la populasse (c'est-a-dire celle qui crée l'ambiance pour ceux qui dépensent dans la cité interdite), trois choix de localisation subsistent cependant dans la géographie queenienne.
Les vieux trop vieux pour danser et assez riche pour dépenser sont vissés au bar, tandis que les jeunes assez jeunes et pas assez riches occupent le dance-floor, les individus les plus prépubères se recrutant toujours sur le podium (la représentation de la pyramide des âges se trouvant a cet égard toujours inversée en matière de clubbing). La butch, pour sa part, ne s'aventure que rarement sur les hauteurs; elle reste dans les fonds et les coins sombres et enfumés. Peut-être pour masquer son âge (ne perdons pas de vue qu'ici, passé 25 ans, on est bon l'hospice). C'est qu'une butch doit prendre un kilo de beefsteak supplémentaire par nouvelle année pour compenser le cruel passage du temps. Enfin du moins le croit-elle. Elle cherche aussi à rajeunir sa peau en la bombardant d'UV. A 30 ans, elle se sent désespérément proche de la retraite. Elle profite de ses restes de jeunesses en venant étaler sa viande torse-nu, pour faire envie aux reines moins musclées qu'elle tout en bavant devant celles qui sont encore plus musclées. Notons que les butchs se récoltent en grappe, toujours au même endroit, sous le balcon, où elles éclosent comme on l'a dit à partir de 4H, avant de se répandre comme du chiendent au rythme de la tech-house, repoussant les derniers “petits chéris” de Miss travelote encore présents vers le dessus du balcon où, commençant a s'ennuyer, ils se transforment en pots de fleurs.
La troisième option pour le clubber de base qui n'a pas accès à notre carré triangulaire est le balcon, version debout accoudé a la rambarde pour draguer, ou assis sur le banc pour s'emmerder. On vient habituellement y déguster goutte à goutte sa conso gratuite chèrement acquise avec son billet d'entrée. C'est que le Queen est un Sahara en plein midi, ou le seul liquide que l'on trouve est d'origine transpiratoire, a moins d'être particulièrement fortuné et de pouvoir se payer des verres de glaçons. Alors on attend patiemment que les glaçons fondent pour ne rien perdre. De toutes façons, ce n'est pas grave, le verre a la main est ici un signe de distinction particulièrement honorifique, ledit verre fut-il désormais en plastique. On ne boit donc guère en dansant, de peur de renverser, à l'inverse de la clope, que l'on n'hésite jamais à faire tournoyer dans tous les sens sans scrupules pour des voisins parfois déjà brûlés au troisième degré. De toutes façons le voisin est là pour être ignoré (grande tradition parisienne); vous ramasserez plus de rateaux que de pelles. Espèce de sceau, retourne jouer dans ton bac à sable!
Un dernier endroit est quant a lui occupé de façon invariable par ce personnage hautain qu'il est de bon ton de détester, et que l'on appelle la drag-queen. Réunies en banc dans l'escalier de l'entrée (peut-être pour se reposer du martyre provoqué par la descente de ces quelques marches en talons super-compensés), celles-ci migrent parfois sur le balcon, pour aller snober des gens qui les snobent.
La drag-queen est ici plus drag que queen. Personne ne se prosternera. Personne ne l'approchera. A Paris on aime les mecs mecs. Le milieu est totalitaire et sans appel. Mais on en oublie que les talons aiguilles sont souvent ceux qui font le plus de mal et que c'est de leur côté que se trouve le comportement le plus acide. Le milieu drag queen, c'est en effet un peu la mafia locale. On ne s'y frotte pas comme ça. Il y a des rites d'initiation très sévères. Les nouvelles venues ne sont jamais bien vues; on les accueille par des croche-pieds ou en leur arrachant la perruque. Plus d'une débutante est repartie en pleurs. Notons que chez Shania particulièrement, l'anorexie atteint le cerveau. Donc, gare à leurs grands ongles acérés. Mais de toutes façons les drags se raréfient. Elles bossent maintenant dans les boites hétéros, (oui, elles ont toujours une mode en retard).
Au drag-queens on ajoutera quelques être transexualisants complètement camés, sans queue ni tête (et je pèse mes mots...), qui peuvent s'avérer encore bien plus caractériels. Mais si elles peuvent s'aventurer au Queen, leur royaume reste le Folies Pigalle.
( * Composition de la trans du Folies:
- matières plastiques: 85% ;
- silicone : 10% ;
- collagène : 5% ;
- colorants, conservateurs (toxine botulique), cocaine, poils, perruque ;
- traces possibles de sulfate de chlore, d'éthanol, d'essencede térébentine, d'acide de pétasse, de chlorure de raclure et de déchets toxiques divers ;
- alcool (en % du volume) : 75%.
Les transexuelles du Folies répondant aux « normes » du Folies Pigalle).
Pour le reste, tel un supermarché bas de gamme, le Queen pratique la remballe. Tous les dimanches on reprend les mêmes morceaux de viande, et on les remet en rayon comme s'ils étaiant neufs. Mais l'oeil averti ne s'y trompe pas, et même les pires truffes finissent par flairer que l'Overkitsch tourne en rond.
Cependant, une exception notable à cela : le dimanche soir d'apres gay pride.
Les dimanches soirs d'après gay pride, la pintade provinciale, toute de Pimkie vêtue, vient investir le Queen.
La pintade provinciale se repère de loin. Toujours en « grande tenue », elle vient faire la roue tel un paon. Seulement avec le plumage d'une dinde en lieu et place de celui dudit paon, le résultat est en général plutôt désastreux. Mais l'ornithologie n'est pas son fort.
La pintade de province est aussi toujours très nerveuse. C'est son voyage annuel à la capitale, et il s'agit de ne pas le manquer. Dans sa campagne, où elle détient le quasi-monopole de ses 18 ans, elle est une star locale incontestée, et le succès a déjà eu le temps de lui siphonner le cervelet comme il faut. Seulement, elle se rend compte qu'il est plus facile de claironner sur le tas de fumier de son village que sur le podium du Queen.
C'est donc écartelée entre un complexe de supériorité et un multiplexe d'infériorité (écran géant et son Dolby Digital inclus) que notre pintade se pointe au Queen ce dimanche soir à minuit moins la quart, (histoire de ne pas rater l'ouverture et d'être sûre de bien pouvoir pénétrer le temple mythique).
La provinciale entre alors, de son allure robotique et calculé, dont la sobriété comportementale ne trouve pour contrepartie que le chargement extrême de son ornementation vestimentaire (et lorsque je parle d'ornementation, précisons qu'en l'occurrence les façades à la Gaudi se rapprochent davantage de celles de Le Corbusier que de celle de La Provinciale). Craignant donc la critique parisienne tout en voulant feindre le détachement le plus complet, la pintade économise finalement ses gestes avec un soin tel que sa turpitude ressort par tous ses pores.
La provinciale joue sa grande princesse ; elle est stressée et ça se voit.
Se déplaçant avec la même allure guindée que les comtesses versaillaises du siècle des lumières, embarrassées à l'extrême de leurs tentures et brocards par trop encombrants qui leur faisaient office de robe, la provinciale finit par se blottir tristement dans un recoin de la boîte.
Tombant vite le masque, elle confie volontiers qu'ici c'est grand, qu'elle connaît peu de monde, et que ses 15 heures de Corail avec trois changements depuis Trifoulli-les-Moulinettes l'ont un peu ruinée physiquement. Alors elle attend patiemment le métro qui la ramènera à son Formule 1 porte d'Italie.
On pourrait presque verser une larme en pensant à cette petite Noblesse désargentée de province condamnée à finir ses nuits au Formule 1. Mais ce serait oublier la Provinciale « montée » à Paris avec son « ami ». Oui celui-là la bas, le vieux de 50 balais qui essaie de pincer des fesses de teen-agers près du bar. Lui c'est Jean-Pierre ; il a emmené Kévin dans sa Xantia depuis Trifoulli-les-Moulinettes, et paye l'hôtel dans le centre de Paris (un lit double pour Kévin et lui). Kévin est donc plus ou moins libre de ses gestes. Si Jean-Pierre est vraiment sympa il le laissera partir avec Nicolas qu'il a trouvé ce soir. Sinon au pire il pourra toujours le ramener à l'hôtel (ça, Jean-Pierre n'est jamais contre), ou bien il prendra le numéro de Nicolas (qu' il ne reverra jamais) et finira la nuit avec Jean-Pierre (en espérant que ce dernier reste de son côté du lit).
Elle est donc « montée » à Paris ce week-end. Mais tout ce qui monte fini par redescendre, et le Corail pour Trifoulli-les-Moulinettes l'attend déjà à la gare...
Mais il serait réducteur de limiter cette étude ethnologique queenienne aux soirées du dimanche, furent-elles de gay-pride. En semaine, le gay-clubbeur snobe le Queen, et laisse sa place a des cars d'hétéro-touristes, chapeau colonial vissé sur le crâne et appareil-photo en bandoulière, venus accomplir leur gay safari, dans l'espoir d'y apercevoir quelques spécimens homosexualoides, et avec l'intention de raconter leurs exploits a leurs amis le lendemain.
Le touriste typique est harnaché d'une chemise blanche et d'un jean trop large s'agissant des spécimens masculins, et de vrais seins en silicone et de vrais cheveux longs et faux-blonds s'agissant des spécimens féminins. On notera que sur la scène parisienne, la lesbienne est une espèce rare, qui se terre dans le secret et une androphobie pathologique.

En conséquence de cela, le reste du temps, le minou clubbeur préfère le Scorp.
La boîte se trouve métro Grand Boulevard (non, non, pas Filles du Calvaire).
On l'y retrouve souvent le vendredi soir en train de croiser les bras en délire devant des futures-ex-stars qui ânonnent des chansons dans un franglais qu'elles ne comprennent pas.
Le reste de la semaine, le minet du Scorp n'est cependant pas celui du Queen. On y rencontre le minet agent d'accueil de chez Carrefour et le dessinateur d'oiseaux quand c'est pas le chercheur d'emploi, qui s'emploie a chercher chaque soir sur la piste de danse comment dépenser ses ASSEDIC. Vendeuse à ses heures, pseudo-voyante, apprenti-mannequin... dans la vie la scorpeuse fait un peu tout et surtout rien. C'est la débutante qui croit qu'elle est belle dans son jean H&M acheté en solde au rayon femmes. Enfin à côté de la déco de l'endroit on ne peut néanmoins que briller. (Non, les toiles d'arraignée qui pendent au-dessus du bar ne sont pas des restes d'Halloween).
Le samedi soir au Scorp, c'est plus cher, alors c'est moins jeune (théorème aussi mathématique que fatidique). La clientèle frise parfois le style « Robert et Monique font leur sortie annuelle en boîte ». On se croit au bal populaire du 14 juillet dans la salle polyvalente de N½ud-les-Mines. Si Galia était présente, elle en ferait une syncope. Un tel concentré de plouquerie en si peu de place : des hétéros, des beaufs, des ploucs avec des chemises à carreaux, des banlieusards à lunettes, des touristes en short, des troupeaux de filles en train de crier, des racailles malpropres en jogging... Des ahuris habillés comme s'ils allaient faire leurs courses à Carrefour. Des têtes pas possibles. On aurait cru les soldes à la Foir'Fouille. Le tout en train de se dandiner mollement avec un balai dans le cul. Des têtes à neuneu pour une vraie ambiance kermesse. Le pathétique est parfois au point de provoquer des nausées. Devant un tel vomissement humain (ou s'en rapprochant tant bien que mal), Calixia décide souvent de mettre les voiles sans tarder.
Le Scorp, c'est la boîte de pauvresses selon les uns, et la boite conviviale selon les autres. Les relations y seraient plus authentiques; on lui fait la bise avec le sourire même si ici non plus on ne se souvient plus de son prénom. Au Queen comme les bécasses ferment leurs becs, elles se donnent des airs certes moins sots, mais ce ne sont après tout pour la plupart que les mêmes créatures issues du crétinacé supérieur.
En tous cas c'est la boite ou tout est 10 francs moins cher (environ 1 euro 50...).
Ici, le carré VIP est ouvert a tous. De fait, il n'intéresse personne. Trop clairsemé, on se rend compte que les poufs sont crevés. Au Queen, les poufs sont hétérotes et increvables. Elles poussent toujours les garçons du podium.
Au Scorp il y a aussi un podium. Mais quand le Queen l'installe parce qu'il y a un show, le Scorp le retire pour cette même raison.
Il s'agit peut-être la d'une stratégie de différenciation; la stratégie habituelle étant cependant la copie. Le Queen a un temps dupliqué la "Oh-la-la" du Scorp les mêmes jeudis soirs, tandis que le Scorp a lui-même copié les petits programmes carrés du Queen, qui s'est du coup empressé de les faire passer en format rectangulaire. Tant pis pour le côté VIP du carré. Mais il s'agit maintenant d'un "clubzine with attitude". Tout un programme, quoi!
Mais au Scorp aussi on investit dans le changement et le renouveau. Mais de façon moins dispendieuse. On a ainsi modifié la forme ronde des pass de la Oh-la-la (définitivement anti-VIP), et on rallume de temps a autres le vieux rayon laser vert pour faire croire au nouveau qu'il y a du nouveau, et donner à la piste un air de Bains, avec les douches en moins.
Dernièrement, pour changer des machins habituels en carton-pâte sensés servir de cache-misère, le Scorp a dispendieusement investi dans un "relookage" de la boîte digne des meilleures émissions d'Evelyne Thomas. Tout avait commencé par le placage sur le mur du VIP d'un espèce de faux parpaing façon cafétéria Casino. Tout un chacun fut très alléché par ces changements, mais la suite se fit attendre quelques mois. Le budget étant certainement serré, il semblerait d'ailleurs que ce fut le personnel du Scorp qui assurait la réalisation des travaux lui-même, si ce n'était la clientèle de l'Entr'acte dans le cadre d'un atelier bricolage 3ème âge renouvelant ingénieusement le concept des ateliers-éveil colliers de nouilles. Mais un beau jour (ou un beau soir) la scorpeuse eut la surprise en pénétrant dans le grand escalier du Scorp de se sentir comme Scarlett descendant celui des Wilks en Lousiane: la vieille peinture bleue et noire effritée datant d'un an avait été remplacée par un magnifique jaune pipi assorti d'un marron merdeux des plus chiasse (la vieille rambarde quant à elle sûrement, classée par l'UNESCO au patrimoie mondial de la tapetterie, n'avait bien-sûr en revanche pas été modifiée). Les jours suivants virent les restes de la salle traités de façon multicolore, avec une couleur différente sur chaque mur, décorée d' éclats de mosaique où plus d'un se coupèrent rapidement les doigts. Tous efforts "décoratifs" énorme et superbement inassorti au mur cafétéria Casino décrit juste avant. Donc non seulement c'est pas beau, mais en plus les trucs pas beau ne sont même pas assortis entre eux. La où un simple coup de peinture noire aurait mieux valu on s'est cassé la tête à créer du n'importe quoi. Et quant à la back... - l'escalier de secours - , celui-ci voyaitdésormais son aspect condamné par une cordelette pendue de travers, attchée a une extrêmité au mur et de l'autre sur deux vieux sofas emplilés qu'on avait apparemment pas eu le courage de monter cacher un demi-étage plus haut. Un vieux morceau de carton mal découpé comportait désormais un griffonage annonçant dorénavant la condamnation de l'accès. Le Scorp aurit-il pu investir 1 euro 50 dans une vraie chaîne qu'on aurait fait l'effort d'accrocher de façon symétrique? Apparemment non. La modernité propose décidémentdes concepts difficiles à appréhender. Néanmoins les traditions ont su être conservées: la clim dégouline toujours autant sur le plancher
Au 102 des Champs Elysées, ce n'est certespas beaucoup plus propre, mais au moins la pénombre et la peinture bleu marine cachent habilement la misère.
Une soirée à mettre à part est celle du nouvel an. Pour 2002, tandis que le Queen a décrété pour une nouvelle année l'an-pire, le Scorp s'est contenté à nouveau de juste changer son flyer habituel du dimanche soir. Là encore la différence se marque entre les deux rivales.
Et pourtant, pour de nombreux clubbeurs, le Queen est trop hétéro et n'est plus ce qu'il était, tandis que le Scorp ne sera jamais ce que le Queen a été ou est encore.
(Il est à noter que depuis l'écriture de ces lignes que le « Scorp » est devenu le « Vogue ». Cet additif technique permettra de mettre à jour votre base de données et de rester dans le vent tourbillonant des soirées. Car comme s'il n'était pas assez vieux d'apparence, le vieux en rajoute et vous parle du « Scorpion ». Il le faisait déjà du temps où l'on disait le « Scorp », mais il le fait encore au temps où désormais on dit le « Vogue » (... où même d'ailleurs où l'on ne dit plus rien du tout car plus personne n'y va.). C'est là le sort des personnes âgées, encore perdues dans les nouveaux francs et à qui on impose l'euro...)

On trouvera néanmoins d'autres lieux de défoulement sur la gay-scene parisianiste, où l'on pourra aussi bien piocher une cotelette d'agneau ou un steack de butch, et à loisir trouver un air aussi vicié et des airs aussi vicieux qu'au Queen ou au Scorp.
Ainsi pour les tarlouzes baroudeuses bien armées osant s'aventurer du côté de Pigalle, le fameux GTD BBB nous permet-il de retrouver chaque dimanche soir une atmosphère sub-saharienne a laquelle seule la clientèle d'origine africaine est justement capable de subsister. Le Blanc y cuit aussi vite que le Jaune, le Beur y fond, et seul le Black est finalement susceptible d'y passer la soirée complète sans encourir un malaise cardiaque. Les réunions hebdomadaires de Kelma au sauna Bastille font a cet égard un peu double-emploi. Le dimanche matin, le visiteur courageux pouvait découvrir l'after Luxe, devenu Super-Luxe, avant plus rien du tout, depuis la récente descente des flics qui soupçonnaient que la clientèle locale ne s'injectait pas que du collagène en intraveineuse. La disparition de cet écosystème Super-Luxe est à ce titre tout à fait dommageable. Physio louche, vigiles à effrayer ceux des plus rudes pénitentiers américains, foule ultra-compacte, musique angoissante et clientèle assortie, la visite valait le coup, et toutes ces espèces rares se sont ainsi trouvées disséminées. Mais que l'on se rassure, on retrouvera toujours Paola en train de trémousser sa graisse antique au milieu du champ de butschs de la Home Deluxe.
Pour les non initiés, Paola est la trans parisienne que l'on voit dans toutes les soirées déposer sa couronne de strass au vestiaire; elle a pour caractéristique de produire elle-même sa graisse pour combler ses rides et de poser occasionnellement à côté de four à micro ondes dans des pubs d'électro-ménager.
Mais le Folies, qui depuis a réouvert, reste justement et avant tout le repère des trans parisiennes, et chaque nuit, nombre de créatures aussi indéfinissables que chimériques viennent parader sur le podium. On notera qu'elles sont chaque soir différentes, l'une remplaçant l'autre lorsque la première est en réparation parce qu'un nichon a pété ou que son entrejambe est une nouvelle fois en réfection. Et il faut dire que les danseuses du Folies sont assez souvent chez le garagiste à se faire vérifier le niveau d'hormones ou réarranger la carrosserie. Comme certaines que l'on ne voit plus, un jour où on leur aura trop tiré la peau et qu'elles se retrouveront avec la voûte plantaire au niveau des paumettes, elles finiront par être mises définitivement à la casse (ça me rappelle un peu les Barbies dézinguées de ma s½ur avec lesquelles je jouais parfois dans mon enfance, lorsque Calixia était encore un petit garçon bien sage mais un peu fragile).
Un lieu parmi tant d'autres de la débilo-superficialité gay : la Kaliente à l'Etoile. Organisé par « Spirit of Star »... Bref tout un programme qui se passe de commentaire.
Parfois la superficialité est amusante ; ici elle se dévoile nue dans tout sa chiantitude la plus exacerbée.
L'Etoile est à la base un lieu hétéro pseudo-chicos (où d'ailleurs tout ce qu'il y a de chicos est les prix, car le jus d'orange est autant de l'eau sucrée que partout ailleurs), où des gros hétéro-beaufs viennent pour faire semblant d'être friqués et de s'amuser. L'Etoile se brade aux homos pour 10 euros un dimanche par mois histoire de grapiller 3 euros 6 cents pour arrondir le chiffre d'affaires.
Les tapettes prétentieuses viennent alors s'agglutiner dans ces 3 pièces étriquées pour s'afficher et faire genre de dire « je suis là ». Pourtant à vaincre sans péril on devrait triompher sans gloire : le « prestige » du truc est d'habitude d'arriver de passer la sélection à l'entrée en essayant de passer pour ce qu'on est justement pas (notons au passage le sens aigu de la modestie et de l'auto-flagellation dont font preuve les candidats à l'entrée !). Mais comme le dimanche la sélection se fait sur un billet de 10 euros on ne voit guère le mérite dans l'affaire...
Mais peu importe, la tapette est fière d'être là dans cet endroit! Et pourtant c'est pitoyable et inintéressant à mourir. C'est trop petit pour danser et trop bruyant pour se parler. Bien-sûr on a encore inventé un système ultra-sophistiqué de pseudo-VIP bidon que tout le monde essaie de gratter comme des sangsues pour accéder aux 4 bouteilles gratuites dont l'endroit est garni et sur lesquelles les gens se jettent comme a famine sur le monde. Une fois que tout le monde s'est bien fait chier mais est pleinement satisfait d'avoir « été à l'Etoile », la salle se vide, et chacun pourra dire fièrement le lendemain « j'étais à l'Etoile ».
Nous passeront sur les lieux intéressants que sont la Butch, le Dépôt ou le Tango, qui participent certes a la diversité et au pittoresque de la vie gay, mais dont on admettra que l'intérêt est relativement limité. Ne reste que l'Enfer et ses afters Diskotek sulfureux; au remix de "murder on the dancefloor" tellement sulfureux qu'après quelques meurtres et des excès de diverses substances illicites, le lieu s'est trouvé fermé pour 6 mois, au grand damne des accrocs de la défonce de début de matinée, qui n'avaient plus rien à faire d'autre le samedi matin que leur marché aux côtés des petites mémères tirant leur chariot. (A la sortie de boîte vers 10H du mat', la rencontre de la fin de nuit et du début de matinée donne toujours le sentiment d'une hallucination que tout mélange nocturne d'ecsta et d'alcool ne peut parvenir à égaler).
En bref, le gay-clubber parisien est insatisfait. Il ronchonne. Il n'y a qu'à voir la tronche qu'il tire quand il danse, on dirait que le club est pour lui une punition qu'il s'inflige.
Et tout ce ceci va sans compter avec la venue de l'été, où le sous-sol parisien se désertifie. Les boîtes font de beaux flyers annonçant... qu'elles restent ouvertes. Avec des soirées "house". Voilà donc l'évennementiel parisien dans toute sa splendeur... Pour une ville de 10 000 000 d'habitants, voir les deux boites pseudo-gays faire de la permanance c'est un peu fort. En plus les pass disparaissent. Le minou parisien ne s'y trompe pas et part s'ennuyer ailleurs.

Le minou londonien, quant à lui, est un peu moins félin et un peu plus volatile; on l'appelle “chicken”.
Sentez-vous ce doux fumet de pintade grillée en train crépiter sur le grill du podium ?? Il vient de là, il vient de Londres.
Ler chicken londonien vient en boite déguisé en Chose, pour danser avec sa nana; alternativement une grosse fille a pédé qui se demande avec perplexité pourquoi elle est toujours vierge, ou au contraire une bombe cannonissime fuyant la convoitise hétérosexuelle. Il s'amuse, il se défoule...et même parfois...il RIT!! Vu des hauteurs des sous-sols parisianistes, où l'on affectionne la manigance politique pour réussir à entrer dans le VIP du VIP (là où les gens ont l'air encore plus serrés et que forcément ça a l'air mieux encore) ce comportement est jugé tout a fait vulgaire et inadapté. La boîte est censée remplacer le métro quand celui-ci ferme à minuit. On vient s'y entasser et y faire la tronche. On s'habille en noir, en blanc, ou pour les audacieux, en gris anthracite. Point de ceinture cloutée, point de tignasse multicolorée, point de nombril à l'air. Pour montrer sa dernière carchérisation des gencives, au mieux on montre les dents, mais on ne sourira pas. A défaut de rire aux éclats, on pourrait rire avec éclat. Mais même pas.
Le bon goût français commande l'inhibition et l'ennui.
Il recommande aussi la house et la techno. Car le bon goût français n'admet pas la chanson française. A l'inverse, au pays où voitures roulent a gauches et les trains a côté des voies, Rick Astley et sa majesté Kylie règnent en maîtres aux côtés d'une myriade de pétasses chantantes et d'une floppée de boys-bands au succès pur-boeuf britannique pour clubbeurs un peu folles. A G-A-Y on fait la chorégraphie de Steps; a Paris on s'assoit sur les marches.
Pourtant, le jeune français est un anglophile convaincu. Car c'est à la mode. Mais il n'a jamais traverse le Channel, pas plus qu'il n'a traverse le Yves Saint-Laurent pour se permettre de dire qu'il aime le Québec. Il n'a en fait jamais voyage plus loin qu'entre son Calvin Klein et celui de son ex.
Et pourtant, au vu du différentiel du prix de la consommation (sans parler de celui de la pompe...), le coup d'Eurostar peut être vite rentabilisé. Au passage, on échangera à la douane un verre de glaçons contre une vraie bouteille.
De même, le coût du ticket d'entrée recule à mesure que l'on avance vers Londres. De même, le choix s'accroît, tant au niveau des merlus que des étalages.
La nuit gay londonienne compte ainsi plusieurs temples, plusieurs églises emmêlées dans des querelles commerciales de clocher remontant sans doute au schisme de la libération gay, qui a engendré une multiplication du pain blanc et des boîtes de nuits à poissons. On en a ouvert dans des églises , des théâtres, des stations de métro ou sous des gares. Que la reine prenne garde que son Buckingham ne se transforme en un Palace ou un Queen!
La dernière basilique a la mode est ici en l'occurrence, et depuis 8 ans maintenant, un théâtre: il s'agit de G-A-Y., une boite gigantesque, bulldozer commercial fidèle a lui même, toujours efficace, plein de strass et de ballons multicolores pour gamins prepubères, enchaînant les tubes des derniers boys-bands a la mode, des starlettes préfabriquées de la real tv et de la reine Kylie. G-A-Y c'est un gros gâteau à la crème couvert de chantilly. C'est sucré et sa colle sous les dents. C'est la grande récré qui sent bon le bubble-gum et la fraise tagada. “Mamma mia, does your mother know? This is G-A-Y Camp Attack!”; on sait pas si toutes les mothers know, mais en tous cas les gamins eux l'ont bien compris. Bref, on se situe ici a l'oppose des boîtes parisiennes se voulant toujours des semblants d'élitisme et de créativité, où l'on ne rentre que parce qu'on est habitué ou qu'on passe là par hasard, le tout selon des critères rigoureusement indéfinis, et où l'on ne daigne passer que les derniers morceaux sortis sur le label le plus reculé qui soit du pays de la house, en se félicitant de la chaleur accablante de l'endroit favorisée par un système d'aération déficient destiné à faire sentir qu'ici il y a la du monde, et qu'il est au passage temps d'aller péter 50 balles au bar pour le fameux verre rempli de glaçons. Ici on affectionne le club "privé", où on se rend, non après un passage a Ku-bar, mais après une soirée "prive", forcément très hype. Le parisianiste est un privatiste. Il se prive de beaucoup de plaisirs simples. En Angleterre on privatise les trains, mais pas les soirées. Et pour le prix je ne sais quel DJ inconnu au Queen on a Madonna en personne sur la scene du G-A-Y.
La boîte londonienne n'est pas parisianniste; au pays de sa majesté le clubbing est définitivement plus démocratique et démocratise, on n'y requiert ni passe-droit ni porte-monnaie surgonflé. Et qui plus est, chose certainement surprenante pour le clubber parisien qui ne sait finalement pas trop pourquoi il se retrouve dans cet endroit sinon parce qu'il faut y être, on vient en boîte a Londres pour s'amuser et danser. Et par danser, on entendra une expression corporelle autrement plus évoluée que le balancement routinier et inhibé du pigeon-minou parisien.
Quant à la drague, si celle-ci trouve bien-entendu outre-manche son terreau de prédilection, ne nous emballons pas (si je puis dire) et souvenons nous d'une règle d'or : ici, en Angleterre, « emballer n'est pas peser » ! En effet, quoi de plus éminemment facile sur la scène du G-A-Y que d'emballer des brochettes de garçons très joyeux et très imbibés... Mais attention, emballer est une chose, ramener en est une autre. Si à Paris nous vivons dans un monde de vierges effarouchées qui n'entendent pas se livrer comme ça (genre « on a une estime de soi, nan mais! » et « qu'en dira-t-on ? »), il est néanmoins vrai que si on réussit à casser cette ambiance de chien de faience pour emballer un mec, celui-ci sera à coup sûr... un coup sûr le soir même dans votre lit (où à 90% disent les statistiques). En revanche à Londres (où « emballé n'est pas pesé », faut-il le rappeler), rien de moins sûr que ce garçons s'ébatant entre vos bras sur le podium ne se volatilise pas sous les 15 secondes à venir et que vous le retrouviez pas plus tard que 5 minutes après en train d'embrasser toute une autre ribambelle d'autres mecs. Il est ainsi courant ici de rouler des patins à 4 ou 5 mecs dans la soirée avant de trouver éventuellement le bon qui, en sortant de la boîte, vous ramènera peut-être avec ses flatmates dans sa maison en zone 5, où vous devrez ensuite enjamber des cadavres de bouteilles et vous débarrasser de ses collocs avant d'atteindre finalement sa chambre où il vous roulera des palots qui sentent bon la bière.
Là où notre minou clubber londonien standard peut paraître à son tour inhibé, c'est à côte du minou clubber dit "alternatif". Tous les vendredis soirs à Popstarz il fuit les schlagers à paillettes du G-A-Y pour se démener sur de l'industriel, de l'electroclash et de l'alternative dance s'étalant de Greenday et Nirvana à Marilyn Manson. Sans entrer dans un cours de physique trop complexe, on dira que le courant alternatif est lui aussi très branché et survolté, mais avec une différence musicale et "esthétique" importante qui nous conduira a dire que le monde minou-gay britannique est en réalité bipolaire. Le clubber alternatif, ou "indie kid", affectionne embraser le dance-floor et embrasser les murs. Il se jette en effet indifféremment contre ceux-ci ou contre ses propres congénères dès qu'il entend deux notes d'indie. L'indie kid s'habille trash. Dans la salle principale, on porte le t-shirt (de préférence déchiré) jusqu'à mi-cuisses plutôt que jusqu'à mi-ventre, la bière y coule au moins autant que le mascarat (en l'occurrence ce sera d'ailleurs plutot du kohl), et les cheveux y sont naturellement décoiffés. Certains seraient même mal rasés... La salle r n b et la Rubbish room comptent aussi leurs lots de specimens tous uniques en leur genre. Au final, Popstarz est un magma en ebullition, totalement inenarrable. Et devant tant d'exuberance dejantee, de delires comportementaux et d'exces de couleurs criardes, le parisien en restera la bouche ouverte sans parvenir a puiser dans son venin habituel. Il n'y a plus rien a comprendre ni a commenter, le jeune anglais se lache dans les tenues les plus abraccadabrantes et dans les danses et les accrobaties les plus incroyables. Il y a de tout, absolument tout pour tous les gouts, les degouts, les manques de gout et les fautes de gout. A Popstarz on constate que l'imagination carnavalesque est sans limite. Coiffures improbables, maquillages esoteriques, vetements fantasmagoriques... Jetez vous dans la masse, virevoltez, virez votre cutie, buvez, criez, parlez et embrassez qui vous voulez!

En France, point d'indie et niet de cheveux en pétard. Au point même que si vous abordiez le sujet de la culture indie, vous risqueriez bien de vous voir répondre qu'ici on n'aime pas trop Shankara (sic).
Mais nous, nous avons nos homos racailles. Ceux-ci sont dangereusement armés: bombes a paillettes, bâtons de rouge-à-lèvres, et pinces à épiler. Ils sniffent de la poudre Nivéa et se piquent au Collagène. Nombre d'entre eux sont même drag-queens. C'est dire comme les frontières sont parfois vagues. Leur chapelle s'appelle Saint-Arnaud, rue de la Grande Truanderie (c'est comme le Dépôt rue aux Ours ou UG rue des Bons Enfants, ça ne s'invente pas). L'homo racaille est un ado qui imite la petite frappe de banlieue qui l'excite tant, mais a Paris IVeme et avec des ongles mieux manucurés, (état de fait que l'on vérifiera aisément sur le petit doigt en l'air). Dans sa poche, point de canif, mais un coupe-ongles. Il porte des bas sous son pantalon et non sur sa tête. Il a emprunté son bandana a sa petite soeur.
Vous avez aimé Charles Ingalls et Ysahia Edwards dans la Petite Maison dans la Prairie ? Alors retrouvez les avec l'intégrale de leur tenue campagnarde à la terrasse du Bear's Den ! En effet, une autre sous-communauté spécifique est celle des gays bûcherons parisiens, ou "bears". Mais que les amoureux de la nature se rassurent, si jamais ils en retrouvent un dans les pépinières du bois de Vincennes, sa présence se justifiera davantage par l'attrait des buissons sodomites que par celui des arbres. Il est d'ailleurs l'un des seuls homos à ne pas procéder à la déforestation forcenée de ses sourcils et de son torse. Il est aussi certainement le seul a préférer la brioche au beefsteak. Il est gras, poilu, et fier de l'être. Il n'a pas honte de son âge. Mais malgré sa passion pour les rondeurs, notre bûcheron préfère le hammam aux froids du grand Nord. Mais c'est un homme, un vrai. Rude et costaud, au moins en apparence. Une sorte de Mr Edwards échappé de la Petite Maison dans la Prairie (celui qui apprenait à cette connasse de Laura Ingalls à cracher).
Ce n'est pas comme la folasse. L'hétéro-beauf de base pense que l'homo est folasse. Il prend les muscle-maries pour des rugbymen tombeurs de filles et les crânes rasés pour des skinheads. L'homo, ce ne peut être l'armoire à glace; c'est celui qui se trouve devant. Pourtant, la pure folasse est une espèce qui ne constitue qu'une infime minorité au sein de toute la zoologie gay. Il se découvre parfois au tournant d'une Over-Kitsch, en train de rouler des palots a ceux qu'il appelle ses copines, tout en se choutant aux poppers. Il semble toujours gravement atteint, mais se retrouve pourtant le lendemain matin presque frais a son stage d'avocat. Il est auto-reverse. Et sûrement dans les deux sens, tant on sait que les armoires a glace sont en réalité très commodes et souvent passives...
Ces gym queens justement, sont de fausses sportives; elles ne pratiquent que la muscu et la médication intensive. Il faut dire que beaucoup d'homos ne sont pas d'un naturel très sportif, mais plutôt d'un artificiel poseur. En dehors du défoulement sur podium bien-sûr. “Monter au filet” n'a au Queen aucune signification sportive, le “but” c'est de paraître intéressant, tandis que la seule “avalanche” encourue, c'est celle de house a fond les manivelles. Quant à “faire une passe”, ou à la pratique du patin, n'en parlons pas... Ainsi, par exemple, le ballon rond n'intéresse-t-il que très peu de gays. Il existe pourtant une frange de la population homo très attirée par le look sportif, adoptant jogging Addidas, polo Lacoste et baskets Nike, a rebours du reste de la communauté (qui préfère Prada et Gucci). Ils ont peut-être dû confondre les couleurs épiques de l'arc-en-ciel et celles olympiques des 5 continents. Il pourra toujours s'inscrire a un cours de vexicologie. Mais tout cela ne permet pas pour autant d'assurer que notre jeune coq soit vraiment sportif... Si Jean-Pierre court dans le Marais en short ras le bonbon , c'est plus après la beauté des garçons que celle du sport. Mais nous reviendrons sur son cas.
En tout état de cause, l'habit ne fait pas le moine, tout comme la nudité ne fait pas le gogo.
En revanche, la chevalière fera toujours l'aristo. Notre gay communauté parisianiste peut en effet se gargariser de compter en son sein un club d'aristos fin de race très attachés a sa majesté le Queen, sortis tout droit de vieilles et glorieuses familles, pour entrer aussitôt dans la Walium. Car en effet, toutes ces baronnes et comtesses sont souvent atteintes du syndrôme de la drag-queen; si ce n'est de la folasserie. Mais par bonheur, leur homosexualité préviendra toute aggravation de cette consanguinité patente. Et si ces spécimens sont souvent connus, ils demeurent peu nombreux.
Si notre communauté gay parisienne renferme donc quelques éléments dissipés qui n'écoutent pas Abba en caleçon Gucci dans leur loft tout en rêvant de se réincarner en Dalida ou Lova Moor, il n'en demeure pas moins que l'immense majorité reste très homo-conventionnelle avec des habitudes très homo-parisianistes.

Bref, le gay parisianiste en visite au pays de Boy George sera en proie au choc culturel.
En pointant le bout de son nez poudré et enfariné à l'entrée de la boîte londonienne a 1H du matin, le touriste clubber parisianniste s'étonnera de l'absence de queue, lui qui vient toujours en boîte a 1H pile dans l'espoir de faire la queue, et pour éviter de faire le plouc qui arrive à minuit pile, préférant ainsi s'emmerder une heure de plus chez lui tandis qu'il bosse le lendemain. Tout désemparé de ne pas avoir à queueter et de ne pouvoir ainsi se dire qu'il se trouve à l'endroit où il faut être à l'heure où il convient d'y être, notre parisianiste pénètre sans bousculade dans l'endroit pour finalement se rendre compte que la soirée est déjà bien avancée, et qu'il va bientôt déjà être l'heure pour le minet British de rentrer au panier. D'un coup, se rendant compte qu'il a tout manqué, c'est entre les jambes que notre parisianiste retrouve sa queue.
Précisons ici a propos de queue que si faire la queue a 1H du mat' devant le Queen c'est plus hype que de rentrer comme ça à minuit pétantes, c'est tout de même rentrer en contournant la queue et avec en prime un sourire de Sandrine (si si, regardez bien, ça arrive!!) que là, on atteint les sommets de l'orgasme parisianiste.
De l'autre côté de Coco, chez les anglais, le "queue-jump" est en revanche démocratise est officialisé par un bout de papier que toute personne pas trop cloche peut se procurer. De fait, le queue-jumper se retrouve à faire la queue derrière ses collègues.
Mais à Londres, comme nous en faisions la remarque, on ne trouve pas que G-A-Y. Il y a aussi Heaven, confortablement installé sous une gare. Pour cela, Heaven rappelle un peu l'Enfer, dans les sous-sols de Montparnasse, et ne doit pas être confondu avec Paradise Factory a Manchester ni avec Salvation qui se situe aussi a Londres à quelques encâblures. Tout comme le Limelight, dont les messes dominicales ont migré en Suisse (mais ça, les plus bigots le savent depuis longtemps). Quant au purgatoire, on le cherche toujours...
La population de Heaven est très mixte. Heaven comprend son quartier africain au Dakota bar (qui migre chaque mercredi soir en room 2), mais aussi sa Chinatown, son rayon butcherie garni de beau beefsteacks aux hormones, ainsi que des jolis garçons en Calvin Klein, des gogos en pas grand chose, des drag-queens dévergondées, et un tas de cas particuliers dont je mets toute personne sensée au défi de me dire s'ils appartiennent au genre masculin ou au genre féminin, sans oublier un reliquat de machins déguisés en trucs, dont on se demande parfois avec perplexité s'il s'agit d'animal, de végétal ou de minéral...
Heaven, c'est la cité cosmopolite; ou plus encore, la soupe primitive.
L'endroit n'est pas indiqué à renforts de grands néons lumineux comme G-A-Y, mais seulement par une enseigne discrète cachée par celle du cordonnier installé juste a coté, et par un portique détecteur de métal au travers le client doit passer et sonner pour vérifier qu'il porte bien du fric sur lui. Une fois a l'intérieur, notre visiteur parisianiste découvrira avec stupéfaction l'existence de plusieurs salles, et d'une préhistoire musicale datant d'avant la techno.
Il y découvrira effaré la lesbienne en goguette, avec ses ailes d'ange et ses paillettes dans les cheveux, qui, sa baguette magique à la main, viendra l'aborder comme ça pour lui raconter ses dernières histoires et lui dire qu'ici il est autorisé à sourire. Il rencontrera des drag queens sympas. Il verra aussi des vrais canapés confortables, garnis de garçons aux sourcils encore plus épilés que les siens, mais aussi des machines a sous, des lounges, des trucs a bouffer et des boutiques de t-shirts avec des débardeurs en solde. On est décidément chez les marchands du temple. Ce n'est plus une boite de nuit, c'est un centre commercial. Et en plus l'endroit est climatisé, personne ne fume et il y a presque de la place pour circuler... Notre parisianiste est désorienté, lui qui aime tant être bloqué entre deux aisselles suintantes et respirer la nicotine à pleins poumons.
Notons que sur ce point, sous ses allures parfois très trashies, le clubber londonien est en fait plus propre sur lui et bien plus aseptisé que le parisianiste. Il ne fume pas, et ne se drogue que quand il vient a Paris. Et il est pourtant toujours le premier a sauter sur le podium sans attendre les autres, pour faire le foufou. A Paris, avant d'investir la piste, on se guette, on se tâte, on observe le voisin en chien de faïence, comme on sait si bien le faire par chez nous. On attend la signal avec angoisse. Le premier qui se lancera... Le suspense est insoutenable.
A Heaven, la soirée “Popcorn” du lundi soir n'est pas franchement l'endroit pour ce genre d'inhibition. Chaque lundi soir, y sévit un choix éclectique de musiques, du “bubble gum” et “commercial handbag” (traduisez “chewing-gum” et “sac a main”), à la funky house, l'indie et le trash, en passant par les boulevards du camp du cheezy et du disco. Ce soir là, le minet undergraduate est de sortie, plus que jamais. Notre tête blonde a réussi a enfile son mini t-shirt de fillette on ne sait comment, s'est soigneusement ébouriffé les cheveux, repeint la façade a grands renforts de poudre et de gloss, et épilé tout ce qu'il était possible d'épiler dans l'optique d'une éventuelle rencontre avec un futur-ex. Sa ceinture rose cloutée en bandoulière autour du fessier, le voici qui se précipite en masse dans ses chaussures sur-compensées vers les portes du Paradis. La soirée se trouve toujours agrémentée de disco dollies over-excited et de divas toujours plus clinquantes que des temples bouddhistes, a l'occasion de shows aussi extravagants que pittoresques, auxquels notre clubber londonien n'hésitera d'ailleurs jamais à participer activement et dans toutes les tenues qu'on lui proposera. Le podium constitue en effet son milieu naturel, et il n'est pas besoin de supplications pour le motiver. Comparons donc cet état de fait avec la dernière finale des over-kitsch boys à Paris. Les concurrents étaient bien-sûr tous d'anciens over-kitsch boys (et à Paris ce n'est déjà pas tout le monde qui a le cran de le devenir !). Et coment s'étaient ils habilés pour cette occasuion festive ? Eh bien devinez : mais « le plus simplement possible » bien-sûr ! (pour reprendre leurs termes). Quelle évidence. Une brochetet de garçons avec des débardeurs unis ; pas une inscription, pas une ceinture, pas un bracelet pas uen paillette rien... Ils venaient pour s'exhiber... tout en restant le plus discret possible. Lorsque je vois ça j'ai envie de m'acheter un billet d'Eurostar.
Une sous-espèce de minet londonien est cependant aussi un peu plus inhibée: c'est le garçon a fille a pédé. L'espèce se croise aussi à Paris. Il est généralement très jeune, souvent mignon, homo à n'en pas douter au vu de son look tapiole genre diamant dans le nombril et vernis sur les ongles, mais tend hélas a serrer sa copine de plus en plus étroitement à chaque fois qu'un garçon tente de s'aventurer trop près de lui. (Zut alors, se dit l'auteur!). C'est un garçon qui a peur des autres garçons et ne réussit à tisser de relations qu'avec des filles. Sa copine est son bouclier, son rempart, sa muraille de Chine le protégeant contre les envahisseurs. Mais nous reviendrons sur ce concept dans quelques lignes.
Et heureusement, le reste de la clientèle clubbeuse se trouve être moins timorée. Voire même beaucoup moins.
Le monde du clubbing londonien compte en effet également un lot de minets que l'on qualifiera de "surexcités", pour rester corrects, et éviter de dire "petites salopes en chaleur jouant les putasses". Ils ont généralement 18 ans pas et demi, sont habillés comme les dernières des catins et se déplacent en bande. Leur activité consiste a allumer tout ce qui se trouve sur leur passage, en entraînant de pauvres garçons innocents et un peu natifs dans des danses collectives évocatrices accompagnées de simulations inavouables... Puis ils disparaissent comme ils sont venus.
Si cela n'est pas sans me rappeler certains jeux auxquels nous nous adonnons certains soirs en boîte avec mes amis parisiens, tout ceci me conduit cependant a m'interroger de nouveau sur les origines assez douteuses de ce soi-disant flegme britannique...
Il apparaîtrait plutôt que l'anglais soit un animal à sang chaud. Mais nous reviendrons aussi incessemment sous peu sur ces quelques remarques.

Et la remarque à propos des londoniens vaut aussi pour le gay-clubber manchesterien. Manchester n'est pas une simple province, mais la capitale gay du Nord, le terreau de "Queer as Folk". On y trouve des spécimens encore plus exotiques qu'à la capitale (et donc encore moins parisianistes que les londoniens), pourvus de tenues encore plus imaginatives. Le minou de Canal Street est la petite « princess » par excellence, et ici, elle fait autorité. Pas ou peu de butchs ! La princess danse indifféremment sur du trash, de l'indie, du camp ou du cheezy, pourvu que ce soit complètement n'importe quoi et totalement décalé. Tout le monde regarde tout le monde ; tout le monde se parle, on crie, on rit et on s'amuse. Les drags queens vous sourient, les travs sont sympas, les hétérotes sont plus folles que les folles elles-mêmes, les r.p. dansent dans canal street en distribuant leurs flyers, les videurs blaguent avec les clients... Le tout sur un fond de brouhaha musical qui s'échappe de tous les soupiraux du quartier.
A Noel, le garçon fofolle de manchester sort arpenter Canal Sreet arnaché de guirlandes et de boules de sapins, où il croise des troupeaux de filles a pédé enormissimes se trimballant en mini jupes avec leurs copains pédés en débardeur et paillettes par 1 degré sous la pluie. Dans la rue on court et on couine, les cheveux en pétard et une bouteille d'alcool dans chaque main. La musique sort par tous les murs et toutes les fenêtres de tous les immeubles et vient inonder la rue encore plus que la pluie. En boîte, la DJ est une transexuelle qui se brosse les cheveux en mixant ses cd, tandis qu'à la caisse vous serez accueilli par une mamy de 80 ans, certainement veuve de Mathusalem, et sortie du manoir hanté de Disneyland ou de dieu sait où. Et que vous dansiez en boxer ou en bottes à fourrure rose, avec ou sans boa, la musique saura toujours vous mettre de bonne humeur et vous faire oublier la pluie.
C'est que Manchester est ce qu'on peut appeler une ville d'eau... Il y pleut en permanance. Mais bien loin d'assombrir l'atmosphère, à Manchester on danse sous l'eau en t-shirt et jeans troués des pieds jusqu'aux fesses. Bref, on n'a pas froid aux yeux et pas froid tout court ! Venez donc y soigner vos rhumatismes parisianistes par une bonne cure de follitude !
Le milieu gay manchesterien compte beaucoup de participants hétéros, et notamment en la personne de nombreuses filles à pédé pleines de grasse... euh... de grâce !
Les unes ont 40 balais, et autant de bourrelets (à en rendre jaloux le bonhomme Michelin), et dégoulinent voire croûlent comme des vieux reblochons par tous les rebords de leur body dans lequel elles se sont empaquetées tant bien que mal. Elles se déplacent en troupeaux à 3h du mat' dans Canal Street répendants leurs cris stridents à savoir qui est la plus blondasse. Maquillées comme des voitures volées, sapées avec le plus mauvais goût qui soit et équipées de leur mini sac à main essuie-aisselle, les filles à pédé sont ici comme Madrange, le jambon star. Du jambon avec couenne.
Il y a aussi la jeune Cochonou, celle qui a 20 ans, dont tous les amis sont homosexuels, et qui est amoureuse de son meilleur ami qui est un garçon au poignet très très souple qu'elle connaît depuis le collège. Il est blond décoloré, les cheveux en l'air et les fesses en arrière, il lui raconte des blagues qui la font rire, ils se font leur épilation ensemble à la maison et il l'emmène tous les samedis danser dans les boîtes pédés. Et tous les soirs de retour chez elle, elle raconte tout à son journal intime a petits c½urs roses et pleure en secret en serrant sa poupée préférée car elle est secrtètement amoureuse de lui.
Bref, dans Canal Street encore plus qu'au Scorp, la Cochounou est dans son royaume. De sortie avec son pédé (dont rappelons le, elle est secrètement amoureuse), la Cochonou est toute folle. Elle danse les escarpins à la main, le sac a main entre les jambes et la bière dans la poche (et c'est du vécu dont je témoigne...). La cochonou manchestérienne vaut son pesant de cacahuètes. Et lorsque je parle de pesant, je ne pèse pas que mes mots. On constatera, si on mesure la Cochonou à l'équateur, une corrélation étroite entre son tour de taille et la rougeur de ses cheveux. Car pour divertir de ses complexes pondéraux, la cochonou manchestérienne, comme toutes les cochonous du monde, ne trouve jamais rien de mieux que de se teindre les cheveux en rouge. Plus elle est grosse et plus les cheveux virent au rouge, c'est là un théorème indubitable. Réciproquement, il arrive que les tapioles les plus pintadesques aient plusieurs cochonous. Et elles l'encadrent comme des CRS. Et pour accéder à la pintade, il convient de graisser la patte du cochonou. Car comme dit le proverbe manchestérien : « cochonou dans la poche, pintade dans le lit ». (A conditions d'avoir de grandes poches...).
Mais laissons donc là nos gros chaperons rouges, car à 23h après moultes beuveries, il est temps de migrer vers les boîtes, pendant qu'on est encore en mesure de marcher jusqu'à elles.
La boîte la plus pittoresque est peut-être Poptastic. Celle-ci se situe sur... Princess Street (ce qui ne s'invente pas !), au fond d'une sorte de cave ressemblant à un manoir hanté délirant, où vous serez accueilli par une caissière d'époque victorienne.
Certes parfois le (la ?) d-j, qui passe son temps à se brosser les cheveux, mixe en parlant dans le micro pour qu'on n'entende pas trop et à minuit on glisse sur le dancefloor comme sur une patinoire tellement il y a de bière renversée par terre, mais, que vous remuiez votre derrière dans la « Kitsh Bitch Lounge » ou dans l' «Indie Play Ground » l'alcool est bon marché et jamais le grungy n'aura été tant couvert de paillettes et le kitsch aussi métalisé. Poptastic is an ”indie disco romo homo mad hip-hop brit-pop funky kinda shagtastic queer thing”, mais aussi la maison du shag tag qui vous permet d'adresser des billets doux au garçon de votre vie ou de votre nuit (qui, s'il ne s'écroule pas bourré dans un coin de la boîte avant la fin de la soirée, se fera sûrement une joie de se faire raccompagner). Bref, c'est de mauvais goût et on adore.
Manchester... Ici le rainbow flag s'affiche fièrement, les bars s'appellent « Queer », et les soirées annoncent du « queer clubbing »... et c'est vrai !
Mama mia ! Here I'll go again ! How can I resist you??
Ici pas de VIP et pas de gens maussades.
Pas d'empommadés et pas d'enfarinés.
Bref, tout différencie le manchesterien du parisianiste. Le parisianiste lui ne sait pas être décalé, prend de haut celui qui vient l'aborder, et cherche toujours la conformité maximale aux normes intransigentes de son milieu. Il se prend toujours pour le centre, la référence. On soupçonne même le scorpeur de base de prendre la Oh la la au premier degré, à l'instar des gens du mag.


CHAPITRE 2
Mag'azette (va te laver les mains gna gna gna...)

Quittons donc justement les boites de nuit.
Les gens du mag forment une peuplade naïve qui vit d'air pur, d'eau fraîche et de Mylene Farmer, en périphérie d'un milieu ultra-superficiel et parisianiste. Le mag-eur est le banlieusard du milieu, voir le cousin de province; il se rend dans le Marais en prenant le RER a Nation. Il manque parfois un peu de personnalité ou de goût; il est sincère et entier, sans sucre ajoute ni colorants. Tout juste quelques sourcils épilés. Il a été élevé a la campagne, a couru dans les prés; moule a la louche, il a été élevé au grain. Il est plus scorpeur que "couineur".
Il est le seul de tout le gay Paris a aller dans les pépinières de Vincennes pour faire des pique-niques tandis que beaucoup y vont plutôt pour la seconde partie du terme, et il persiste a chercher des trésors dans la rue du même nom lors de chasses annuelles dans le Marais. Il va souvent au Louvre; mais que l'on ne s'inquiète, c'est pour sa cafétéria. Le mag-eur n'est ni cultive ni culturiste, ni cul tout court; il est juste un peu cul-terreux. Ses drags sont des travelos, ses juifs viennent de Saint-Denis et non de Deauville.
Il comporte une sous-société afro-arabe assez developpée, une sous-communauté lesbienne résistante, et une fille noire un peu paumée.
Le mag vit sous une cloche. Toujours égal a lui-même, hors de toute influence. Il est water-poof.
Le mag-eur ne court guère les bars, encore moins les saunas.
Au mag on joue a la balle au prisonnier et on chante du Dorothée; on fait des parties de bingo et on est gentil avec ses camarades. Le mag c'est l'île enchantée ou le ciel est rose et l'arc en ciel toujours brillant. Ici on est blonde, et c'est une couleur naturelle s'il vous plait. Personne n'y a inventé l'eau froide.
Et bien que nombre de mag-eurs accomplissent finalement de brillantes études, aucun d'eux ne s'est jamais rendu au GAGE. Peut-être s'agit-il pour lui d'une gageur trop complexe que de retrouver le GAGE au Duplexe. Il faudra lui expliquer qu'il n'a pas a emprunter la ligne 6 pour s'y rendre, mais juste un air un peu plus éveillé. Mais en plus des odeurs monteraient des backrooms des rumeurs disant que le GAGE serait en perte de vitesse et d'adhérents. Encore heureux qu'il ne se réunisse pas au Cap-Horn (nb : devenu entre temps le Café Cargo, et qui ne va sûrement pas tarder à devenir encore autre chose).
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#Posté le mardi 08 février 2005 01:19

Modifié le jeudi 18 octobre 2007 08:03

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